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Actualite_263

09 juillet 2020

Recension de Marie-Thérèse Peyrin juillet 2020

J'ai tenté de toucher L"ETOFFE DE L'EAU ! Il y a des livres qu'on arrive pas à aborder simplement, Les Silencieuses de Christine Durif-Bruckert est pour moi de ceux-là. J'ai laissé passer du temps entre ma première lecture et celle que je fais aujourd'hui...avec l'esprit peut-être plus léger, à peine plus léger... Le silence est une thématique qui m'est familière, les femmes silencieuses ou réduites au silence font partie également de ma panoplie d'empathies... Présenté comme un conte , ce texte ne ressemble à aucun autre, il semble venir d'une source secrète déflorée par je ne sais quel accident géologique. Je ne peux pas le lire à la légère, d'emblée il m'a plongée dans un envasement mental, je peux dire que j'ai eu peur d'y perdre le peu de sérénité qui me faisait déjà défaut dans les circonstances du moment. Les fluctuations de la vie, ses coups bas, ses angoisses en filigrane ont eu raison de ma bonne volonté. Je ne pouvais pas lire ce livre à ce moment là, c'est aussi simple que cela. Je m'en voulais un peu, d'autant plus que Christine semblait guetter ma réaction, et je voulais être à la hauteur de son attente...ce livre m'avait été envoyé gracieusement, et Jacques André l'Éditeur est un ami en qui j'ai confiance, il sait ce qu'il édite et je me dois d'accueillir les livres recommandés avec soin et considération. Mais je crois aujourd'hui que je n'ai pas eu tort d'ajourner mon commentaire... Les silencieuses ont passé le grand confinement, et c'est justement de cela dont le livre parle indirectement. C'est une histoire de réclusion et de la façon dont le personnage ELLE en parle, et aussi de l'incompréhension d'avoir à subir cet isolement tout en ne disposant pas des moyens physiques et /ou psychiques suffisants pour s'en extraire... L'oppression, l'angoisse viennent de là et la densité des phrases rajoute de l'épaisseur à la cloison qui est érigée entre l'histoire et le lecteur. Il est difficile de compatir, comme s'il y avait de la complaisance dans la situation de la protagoniste, elle n'est pas que victime, elle semble paradoxalement jouir de son statut à part , ou n'a pas conscience d'être sa propre geôlière... Quand la brèche est possible, la fuite, on respire enfin...Mais cette ELLE ( qui devient Suzanne) a perdu beaucoup de plumes et d'illusions dans le mouvement de dégagement qu'elle s'est imposée...Le plaisir de raconter est le seul qui lui reste, comme lorsqu'on sort d'un cauchemar mais qu'on est pas bien certains qu'il ne reviendra pas, on vacille dans l'air si étrangement peuplé.Curieusement, je n'ai jamais eu peur pour ce personnage, le piège " serré comme un bloc de béton" était trop outrancier pour rester pérenne. Relation d'emprise d'essence matriarcale, maltraitance volontaire ou involontaire, affres de pensionnat, sentiment abyssal d'abandon, on n'en sait rien très précisément, car aucune psychologie ne semble dessiner les contours des comportements.Implacables chaque événement de vie, chaque fait brut et leurs évolutions sont alignés au long des pages avec quelques adoucissements suggérés qui laissent filtrer une possibilité de dégagement hors de la douleur, une douleur muette mais pas mutique.Une douleur qui ne fait pas de bruit, mais fait des dégâts , elle marque au fer rouge une identité encore juvénile, on ignore ce qui pourra s'effacer, être archivé... On se doute que cela ne va pas être facile à vivre... Se surprendre à vouloir " désaltérer la mort" est une entreprise qui n'est pas à la portée de n'importe quel personnage... mais le plus surprenant mais pas forcément le plus inattendu est sans doute de voir coïncider les deux tenants de l'intrigue : la peur et le désir...A partir de là le jeu psychique prend une autre tournure avec les risques qu'on imagine. Le corps omniprésent, obsédant, attend quelque chose que nul ne peut anticiper ... mais dont la prémonition entrave la parole jusqu'à l'immobilisation. La part de fiction est incertaine et pourtant mise en partage. Est-ce que ça finit bien ? Je ne sais toujours pas . ELLE dit qu'elle "croit que les herbes hautes s'attristent {mais) elle chante encore". Les jours suivants seront différents conclue-t-elle. Débrouillons- nous avec cela ! @photo Marie-Thérèse Peyrin

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Ouvrage cité dans l'article : Les Silencieuses

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Actualite_262

22 juin 2020

Voix Vives de Méditerranée 2020 Sète du 18 au 25 juillet.

VOIX VIVES, de Méditerranée en Méditerranée est une invitation faite au public de mieux connaître la poésie méditerranéenne contemporaine, de s’emparer d’un imaginaire poétique et littéraire attaché à une géographie, à des territoires, d’en découvrir et d’en partager les cultures. L’édition 2019 du Festival a rassemblé 71.000 spectateurs, témoignant ainsi combien les voix des poètes de la Méditerranée demeurent « vives » à Sète, à la fois vivantes et vivaces, essentielles et nécessaires. De provenances très diverses, ils sont venus pendant 9 jours pour de nombreuses et belles rencontres, pour retrouver les poètes et tous les artistes qui les accompagnent, ou pour découvrir la poésie, aisément accessible lorsqu’elle est proposée dans les lieux du quotidien.

Actualite_261

09 juin 2020

« La Noyée d’Onagawa » : un article de Gwen Garnier-Duguy juin 2020

A lire sur : http://minotaura.unblog.fr/2020/06/08/la-noyee-donagawa-un-article-de-gwen-garnier-duguy/

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Ouvrage cité dans l'article : La Noyée d'Onagawa

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Actualite_260

20 avril 2020

Recension de l'ouvrage dans le Dauphiné Libéré du 16 avril 2020

IVe de couverture Aragon disait de lui qu'il était l'image du printemps. C'est en effet en pleine jeunesse que disparut Gérard Philipe, acteur mythique de l'après-guerre. Beau, sensible, romantique, il incarna les rêves de toute une génération meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. Il fut le Cid, le prince de Hombourg, Lorenzaccio, Perdican, Octave, Fanfan la Tulipe… En Europe, à Moscou, à Pékin ou au Japon, il soulevait la même ferveur. Nul n'a oublié le timbre de sa voix et l'élégance de sa silhouette. Appartenant à une génération hantée par le spectre d'un nouveau conflit mondial, il fut aussi un homme généreux et engagé dans les combats de son temps. Auprès de Jean Vilar, son maître et ami, il fut l'âme du Théâtre national populaire. Acteur inoubliable et éternellement jeune il parvint à ne jamais dissocier sa carrière de sa vie militante et personnelle.

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Ouvrage cité dans l'article : je suis... Gérard Philipe

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Actualite_259

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio par Stelphique le 11 février 2020

Ce que j'ai ressenti: La poésie, c'est une émotion. Que l'on ressent ou pas. C'est tellement propre à chacun. J'ai été attirée immédiatement par le synopsis, il me fallait en savoir plus. À la première lecture de ce recueil, il m'a manqué la connexion, et puis finalement j'ai pris le temps. de boire un peu. de Boire le temps, peut-être…Et il en est resté ceci…Sans doute, écrit sur un morceau de sable, et peut-être à lire avant que la vague l'emporte…Un poème qui répond à un recueil de poèmes, c'est ma façon de dire en émotions ce qui vous attend… À l'heure ordinaire de lire La poésie de Stéphan Causse Il me vient l'envie de dire Que les temps se gaussent Des vers débordants d'eau- De vie, mer et autres pinots À contresens pour la chute À contre-ciel pour l'exulte Les vérités se boivent, s'aiment Les vagues décuvent les peines. 💧 À l'heure ordinaire de lire Les poèmes de Stéphan Causse Me vient l'envie bleutée de dire Que les corps se dévoilent Dans les instants fugaces et voile Toute dehors, la brise rehausse Les tutoiements des temps suspendus Et l'émotion d'une heure parfois trop bue. 💧 À l'heure ordinaire de la poésie Me vient l'enivrante envie De vers-mer et de proses de vie D'admirer le ciel et d'écrire Un ressenti poétique et relire Encore une fois, dans le vent À contresens et, Boire le temps… Finalement, on dirait bien qu'en féerie, ce soit une lecture réussie. C'est un recueil de poésie à découvrir. D'abord, à laisser décanter et à appréciez avec le temps… Ma note Plaisir de Lecture 7/10. Remerciements: Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio ainsi que Jacques André Éditeur pour l'envoi de ce recueil de poésie.

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Ouvrage cité dans l'article : Boire le temps

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Actualite_258

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio par Maym le 2 février 2020

C'est grâce à la Masse Critique que j'ai reçu ce recueil de poésie, merci Babelio ! J'ai été principalement attirée par le titre de l'ouvrage et la description de la quatrième de couverture. Stéphan Causse nous livre ici environ soixante-dix nouveaux poèmes, et c'est son neuvième ouvrage. Après une citation de Philippe Sollers, nous entrons dans le vif du sujet : on devine de la mélancolie, de l'amour, de la nostalgie, et ce temps qui passe et qu'il faut "boire". La lune, l'alcool et la mer sont les autres thèmes que l'on retrouve dans les vers. La majorité des poèmes sont plutôt courts, quelques lignes seulement, sans structure propre, parfois même sans rimes, à l'image de la poésie contemporaine ; pas de titre, pas de majuscules, pas de ponctuation, comme une suite infinie de pensées qui s'enchaînent. La première lecture est rapide, et puis l'on peut revenir un peu plus en détail sur chacun des poèmes. Pour moi qui suis plutôt habituée à lire Hugo, Lamartine, Musset et Baudelaire, je n'ai pas été saisie par ces poèmes qui, à mon goût, manquaient de "classe", d'émotion, et surtout de rimes. J'ai certainement dû passer à côté ou bien je ne suis peut-être pas habituée à ce type de poésie moins codifiée. Mais l'impression globale que ça me laisse est que j'ai l'impression de lire une succession de mots jetés sur le papier sans qu'il n'y ait eu de véritable travail sur la langue, les sonorités et le rythme. Je n'ai pas bien compris la trame ni l'histoire que l'auteur essayait de nous raconter. Voilà mon avis, mais il reste très subjectif et je suis relativement néophyte dans ce domaine, alors peut-être que des lecteurs plus entraînés ou plus ouverts d'esprit apprécieront ce recueil!

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Ouvrage cité dans l'article : Boire le temps

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Actualite_257

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio par Franz le 15 février 2020

La matière noire transfigurée par la lumière. En ignorant tout du poète et de son oeuvre, l'association du titre « Boire le temps » et du patronyme « Causse » produit un or alchimique qui infuse et oriente l'esprit du lecteur. C'est irrationnel mais imparable. Boire le causse, le mélange est enivrant. On a envie de tendre la main vers le recueil de poèmes de Stephan Causse. Il faut aussi dire que l'éditeur lyonnais Jacques André soigne ses publications poétiques, sobres, élégantes et aérées : « Seule la chaleur du papier, ivoire et bouffant, va permettre aux mots de reposer sur une surface profonde et bienveillante », entrée en matière qui doit aussi s'accommoder d'une « prunelle » pas trop « irritée » du lecteur. La poésie ne peut pas être galvaudée. Elle est évidente ou absente. Souvent elle ne pulse qu'à travers des fragments, étincelle jaillie du silex des mots, presque par effraction. Ainsi du superbe poème placé quasi au mitan du recueil où un galet ricoche avant de sombrer dans les froides noirceurs de l'oubli mais avant sa chute, il aura découvert « le ciel posé / à la surface de l'eau ». Stephan Causse joue avec les assonances, use de l'ellipse, insuffle sa vision du monde dans une géographie épurée, presque évanescente. Pour le poète, la vérité est relative, la volupté est absolue.

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Ouvrage cité dans l'article : Boire le temps

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Actualite_256

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio par Si372 le 3 mars 2020

Je tiens à remercier Babelio et Jacques André éditeur de m'avoir permis de découvrir un poète que je ne connaissais pas du tout, Paul Vinicius. Ma chronique arrive un peu tardivement mais il m'a fallu longtemps pour l'écrire. J'aime découvrir de nouveaux horizons, et "la chevelure blanche de l'avalanche" a été un vrai saut dans l'inconnu. Je ne connaissais pas le poète, ni son oeuvre, ni sa vie en dehors de la poésie, je ne connais que très peu l'histoire de la Roumanie et je dois avouer que je ne lis pas beaucoup de poésie. Autant dire que cette lecture et la rédaction de cette critique étaient un véritable défi. Malgré un titre a priori très romantique, le pressentiment de désastre que m'a inspiré le mot "avalanche" était parfaitement justifié. On est là dans une véritable poésie du XX° siècle : écrite comme on pourrait parler, souvent dure, parfois tendre, toujours franche, à la limite de la brutalité, en bref une poésie parfaitement ancrée dans le réel. Ce recueil a été composé par Radu Bata, qui est aussi le traducteur, et l'ordre des poèmes n'est certainement pas anodin. La brièveté de certains poèmes s'opposent à d'autres, bien plus longs ; au fil des pages, on passe de descriptions de la femme aimée à des considérations mélancoliques, voire des idées suicidaires, pour revenir à une touche d'espoir incertaine qui finit par se faire plus réelle, tout cela pour "qu'il ne reste rien de nous / RIEN / sauf le souvenir / de l'air". Chaque poème est ainsi un petit élément d'un tout et le résultat final est un univers impossible à décrire autrement qu'en oxymores et adjectifs contradictoires : rêves terriblement réels, espoirs parfois lumineux mais souvent dénués d'illusions, idées noires mais finalement pas si sombres. Oui, la lecture de ce recueil n'a pas toujours été facile. Certains poèmes m'ont captivée, d'autres m'ont laissée de marbre, mais ils forment ensemble un univers fascinant qui ne peut laisser, selon moi, personne indifférent.

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Ouvrage cité dans l'article : la chevelure blanche de l'avalanche

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Actualite_255

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio par Falbalas le 13 février 2020

Merci à Babelio qui m'a fait connaître cet auteur Paul Vinicius dans le cadre de Masse Critique. J'ai demandé à critiquer ce livre car j'ai été séduite par le titre"La chevelure blanche de l'avalanche", si poétique. Pourtant je n'aime pas particulièrement la neige ou la montagne! J'ai apprécié cette lecture . Comme tout recueil de poèmes (ici des morceaux choisis), il se lit et se relit à petites doses. J'ai aimé cette poésie vivante, contemporaine, (on y trouve même facebook) , mais tellement universelle..Il chante l'amour, la solitude du poète et la beauté du monde malgré sa noirceur.

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Ouvrage cité dans l'article : la chevelure blanche de l'avalanche

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Actualite_254

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio par ClaudiaLucia le 18 février 2020

"Sur les cimes de l'amour le cri n'a trouvé personne mais son écho a peigné pendant une poignée de secondes- la chevelure blanche de l'avalanche" Ce vers qui donne son titre au recueil La chevelure blanche de l'avalanche m'a donné envie de connaître Paul Vinicius, poète roumain, traduit par Radu Bata et publié aux éditions Jacques André. Je ne connais pas du tout le poète aussi ai-je été surprise en cherchant dans Wikipédia pour en savoir un peu plus sur lui de découvrir que la page qui lui était consacrée avait été supprimée par un administrateur roumain au motif que ce poète était peu connu. Je me suis demandée si la censure se cachait sous un justification aussi peu convaincante ! Ce n'est pas parce que Paul Vinicius n'est pas connu du grand public qu'il ne l'est pas dans les milieux littéraires comme en témoignent les festivals de la poésie auxquels il participe, les prix qu'il a reçus, les articles de presse, la revue de poésie qu'il dirige, et la traduction de son oeuvre en plusieurs langues. La quatrième de couverture nous apprend qu'il a été interdit de publication en 1987 par la censure communiste. Oui, d'accord, mais maintenant, qu'en est-il ? Je me trompe peut-être mais, de ce fait, je me suis intéressée de plus près en le lisant à ce qui transparaît de ses idées et de sa vision de la société roumaine. Et c'est très difficile de tout comprendre quand on ne sait pas quand les poèmes ont été écrits et s'ils renvoient à des évènements précis. Finalement, je vous livre ce que j'ai ressenti en lisant sa poésie sans plus me poser de questions si ce n'est celle-ci : Et d'abord quelle est sa conception de la poésie ? "Non, un poète ne se cache jamais derrière les murs Il sort en pleine lumière parler avec les balles qui viennent à lui…" Un poète engagé ? Ce n'est pas le terme que j'emploierai car dans le concept du mot "engagement" entre en compte le désir du poète de servir une idée, de détenir la vérité et de lutter pour elle. Ce qui n'est pas le cas de Paul Vinicius. Il décrit un pays, son pays, dans lequel « tu as beau prendre un sentier lumineux/tu tomberas toujours/ sur la main d'un monsieur kafka/ jouant au Backgammon/ au milieu de la route / avec le chapeau absurde / de monsieur Ionesco. ». Un pays absurde? "Un pays triste plein de barges voleurs velléitaires et branleurs de succès de nids de poule et de chaussées de mauvaises herbes et de verger" Certes, Paul Vinicius exprime sa colère, une colère qui explose devant la corruption, l'« orage électoral » qui « frappe à la porte » devant les politiciens véreux, l'hypocrisie : « La ville est pleine de grosses pancartes de photos avec des idiots qui nous emmèneront à la tombe" Et certes, il dénonce, il explose, il s'expose. Mais il n'entre pas dans la lice et même il se met en marge : "Je crois que vous et la loi, n'êtes pas sur le même longueur d'onde » Je ne l'ai même pas contredit car je me sentais ainsi cette année-là -1987 Un poisson en moins dans l'espace public un poisson bien décidé de vivre en l'air." Un poisson qui ne vit plus dans un aquarium. Paul Vinicius, c'est le refus de rentrer dans le moule, la volonté de ne pas suivre la foule, de pas se soumettre au conformisme de la société. Mais c'est aussi la solitude et l'ennui, les jours qui passent et se ressemblent, l'alcool et la cigarette qui réduisent la durée de la vie mais qu'importe ! Et toujours, la tristesse, « ma soeur cadette », « un immense écoeurement/ comme un champignon nucléaire/ sur la ville »… Il est celui qui refuse de se « convertir à la vie ». Dans cette noirceur, pourtant, quelques trouées de lumière : la poésie se confond avec l'homme pour ne former qu'un et les livres qu'il aime nourrissent sa vie. « Les jours passent à côté de moi comme un chapelet de détenus bonjour bonsoir bonne nuit le cendrier plein de mégots le verre vide et sur les étagères les livres qui m'habitent » Et puis, quelquefois, un moment d'espoir, un souvenir de jeunesse heureux, l'amour des femmes, d'une femme. "tout à coup sans crier gare un souvenir arrive il se met au chaud contre ta poitrine et commence à ronronner et le jour ressemble à un aquarium vide" Un style imagé Ce qui n'empêche pas l'auteur de manier l'humour. J'ai apprécié, par exemple, les moments où fusent les réparties ironiques qui provoquent le rire tout en permettant au poète de régler quelques comptes : A la fille du rayon légumes frais avec ses 13 kilomètres de gambettes et un rouge si fort sur les lèvres courbées que les URSS te tombent sur la tête J'ai aimé la beauté surprenante et simple qui émanent de certaines images "et tu es tellement belle quand tu dors que j'ai de plus en plus sommeil de toi » "Il y a pourtant des champs de coquelicots d'où bleue la poésie s'élève comme une montgolfière" « et toujours cet oiseau de plâtre la fatigue qui se niche doucement dans la cage de tes os » Et si, parfois, quelques-unes de ces poésies ne m'ont pas touchée ou si je n'ai pas aimé certaines images moins réussies, j'ai goûté ce recueil, j'ai été sensible à cette tristesse qui prend dans ses filets, et qui fait lever des images récurrentes et lancinantes comme celles de l'aquarium et des poissons, liées à l'enfermement, à l'effacement des sons et des couleurs, images d'une vie qui ressemble fort à la mort comme dans un tableau d'Edward Hopper, et « que traversent des poissons aux grands yeux et aux ailes translucides. »

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Ouvrage cité dans l'article : la chevelure blanche de l'avalanche

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Actualite_253

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio. SeriallectriceSV. 9 mars 2020

Une belle découverte que ce recueil de poésie. Lire de la poésie, c'est sortir de ma zone de confort. Une rencontre avec les mots qui je débute souvent avec davantage de concentration que je n'en mets dans la lecture d'un roman . Et pourtant, à chaque fois, je me laisse entraîner et bercer par ces mots, ces envolées, ces images qui se dessinent. Recueil aux thèmes variés, nature, vieillesse, fratrie, amour... lu et relu d'une traite qui se termine par un émouvant Pas de Deux. Merci Babelio, merci les éditions Jacques André Éditeur, et merci à vous Isabelle Poncet-Rimaud pour cette belle et vive lecture. « Entre les cils, lumière ombrée toute image inutile se détachent l'écriture des saisons, le vent tournant du monde, clartés et nuits mêlées, sans fin ces rondes qui cherchent l'espace où respirer. Entre les cils une femme simplement.»

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Ouvrage cité dans l'article : Entre les cils

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Actualite_252

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio. P.Gremaud. 29 février 2020

Une belle découverte poétique grâce à "Masse critique". Isabelle Poncet-Rimaud nous offre des textes de longueur variable, plutôt courts, parfois même trois lignes, presque comme un apophtegme. Certains ont des titres, des dédicaces ou des dates. Mais surtout chacun nous invite à poser un regard poétique sur ce qui nous entoure, nature, animaux, personnes, événements. J'ai été saisi dès le premier poème : "C'est de soif / que parle / la terre fendue. Donne-lui / l'eau / de ton désir." Et l'avant-dernier m'a aussi beaucoup touché : "Quel regard l'enfant tapi en moi portera-t-il sur la nappe à carreaux du pique-nique de sa vie ?..." Merci pour ces magnifiques textes qui prouvent que la poésie, c'est un peu comme "Des taches sur la robe" de nos vies, pour reprendre le titre d'une autre oeuvre de Isabelle Poncet-Rimaud !

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Ouvrage cité dans l'article : Entre les cils

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Actualite_251

14 avril 2020

Recension dans Masse critique de Babelio. Jovidalens 24 février 2020

Il m'aurait été plus facile de choisir un roman ou une BD dans les riches propositions de la Masse Critique, mais j'ai choisi et reçu "Entre les cils". De fait, je ne lis pas, n'écoute pas de poésie. Eventuellement un poème bien classique, bien "strophée" ou une tragédie : là, j'ai des repères. Devant ce recueil tout mince, me voici toute déboussolée, perdue parmi ces poèmes plutôt courts, m'arrêtant sur un bout de phrase, la relisant, et, me reperdant...pour tout à coup me retrouver transportée ailleurs... Lu et relu, et rerelu, pour laisser du temps aux mots, aux phrases. commencer à ressentir un rythme. Relire pour mieux se laisser porter par cette sensation de douceur, de tristesse qui s'infiltre. Bien obligée de constater qu'il me faut lâcher prise et me laisser tournebouler. Alors ? Alors tout doucettement je me suis laissée emportée, en m'agrippant à ce qui pouvait me laisser croire que je maitrisais encore un peu un petit quelque chose comme le nageur maladroit qui tente pour la première fois de nager dans un petit cours d'eau. Qu'est-ce qui a inspiré ces poèmes à Madame Poncet-rimaud, je ne sais. Même si je ne suis pas assez aguerrie pour savourer toutes les finesses de son art, celui-ci rayonne à chaque page. Merci pour la découverte d'un monde auquel je ne pensais pas pouvoir accéder.

Accéder à la fiche de l'auteur : Isabelle PONCET-RIMAUD

Ouvrage cité dans l'article : Entre les cils

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Actualite_250

14 mars 2020

Maison de la poésie Annecy avec Michel Dunand et son dernier recueil "mes orients"

Printemps des Poètes. " Partage des Voix ". Samedi 14 mars 2020 16h : Maison de la Poésie, passage de la Cathédrale Invités : Patricia Castex Menier, Michaël Glück. Présentation : Jacques Ancet, Michel Dunand. 18h 30 : Salle Eugène Verdun, Théâtre de Bonlieu.

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25 février 2020

Dans le cadre du Printemps des poètes Anne-Lise Blanchard sera Samedi 8 mars au Carré 30

Théâtre du Carré 30 12 rue Pizay- Lyon 1er Métro ligne A / Station Hôtel de Ville Café Poétique Anne-Lise Blanchard présentera ses livres 1) épitomé mort ou vif 2) les jours suffisent à son émerveillement 3) le soleil s'est réfugié dans les cailloux Dimanche 8 Mars 2020 11 heures à 13 heures Entrée 5 euros et gratuite aux étudiants et chômeurs Réservations par téléphone: 0678841483

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Ouvrage cité dans l'article : Épitomé du mort et du vif

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Actualite_248

20 février 2020

L'oeil de L'Express Le Dr Gilles Freyer et les Torquemada aux petits pieds Par Anne Rosencher, publié le 19/02/2020 à 08:00

Le cas de ce professeur de médecine accusé à tort de "dérapages nauséabonds" illustre un climat d'intimidation et une censure qui gagne les amphis de France. Les catastrophes s'annoncent parfois par la voie la plus quelconque qui soit. Pour le professeur de médecine et oncologue Gilles Freyer, le désastre a toqué par SMS, le soir du 21 mai 2019. Calé dans un TGV Paris-Lyon qui le ramène au bercail, le médecin découvre qu'une rumeur circule sur Twitter et met la Faculté en émoi. Il y est question d'un article à paraître sur un site d'informations locales, à propos d'un enseignant de sciences humaines et sociales en médecine à Lyon-Sud, qui "tient des propos hallucinants, racistes et misogynes, pourfend le féminisme et la lutte contre l'homophobie" (1). Et, bien sûr, le professeur, c'est lui. Enfin, c'est ce qui est écrit le lendemain sur le site Médiacités, dans un article intitulé "Lyon-Sud : les dérapages nauséabonds du Dr Freyer". La charge est lourde : enregistrements à l'appui, le papier déroule les forfaits dont se serait rendu coupable l'oncologue. Parmi lesquels, donc, "moqueries à l'égard des femmes, relativisme du racisme ou de l'homophobie, prosélytisme anti-euthanasie ou négation du scandale du Mediator" (2). Il lui est aussi reproché d'épouser le combat contre "la société diversitaire" du sociologue québécois Mathieu Bock-Côté, "qui a trouvé en France une certaine audience du côté de l'extrême droite", précise l'article - les lecteurs du Figaro, où le Canadien tient une chronique bimensuelle -, apprécieront. Autre grief : avoir mis au programme un ouvrage de l'essayiste François-Xavier Bellamy (avant que ce dernier ne soit investi tête de liste LR aux européennes). Assez mûrs pour mettre à distance le discours académique Dès sa parution, l'article fait grand fracas dans le petit milieu universitaire. Ni une ni deux, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, saisit l'Inspection générale pour mener l'enquête sur ce docteur aux "dérapages nauséabonds". Le 7 octobre, soit quatre mois après la parution de l'article, ladite administration rend un rapport de 36 pages, dédouanant intégralement Gilles Freyer. Si le professeur a un "goût évident pour la provocation", précise le rapport (3), il n'a tenu aucun propos qui "appelle la saisine de la justice ni de procédure disciplinaire. [...] Aucune faute professionnelle n'a été commise au regard de la liberté d'expression dont jouissent les enseignants dans leurs fonctions d'enseignement." En revanche, il est reproché à l'enquête de presse d'avoir tronqué des propos "qui ne peuvent être présentés comme inacceptables que lorsqu'ils sont sortis de leur contexte". Permettez un aveu : je me souviens de chacun des professeurs qui m'ont choquée quand j'étais étudiante. Quand tout passait par le tamis de mon manichéisme exalté, par la lecture "hémiplégique", aurait dit Raymond Aron, du bien, du mal, de la gauche, de la droite (dans cet ordre). A cet âge, on est à la fois assez mûr pour mettre à distance le discours académique et à la fois trop "vert" pour voir le monde autrement qu'en deux dimensions. Mes "choqueurs" d'alors s'appelaient M. Thomas, qui raillait ma "pensée petite-bourgeoise" à chacune de mes récriminations révoltées, ou encore Yves Tinard, ou Philippe Némo... Ils m'ont donné de quoi "limer ma cervelle à celle de l'autre", selon la belle formule de Montaigne. Car c'est bien dans l'altérité qu'on façonne les nuances de sa réflexion. Bref, ils m'ont appris. Tyrannie infantile qui prend la contradiction pour l'agression Peut-on apprendre partout aujourd'hui ? L'enquête de notre journaliste sur l'ampleur des dégâts est édifiante. Petit à petit, on étouffe dans les amphis de France. On y étouffe comme dans les facs américaines où les Torquemada en Nike Air font la loi au nom d'un droit à ne pas être "offensés". Ici comme ailleurs, on lime de moins en moins nos cerveaux ; on les met sous cloche, en en glorifiant chaque indignation. Partout se développe une tyrannie infantile qui prend la contradiction pour l'agression, et l'altérité de la pensée pour un tort à réparer, un danger à faire taire. En décembre dernier, Le Quotidien du médecin nous donnait des nouvelles de Gilles Freyer. "La faculté a été la cible de plusieurs attaques, ma doyenne a été mise en cause, des journalistes ont récolté des informations - en théorie confidentielles - du conseil d'administration. Dans nos nouveaux enseignements, nous n'aborderons aucun des sujets 'sensibles' traités en 2019 et qui ont fait l'objet des accusations", confiait-il, avant de conclure que c'était là une "concession à la censure pour avoir la paix". On le comprend. Car les Gilles Freyer sont aujourd'hui bien seuls. Mais certaines paix se paient cher. (1) Dénoncer et bannir, par Gilles Freyer (Jacques André éditeur). (2) Médiacités.fr, le 22 mai 2019. (3) Le Quotidien du médecin du 2 octobre 2019.

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Ouvrage cité dans l'article : Dénoncer et bannir ou L'Obscurantisme progressiste

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19 février 2020

Conférence le 4 mars à l'Institut de Formation Politique de Paris de Gilles Freyer.

En prenant pour exemple le grave préjudice qu’il a subi lui-même de la part de quelques groupes d’individus disposant de relais médiatiques et de la toute-puissance des réseaux sociaux, Gilles Freyer démonte les mécanismes des dérives sectaires qui rongent la société. Il suffit de quelques personnes déterminées, intérêts privés, officines idéologiques et groupes identitaires, pour abîmer le tissu social, dissoudre la confiance mutuelle, abolir la parole vraie. Le cancérologue dissèque ces maladies sociales de manière clinique, froidement, objectivement, mais passionnément, comme tous les chercheurs. L’auteur pourrait se définir comme archéo-progessiste. Selon lui, nous devons nous servir de nos connaissances et de nos valeurs humanistes, pour refonder une société qui dérive, pour restaurer la pensée libre et le dialogue constructif, pour envisager à nouveau l’avenir comme un progrès et non comme une inquiétude. Non, l’obscurantisme aggravé par les moyens techniques modernes ne doit pas recouvrir nos vies d’une chape de plomb. La déforestation de la pensée ne doit pas être considérée comme une fatalité mais comme une épidémie qu’il est urgent de circonscrire.

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Ouvrage cité dans l'article : Dénoncer et bannir ou L'Obscurantisme progressiste

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Actualite_246

10 janvier 2020

PRIX SPECIAL de la République des Canuts pour les biographies lyonnaises TEPPAZ & TROUILHET.

Remise du prix le jeudi 23 janvier 2020 à la Maison des Associations de la Croix- Rousse à 19 h , 28 Rue Denfert-Rochereau, 69004 Lyon. Une vie entière consacrée à la recherche de l’appareil domestique le plus performant, le moins cher, pour le bien-être des ménagères après la Grande Guerre, telle fut la vocation de Léo Trouilhet, inventeur. Fondée en 1917, l’entreprise Calor aura fourni aux quatre coins du monde des appareils dont la technologie de pointe bouleversa la vie quotidienne et harassante des femmes au foyer. Lyon peut s’enorgueillir d’être depuis des siècles un foyer d’innovations et de création dans les domaines les plus variés, industrie lourde, chimie fine, transformation agroalimentaire, son et cinéma. Et de résonner les noms prestigieux de Thimonnier, Jacquart, les frères Lumière, Berliet, Mérieux, Boiron, Visseaux, Poulenc, Lhomme & Clocher, et, bien entendu, Teppaz et Léo Trouilhet à qui ce livre rend un hommage respectueux.

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Ouvrage cité dans l'article : Léo Trouilhet & Calor, l'éthique et le progrès

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10 janvier 2020

Lecture rencontre à la Brasserie des 3 Rivières Lyon Terreaux le jeudi 16 janvier à 19 heures

Le chant qui accompagne nos premières heures nous enveloppe de douces prédictions puis nous emporte sur ses ailes, loin du berceau, en survolant parfois mers et continents, vers d'autres demeures et d'autres chants. Sa mélodie traverse discrètement les saisons, même quand l'orage surgit pour l'entraîner dans sa caravane tumultueuse d'ombre et de lumière.

Accéder à la fiche de l'auteur : Marie-Ange SEBASTI

Ouvrage cité dans l'article : La Caravane de l'orage

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30 décembre 2019

Recension de Pierre-Jean Eymard sur les sites en ligne Breizh Info et Polemia

Pourquoi il faut lire Dénoncer et bannir, l’obscurantisme progressiste de Gilles Freyer

"Des États-Unis, il nous est souvent arrivé le meilleur et le pire, la cortisone et le beurre de cacahuète, Nina Simone et Miley Cyrus, le New England Journal of Medicine et la scientologie… Depuis quelques années, déferle d’outre-Atlantique en provenance des campus et de l’intelligentsia des grandes villes le politiquement correct le plus barré. Sacrée Amérique bipolaire qui élit Donald J. Trump et installe des toilettes pour transgenres ! La représentativité de ces courants est faible. Leur influence, énorme Et comme le dit l’auteur du livre dont il est question ici : « Notre pauvre petit pays s’est habitué au rôle de suiveur, de voiture-balai du progressisme. Il se flatte donc d’adopter les travers du monde anglo-saxon, mais avec deux à trois décennies de retard ». Nation naguère très politique travaillée par la passion des idées, la France se caporalise depuis 3 ou 4 ans sous l’influence de groupuscules communautaristes qui patrouillent les réseaux sociaux : les identités malheureuses – islamistes, indigénistes, néo-féministes, homosexuels (pardon ! sexuel.les en novlangue inclusive !) aboient leur mal-être et criminalisent la majorité silencieuse sommée de rendre les armes en confessant ses « phobies ». En quelques semaines de cet automne 2019, on a ainsi vu au pays de Voltaire des Allahu Akbar ! vociférés en plein Paris par une manifestation d’islamistes, une philosophe professeur émérite à l’EHESS, Sylviane Agacinski, interdite de parole à l’université de Bordeaux après avoir été menacée de mort pour sa critique de la PMA, un professeur de Droit de Paris I aspergé d’urine en plein amphithéâtre pour avoir osé discuter de « Balance ton porc » … La représentativité de ces courants est faible. Leur influence, énorme. L’université a toujours tremblé devant les gauchistes. Elle panique aujourd’hui devant les tenants du morcellement identitaire et des droits des minorités qui représentent dorénavant en France le camp du Bien. Dans ce nouvel « âge du Fier » comme disait le regretté Philippe Murray, paraît un livre qu’on n’hésitera pas à qualifier d’indispensable : Dénoncer et Bannir de Gilles Freyer aux éditions Jacques André. On reconnaîtra le clin d’œil au Surveiller et Punir de Michel Foucault, même si à notre sens le titre de l’introduction « La Fabrique du Salaud » aurait aussi très bien convenu à l’ouvrage tout entier. Car Dénoncer et Bannir est à la fois le récit de la mésaventure personnelle arrivée cette année à ce cancérologue lyonnais, professeur de médecine et vice-doyen de la Faculté Lyon Sud et une analyse clinique du mal qui ronge le monde universitaire comme médiatique. Lors de son cours de sciences humaines en Première Année Commune des Éudes de Santé (PACES, l’ancienne première année de Médecine), le professeur Freyer a eu l’outrecuidance de cibler les vaches sacrées de la pensée politiquement correcte, pêle-mêle : l’euthanasie « horizon indépassable de notre temps » (dixit Sartre du marxisme), la construction purement sociale du genre féminin, la corruption quasi ontologique de l’industrie pharmaceutique et même – impensable tabou – l’inexistence, l’impossibilité des races humaines. Les cours envisagent les différentes thèses, citent les auteurs les plus éclectiques, argumentent pro et contra… Qu’importe ! Une journaliste de Médiacités, une sorte de Médiapart local, s’est infiltrée dans l’amphi (ça c’est de l’investigation couillue, Coco !) et a enregistré les propos du Pr. Freyer pour en distiller des morceaux soigneusement choisis – c’est-à-dire avec toute la malveillance possible. Résultat imparable : les médias traditionnels reprennent avec l’indignation de rigueur les « propos nauséabonds » du médecin lyonnais, l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF), jamais à la traîne de sa grande sœur l’UNEF, se mobilise sur les réseaux sociaux. Quant aux étudiants qui osent affirmer leur soutien, aux confrères qui manifestent leur solidarité et leur ras-le-bol des cabales communautaristes, ils sont inaudibles. L’institution universitaire reste dans un attentisme apeuré entre la crainte d’avoir fermé les yeux sur une brebis galeuse et celle de ne pas paraître assez déférente envers les lobbies radicaux. Une inspection de l’auteur, menacé de suspension de l’enseignement Gilles Freyer raconte sa descente aux enfers médiatiques avec détachement et ironie. « Il m’a fallu attendre l’âge de 51 ans pour devenir un salaud. Et encore ne m’en étais-je absolument pas aperçu » commence l’auteur. C’est drôle, incisif même si on a envie de pleurer de rage devant la stupidité de la meute qui hurle au fasciste, à l’homophobe, au raciste sur le mode des « deux minutes de la haine » dans 1984 d’Orwell. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Madame Frédérique Vidal, s’émeut et déclenche durant l’été une inspection. Qu’est-ce qu’un ministre de nos jours face aux « Associations » (dans le genre – ne riez pas ! ils existent : « Riposte Trans », « Collectif trans et non binaires » ou « Collectif étudiants anti-patriarcat », etc.), implacables Erynnies de la bien-pensance ? Gilles Freyer risquait rien moins que de se voir suspendre d’enseignement. En ces temps de pénurie médicale, on l’aurait tout de même laissé soigner les malades du cancer… Fort heureusement, le rapport d’inspection rendu à la rentrée blanchit complètement le Professeur Freyer et démonte point par point les accusations lancées contre lui. Mieux encore, les deux universitaires qui examinent les cours de leur collègue n’y voient qu’une salutaire mise en œuvre de la pensée critique vivifiée par un style certes volontiers provocateur. La faute de Gilles Freyer : défendre ses opinions sans raser les murs au lieu de psalmodier pieusement la doxa du temps. Bref, il va au contact, diraient les militaires ! Son essai expose sous le scialytique les procédés des « totalitaires » comme il les appelle. En tête la reductio ad hitlerum ou « ad petainum » systématique : toute remise en cause de la pensée unique, par exemple de l’anti-racisme réflexe, renvoyant « aux heures sombres de notre histoire » ; ensuite l’embrouillamini volontaire, soit le « tout est dans tout et réciproquement » : déconstruire l’imposture néo-féministe ou indigéniste (vous savez ces Africains de France qui, carte d’électeur et carte Vitale bien en main, se fantasment en colonisés de l’intérieur) ne peut relever que du non-dit misogyne ou raciste ; dans le même registre, entretenir des liens avec l’industrie pharmaceutique en supervisant des études cliniques sur de nouvelles thérapeutiques du cancer, c’est nécessairement dissimuler des conflits d’intérêt ; enfin le manichéisme et la compétition morale : le camp du Bien revendique avec succès le monopole de la vertu ; l’euthanasie pour tous par exemple, plébiscitée par le panurgisme sondagier, fait figure d’ultime progrès social refusé bien sûr par des médecins réactionnaires, partisans attardés de la souffrance expiatoire judéo-chrétienne. Les opinions labellisées « progressistes » sont réputées universelles et altruistes par nature, les points de vue qui les contestent renvoyés à une prise de position personnelle et biaisée, déplorable, expulsée du débat public. Mais Dénoncer et Bannir n’est pas un règlement de compte : « Je ne hurlerai pas contre les loups, de toute façon, au regard de leurs moyens je ne suis pas de taille. De leurs injures je ferai un cours ; de leurs anathèmes je fais un livre ». Gilles Freyer euphémise avec pudeur sa saison en enfer pour nous offrir une fringante relecture de quelques grands débats intellectuels contemporains. Et ça décoiffe ! Petit florilège. Non, les hommes préhistoriques n’ont pas volontairement sous-alimenté leurs femmes pour mieux les dominer en limitant leur croissance (!), selon la thèse farfelue mais très en vogue de la « socio-anthropologue » Priscille Touraille, qui excursionne dans la paléobiologie sans en avoir les compétences. Oui, entre -200 000 et -30 000 l’espèce humaine actuelle, Sapiens, a cohabité avec d’autres hominidés, Néandertaliens, Erectus, Denisoviens… Et selon les aires géographiques s’est hybridée avec certains d’entre eux : en Europe, comme la révélé le séquençage du génome humain achevé en 2010, Sapiens a des gènes de Néandertal, en Asie d’Erectus et n’a donc pas hérité d’un patrimoine génétique homogène… Sur le même sujet ultra sensible des races humaines Gilles Freyer revient à Claude Lévi-Strauss dont il redresse la lecture : le père du structuralisme n’a pas établi comme le débite le catéchisme contemporain l’inexistence des races humaines, mais la primauté des facteurs ethno-culturels sur les déterminants proprement innés. Et surtout le grand anthropoloque n’hésite pas à affirmer dans Le Regard éloigné : « Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au-dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels ». Utile rappel en effet… Mais le professeur lyonnais ne cite pas que des études savantes. Il se paie aussi le luxe d’appeler à la rescousse des auteurs tout à fait mainstream comme Virginie Despentes, affirmant contre le puritanisme féministe qui diabolise la sexualité masculine, établit une continuité structurelle entre le séducteur et le violeur et criminalise le recours au sexe tarifé : « La décision politique qui consiste à victimiser les prostituées remplit aussi cette fonction : marquer le désir masculin, le confiner dans son ignominie.» (King Kong Théorie). Il faut lire Gilles Freyer. Parce que son essai est jouissif et transgressif. Parce qu’il révèle avec talent une de ces mille petites histoires d’ostracisme et de censure qui façonnent la France d’aujourd’hui, sur les plateaux télé ou dans les amphis. Parce qu’il est surtout un vivifiant panorama de la dizaine de grands débats dont l’honnête homme du XXIe siècle doit avoir les clés pour ne pas s’en laisser conter. Pierre-Jean Eymard

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30 décembre 2019

Pourquoi il faut lire Dénoncer et bannir, l’obscurantisme progressiste de Gilles Freyer

"Des États-Unis, il nous est souvent arrivé le meilleur et le pire, la cortisone et le beurre de cacahuète, Nina Simone et Miley Cyrus, le New England Journal of Medicine et la scientologie… Depuis quelques années, déferle d’outre-Atlantique en provenance des campus et de l’intelligentsia des grandes villes le politiquement correct le plus barré. Sacrée Amérique bipolaire qui élit Donald J. Trump et installe des toilettes pour transgenres ! La représentativité de ces courants est faible. Leur influence, énorme Et comme le dit l’auteur du livre dont il est question ici : « Notre pauvre petit pays s’est habitué au rôle de suiveur, de voiture-balai du progressisme. Il se flatte donc d’adopter les travers du monde anglo-saxon, mais avec deux à trois décennies de retard ». Nation naguère très politique travaillée par la passion des idées, la France se caporalise depuis 3 ou 4 ans sous l’influence de groupuscules communautaristes qui patrouillent les réseaux sociaux : les identités malheureuses – islamistes, indigénistes, néo-féministes, homosexuels (pardon ! sexuel.les en novlangue inclusive !) aboient leur mal-être et criminalisent la majorité silencieuse sommée de rendre les armes en confessant ses « phobies ». En quelques semaines de cet automne 2019, on a ainsi vu au pays de Voltaire des Allahu Akbar ! vociférés en plein Paris par une manifestation d’islamistes, une philosophe professeur émérite à l’EHESS, Sylviane Agacinski, interdite de parole à l’université de Bordeaux après avoir été menacée de mort pour sa critique de la PMA, un professeur de Droit de Paris I aspergé d’urine en plein amphithéâtre pour avoir osé discuter de « Balance ton porc » … La représentativité de ces courants est faible. Leur influence, énorme. L’université a toujours tremblé devant les gauchistes. Elle panique aujourd’hui devant les tenants du morcellement identitaire et des droits des minorités qui représentent dorénavant en France le camp du Bien. Dans ce nouvel « âge du Fier » comme disait le regretté Philippe Murray, paraît un livre qu’on n’hésitera pas à qualifier d’indispensable : Dénoncer et Bannir de Gilles Freyer aux éditions Jacques André. On reconnaîtra le clin d’œil au Surveiller et Punir de Michel Foucault, même si à notre sens le titre de l’introduction « La Fabrique du Salaud » aurait aussi très bien convenu à l’ouvrage tout entier. Car Dénoncer et Bannir est à la fois le récit de la mésaventure personnelle arrivée cette année à ce cancérologue lyonnais, professeur de médecine et vice-doyen de la Faculté Lyon Sud et une analyse clinique du mal qui ronge le monde universitaire comme médiatique. Lors de son cours de sciences humaines en Première Année Commune des Éudes de Santé (PACES, l’ancienne première année de Médecine), le professeur Freyer a eu l’outrecuidance de cibler les vaches sacrées de la pensée politiquement correcte, pêle-mêle : l’euthanasie « horizon indépassable de notre temps » (dixit Sartre du marxisme), la construction purement sociale du genre féminin, la corruption quasi ontologique de l’industrie pharmaceutique et même – impensable tabou – l’inexistence, l’impossibilité des races humaines. Les cours envisagent les différentes thèses, citent les auteurs les plus éclectiques, argumentent pro et contra… Qu’importe ! Une journaliste de Médiacités, une sorte de Médiapart local, s’est infiltrée dans l’amphi (ça c’est de l’investigation couillue, Coco !) et a enregistré les propos du Pr. Freyer pour en distiller des morceaux soigneusement choisis – c’est-à-dire avec toute la malveillance possible. Résultat imparable : les médias traditionnels reprennent avec l’indignation de rigueur les « propos nauséabonds » du médecin lyonnais, l’Association Nationale des Étudiants en Médecine de France (ANEMF), jamais à la traîne de sa grande sœur l’UNEF, se mobilise sur les réseaux sociaux. Quant aux étudiants qui osent affirmer leur soutien, aux confrères qui manifestent leur solidarité et leur ras-le-bol des cabales communautaristes, ils sont inaudibles. L’institution universitaire reste dans un attentisme apeuré entre la crainte d’avoir fermé les yeux sur une brebis galeuse et celle de ne pas paraître assez déférente envers les lobbies radicaux."

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Ouvrage cité dans l'article : Dénoncer et bannir ou L'Obscurantisme progressiste

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Actualite_242

10 décembre 2019

Présentation et signature de "je suis Marie Laurencin" mercredi 11 décembre à partir de 17 heures Galerie ORIES, 33 rue Auguste-Comte Lyon 2e

Claude signera également "je suis George Sand" et "je suis...Colette".

 

 

Muse inspiratrice et créatrice inspirée Marie Laurencin laisse l’image souriante d’une jeune fille rangée côtoyant les bohèmes de Montmartre à la Belle Époque. Peintre célèbre au temps des Années folles, elle fut ensuite oubliée. Seul un musée porte son nom, à Tokyo. Elle se tint résolument à l’écart des modes de son temps, avec un style à la fois singulier et intemporel. Elle excella dans la peinture, le dessin, l’aquarelle, la gravure, la décoration, l’illustration de livres, la mode, la poésie, la musique. Elle travailla dans tous ces domaines avec les plus grands : Picasso, Francis Poulenc, André Groult, Paul Poiret, André Gide, Saint-John Perse, Jean Cocteau, Max Jacob et surtout… Apollinaire. On ne peut les citer tous. La plupart furent ses amis. Inspiratrice des plus beaux poèmes d’Alcools, elle restera dans les mémoires comme l’égérie de Guillaume Apollinaire, mais on redécouvre aujourd’hui un peintre de premier plan.

Accéder à la fiche de l'auteur : Claude LOUDE

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Marie Laurencin

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Actualite_241

22 novembre 2019

Recension de Christine Durif-Brucker dans Recours au poème

Valérie Canat de Chizy semble écrire pour tenir ouverte la porte de ses nostalgies, pour ne pas s’enfuir définitivement dans les terres du passé, dans ses refuges et lieux de retraite où risquerait de se dépeupler le présent. je fais l’ours je creuse un trou dans la terre branches de sapin feuilles de houx je me recroqueville dans ma peau lovée tel un foetus dans sa poche d’eau (26) Valérie Canat de Chizy, caché dévoilé, Jacques André Éditeur, coll. Poésie XXI, 2019. Les scènes figées dans les yeux de l’enfance, aussi vivaces que les boutons d’or / que l’on faisait déteindre / sur la peau (60) reviennent dans ses textes comme une tendre ritournelle, une saveur qui donne un parfum particulier à sa poésie. C’est par ces retours en terre d’enfance qu’elle veut nous dire « le goût profond de ce qu’elle aime » en résonance avec le poème de d’Hèlène Cadou qu’elle a choisi de mettre en exergue de son livre. Ses poèmes disent les rêves lorsqu’ils déposent délicatement les mots sur la page avec la langue sobre que tissent les émois. Et derrière ces mots tout un monde de sentiments obscurs, de sensations de vide : au dedans le blanc s’installe écrit-elle. des feuilles mortes Jonchent le sol C’est la saison du déclin Les arbres se teintent De rouge et d’ocre ( 62) Un monde où la mort se donne à ventre ouvert, dans une immensité ponctuée de quelques touches de soi aux prises avec l’absence dévorante, avec une conscience douloureuse de ce qui est à jamais perdu, pourtant figé là dans l’éternité d’une histoire, son histoire. Les végétaux et minéraux pénètrent l’intimité organique, l’enlacent sans effusion, avec une douce sensualité, tapissent de pétales les parois du corps : des paquerettes / sortent de ma peau… des rocailles chaudes / à l’intérieur / la poitrine / couverte de verdure. La tristesse ainsi fleurit comme un paysage intérieur, un profond chagrin qui semblait inconsolable et pourtant d’où jaillissent des éclats de rire, la sensation d’être abreuvé. Une étincelle parfois / allume le feu (25) dans la surprise d’un instant d’apaisement, d’un moment de bonheur : …devant les roses / aux pétales d’orange / le cœur monte / déborde dans le vase (38). Pourtant jamais la tristesse du temps ne désserre son étreinte. Ainsi la poésie de Valérie Canat de Chizy se faufile à l’intérieur même du chaos en une profusion de pétales pour sentir le monde vibrer : je laisse éclore / de minuscules fleurs/ écrit-elle « présences ténues / aux abords du monde / le sens se tisse / loin des hommes / la vie palpite / jointure entre ciel et océan (55) Caché dévoilé est un recueil d’une grande justesse, d’une juste authenticité. Ce recueil nous donne à lire une poésie qui saisit la vie là où elle se vit comme une vague va et vient, berce l’âme. L’écriture de Valérie Canat de Chizy se dévoile sans oser véritablement le faire, touche le bord des choses, le bord d’elle même sans doute pour ne pas trop creuser, atteindre trop fortement le fond de ce qu’elles voudraient lui dire. Elle est aveu sur les blessures du temps toujours en alerte, sur le vécu de la différence. Faut-il fuir, faire semblant d’être une autre, redevenir petite ? Ou alors peut-être comme elle le dit de façon si touchante accepter /cette part de moi / juste être / au fond pas si différente / mal accommodée (36). Une écriture qui nait de l’enfance, revient tout près de ses terres pour tenter de s’en extraire. De s’en dégager un peu. Cette écriture nous appelle à une lenteur quasi contemplative pour mieux prendre la mesure de la présence vivante des objets et petits riens du quotidien, de la légèreté d’une feuille, de la volatilité des cendres. Pour mieux s’arrêter sur la fissure. Une poésie qui se murmure comme se murmure l’amour à l’oreille des amants.

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Ouvrage cité dans l'article : Caché dévoilé

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Actualite_240

07 novembre 2019

Recension dans "Masse critique" de Babelio par BambiGrincheux

Critique de BambiGrincheux BambiGrincheux 08 octobre 2019 Je remercie tout d'abord babelio ainsi que l'éditeur pour la réception de cet ouvrage. Et maintenant la critique. C'est bien compliqué de noter ce recueil de poésie, d'abord parce que justement ce n'est pas un recueil "première fournée " mais un recueil de textes choisis, soit si je comprends bien, un best of. Et bien que grand fan de Michaux, ma lecture de "l'espace du dedans" m'a semblé déconcertante et peu propice à une découverte de l'auteur. J'en retrouve ici les caractéristiques. On pourrait séparer le recueil en trois parties distinctes que je nommerai ainsi : La lumière du zoo, L'Aube et l'aurore, L'a-mort et le sang. Le tout reste lié par le goût de la chair, sous forme de la femme et de l'amour physique mais aussi de la blessure et de la souffrance charnelle. Prenons les parties une par une La lumière du zoo Je dois dire que cette partie m'a vraiment séduit. J'en ai ennuyé ma compagne à force d'exclamations bruyantes. On sent une beauté donnée à l'ordinaire de façon très singulière, une jungle du quotidien et son bestiaire fantastique. Dans cette partie, malgré tout les déboires que l'on y croise, un renversement vient toujours nous tatouer la banane sur le visage. Le rythme joue le jeu sans souci et participe à cette ambiance de zoo de l'ordinaire. Cette partie seule, je l'aurais certainement notée 4. L'Aube et l'aurore. Avant tout, je tiens à dire que j'aime énormément Bukowski, Burroughs, Artaud et d'autres auteurs empreint de la mythologie de la soirée alcoolisée ou sous toxiques et de l'ivresse festive ou solitaire. Ce n'est pas le thème qui m'a donc dérangé ici. J'ai simplement eu beaucoup de mal à ce que ces textes fonctionnent sur moi. Ce que j'aime chez les poètes alcoolisés, c'est leur lucidité sur des thèmes généraux, leurs points de vue singuliers qui révèlent une ironie sociale. Et j'ai peut-être mal cherché, mais ici je n'ai pas eu l'impression de voir autre chose que de l'autobiographie. Il y a de beaux passages, des trouvailles intéressantes, mais finalement ça ne fonctionne pas avec moi et j'ai attendu de passer à la partie suivante en regrettant les créatures m'ayant entraîné au fond des pages. L'a-mort et le sang Et là, ça va saigner. de mémoire pas un texte sans hémoglobine ou mention d'un élément du système cardio-vasculaire et c'est cohérent. Dans cette partie l'auteur traite de la mort des proches, de la vieillesse, du temps, de la vie et comment la vivre au-delà de la condition humaine. Cette partie est pour moi, plus intime et à la fois plus générale sur cette thématique, le trop intime qui me dérangeait sur les textes précédents sert une thématique universelle. Rien de nouveau sous le soleil, mais ce n'est pas ce que l'on demande. C'est beau, le rythme retrouve des embardées qu'on avait perdu dans la monotonie alcoolique. Les images reviennent, sans avoir la force de celles ouvrant le recueil, mais assez pour maintenir un grand intérêt jusqu'à clore le recueil. En effet, assez compliqué de mettre une note tant le contenu est disparate. On retrouve souvent un goût de la belle phrase, un phrasé intéressant, omniprésence du corps et un jeu de funambule entre charme et grivoiserie. J'ai aimé ce recueil, et si je croise le chemin d'un autre texte de monsieur Vinicius je le lirai certainement ! Cependant, la partie centrale m'a réellement paru laborieuse, c'est pourquoi je ne peux allouer un 4 à ce livre.

Accéder à la fiche de l'auteur : Paul VINICIUS

Ouvrage cité dans l'article : la chevelure blanche de l'avalanche

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Actualite_239

07 novembre 2019

Recension dans "Masse critique" de Babelio par au_fil_despages

Critique de au_fil_despages 2210/2019 Aussi loin que mes souvenirs me le permettent, j'ai toujours aimé la poésie. Pour moi, elle est l'un des "outils" les plus évidents pour s'ouvrir et mettre des mots sur ses sentiments. Je l'avais laissée un peu de côté ces dernières années, mais depuis quelques mois j'en relis à nouveau. J'ai donc été ravie de recevoir Nuit Marine d'Alain Crozier. Et je n'ai pas été déçue tant par les différentes poésies du recueil que par la qualité du livre. J'ai été touchée par certains vers si réalistes : " La mémoire du corps Me rappelle à elle Je sens ses mains. Je sens mes doigts. Cette odeur qui reste là, Comme sa pression En sensation." La plupart des poèmes sont courts. Et ça m'a plu. Inutile de trop en dire quand on peut aller à l'essentiel en quelques mots. Seule interrogation, les poèmes n'ont pas de titre, ce qui pourrait donner à penser qu'il s'agit en fait de 4 très longs poèmes, plutôt qu'une soixantaine courts. Nous n'avons pas d'indice, mais moi j'ai vu des poèmes courts. Probablement parce que c'est ce que je préfère. La poésie d'Alain Crozier n'est pas celle que l'on lit à l'école ou dans des recueils de poètes connus. La rime n'est pas toujours là mais ce n'est pas gênant. A partir du moment où ses mots nous parlent, pourquoi faudrait-il absolument que ça rime ? Je finirai cette chronique par quelques vers qui m'ont touchés : "On s'est souvent manqué, Surtout moi. On s'est définitivement manqué. Surtout toi. Ce n'était pas une façon de se dire au revoir..." (Livre lu dans le cadre de l'opération « Masse Critique » de Babélio)

Accéder à la fiche de l'auteur : Alain CROZIER

Ouvrage cité dans l'article : nuit marine

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Actualite_238

07 novembre 2019

Recension dans Masse critique de Babelio.

"Entre les cils", petit ouvrage de poésie est un petit chef-d’œuvre pour ceux qui aiment ce genre littéraire. Isabelle Poncet-Rimaud est une femme très sensible. En quelques mots, elle retrace les évènements tragiques qui ont endeuillés la France et le monde entier en 2015. Les évocations légères, à demi mot, chuchotées, murmurées, distillent le fiel lancé sue le sol de notre pays. "Incrédule, la forêt des hommes s'est figée." La marche inexorable du temps qui passe, n'efface pas les traces de sang figé à jamais dans la terre. de la tendresse, de la sensibilité, de la mélancolie, la justesse des mots, le rythme des phrases nous transportent dans son univers poétique. J'ai beaucoup aimé le poème intitulé 13 novembre 2015. "Les mots s'inclinent, les mots se taisent. Des lèvres crevassées de la terre montent la douleur des vivants ; Que répondre au loup errant, au hurlement lugubre qui voile lune et soleil ? les mots s'inclinent, les mots s'éteignent ; Un jour, peut-être, se souvenir du verbe aimer." Merci beaucoup Isabelle pour tous ces mots qui portent cependant beaucoup d'espoir. Critique de lulu8723

Accéder à la fiche de l'auteur : Isabelle PONCET-RIMAUD

Ouvrage cité dans l'article : Entre les cils

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Actualite_237

07 novembre 2019

Recension dans Masse critique de Babelio par Fx1

https://www.babelio.com/livres/Canat-de-Chizy-Cache-devoile/1152058/critiques/2030455. "Bonjour à tous et toutes !!! Votre serviteur est heureux de vous retrouver !!! Aujourd'hui, nous allons parler d'un style littéraire qu'à sa grande honte, votre serviteur ne connait que trop peu, aujourd'hui nous allons parler de poesie. Tout d'abord un grand merci aux éditions "Jacques André Éditeur" d'avoir fait parvenir à votre serviteur cet opus. Il convient de saluer de prime abord, la maquette de cet opus, qui de par son apparence, plonge le lecteur dans le contexte de la poesie avant même d'avoir entamé la lecture. En effet, l'on à sous la main, comme une sorte de "cahier", qui nous rappelle que les poètes s'expriment principalement sur ce style de recueil. Le papier est ici d'excellente qualité, très agréable au toucher. Premier point positif. Venons en au sujet principal : le contenu. Le contenant est beau, le contenu l'est il tout autant ? Point de suspense .... Oui, le contenu est beau, très beau méme. D'une beauté qui ne se dévoile pas facilement, qui doit s'apprivoiser, ce qui en matière de littérature, comme de cinema ou de musique s'avère un gage de qualité. Et elle est au rendez vous ici, cette qualite... L'opus est court en volume certes, mais il vaut mieux 60 pages d'une prose remarquable, que 900 pages d'une prose débile tels les thrillers ou les trucs d'horreur. Mme Valérie Canat de Chizy est une artiste, une vraie, au sens le plus noble du terme. Elle aime tellement les mots, qu'elle en fait un usage parcimonieux, préférant le peu qui s'avère beau, au volumineux qui s'avère fade. Son art est introspectif, il demande au lecteur une faculté d'adaptation, elle ne va pas le chercher, il doit venir vers ces mots, pour en goûter la quintessence. Pour mieux s'imprégner de ce texte, votre serviteur l'a lu à haute voix, s'enregistrant, afin d'offrir à cette prose si belle et si intime, le privilège d'être libérée de ces pages. Ce texte ne s'adresse pas à ceux pour qui la lecture s'avère juste un divertissement et qui s'abrutissent avec des thrillers avec des supers méchants, ce texte s'adresse à ceux pour qui la lecture est un mode de vie, pour qui le fait de lire s'avère vital, et de ne pas lire n'importe quoi. Votre serviteur a honte après avoir lu ce texte, d'être passé si longtemps à côté de cet art si singulier et si beau qu'est l'art du poète .... Merci de votre attention, prenez bien soin de vous, et lisez des livres !!!! "

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Ouvrage cité dans l'article : Caché dévoilé

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Actualite_236

05 novembre 2019

Hommage à Jacques Lovichi à La librairie-restaurant des Arcenaux avec Jean Poncet et Jacques André éditeur, mercredi 20 novembre à partir de 18h30.

"Un an et trois jours après que Jacques Lovichi nous a quittés, Jacques André, qui a publié son dernier recueil poétique, et moi organisons une soirée à sa mémoire. On y évoquera les diverses facettes de son œuvre et, surtout, on y lira ses poèmes. Nous serions heureux si vous pouviez participer à cette manifestation qui se veut amicale et poétique, pas funèbre ! Ceux qui le souhaitent pourront prolonger la soirée au cours du dîner qui suivra - et qui n'est qu'optionnel. N'hésitez pas à faire suivre ce message à vos amis et connaissances. A bientôt, j'espère.La librairie-restaurant des Arceneaux et Jacques André éditeur rendront mercredi 20 novembre hommage à Jacques Lovichi". Jean Poncet.

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Ouvrage cité dans l'article : Mythologies de haute mer

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Actualite_235

05 novembre 2019

Rencontre et lecture poétique à la Librairie La Virevolte jeudi 14 novembre à 19 heures.

La Librairie La Virevolte et Jacques André éditeur vous proposent une lecture poétique et musicale avec à la guitare Nicolas Guay. Seront proposés à la lecture, Caché dévoilé son dernier recueil, Pieuvre et Poétry. Présentation Alain Wexler.

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Ouvrage cité dans l'article : Caché dévoilé

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Actualite_234

17 octobre 2019

Recension de Alain Nouvel dans Recours au Poème

( Avant-)dernier cri de Patrick Argenté Par Alain Nouvel| 15 octobre 2019|Catégories : Critiques, Patrick Argenté La coll. POÉSIE XXI de chez Jacques André éditeur se veut sobre, les textes y sont « nus, sous l’éclairage sans concession d’une typographie elle-même dépourvue d’artifices. Seule la chaleur du papier, ivoiré et bouffant, va permettre aux mots de reposer sur une surface douce, profonde et bienveillante. » L’éditeur nous prévient, rien ne sera de trop dans cette collection et, dès l’abord, on entre si l’on peut dire, « au cœur d’une voix ». C’est, avec Patrick Argenté, un enfant désabusé qui parle. La poésie ne sauvera pas le monde, ni même « son » monde Patrick Argenté, Dernier cri, Jacques André éditeur, 2018. sauvera pas son homme elle s’apparente plutôt au royaume de poudre de perlimpinpin dans les pages du missel Ou mi-poivre pour jeu de mots baroque facile éternuement Il s’agit de jouer encore un peu mourras plus tard Mourir n’est rien, parler c’est jouer à la vie, à la mort et s’ouvrir au poème serait s’éveiller au sommeil :` j’entends tout tu vois quand je dors Bien plus, il s’agit de « conter des riens », d’aimer les cloportes, d’être attentif à la présence ténue têtue de la lampe cette loupiote de la conscience inconsciente qui s’éteint si je me réveille : je me lève la lampe est ensommeillée Il m’est arrivé, en lisant, de penser au premier St-John Perse, celui d’Eloges : Maintenant laissez-moi, je vais seul. Je sortirai, car j’ai affaire : un insecte m’attend pour traiter Sauf qu’ici, peu sont pris à témoin, que le poète n’a affaire qu’avec lui-même et que l’humour (noir) affleure en permanence : si les morts qui sont bien cuits revenaient Le poète n’emploie pas de grands mots mais des petits, il ne peut pas grand-chose au monde si ce n’est rester présent, à travers la présence, la précision des mots. on ne possède rien En revanche, on voudrait coller son nez à la cloison chaude du monde Et on aborde à « Dernier cri », le deuxième ensemble du recueil, partie donnant son titre au tout. Pas facile de parler de Calais, de la Jungle, des réfugiés venus de Syrie, du monde entier pour s’entasser là. Un regard poète n’est pas de trop pour donner corps à ces « ombres » qui sont aussi des vies et des histoires, qui sont d’autres « nous ». si n’avions plus que maisons de cendres l’âme est légère de peu de poids peu de matière (…) serions alignés dans les ruelles morts déjà (…) je garde dans mes paumes l’odeur irréconciliable de ces hommes transis Le poète, témoin de peu de poids mais conscience aiguë du monde, depuis sa fenêtre, chante avec peu de mots. En les élidant, il s’élide. Ce deuxième ensemble déteint, si l’on peut dire, sur le troisième, « D’où vient le bleu » dont le titre semble promettre plus de sérénité et de beau temps mais qui évoque aussi la noirceur du monde. Ce troisième ensemble est hanté par ce thème de l’homme à sa fenêtre, son appétit de voir féroce homme qui, néanmoins, ne voit rien. Cette méditation sur la fenêtre est très inspirée, très belle, très ample, ouvrant l’âme vers le dedans du dehors ou le dehors du dedans, la « fenêtre » évoquant Baudelaire tout aussi bien que les écrans contemporains, quels qu’ils soient. Sauf qu’une fenêtre peut rester fermée ou bien s’ouvrir. Être à la fenêtre, c’est aimer cette appartenance au courant d’air. nous ne tenons à rien qui soit plus solides que nuages si ce n’est notre goût ensablé de la terre et notre entêtement à ne pas nous dissoudre Le poète est donc cet homme à sa fenêtre qui regarde depuis cette frontière entre dehors et dedans le monde comme il va, comme il ne va pas. Lieu ni d’espoir ni d’angoisse, et pourtant : je n’attends rien je suis à ma fenêtre peut-être que nous n’aurons plus jamais de quoi ouvrir notre simple compassion ni nos volets mais « la vie n’attend rien de moi » (…) En somme, voici une poésie belle et sans illusion, sans trop d’amertume non plus, sur « le rôle du poète ». Une conscience modeste et lucide, un cri se faisant le simple écho du grand cri du monde. https://www.recoursaupoeme.fr/avant-dernier-cri-de-patrick-argente/?fbclid=IwAR2uUlgPwGBMsCPRLUE_RP6B7yLS11-H6G4NSz9GogRDi-VYIfI2onpMs7Y

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Ouvrage cité dans l'article : Dernier cri

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Actualite_233

17 octobre 2019

Recension de Philippe Leucks dans Recours du poème

Comme « abrégé d’un ouvrage antique », selon la définition du Petit Robert, « épitomé » s’applique sans doute à cette étude sensible des traces du vivant et du disparu, selon un regard qui puisse énoncer ces relations intimes avec le temps auquel nul ne peut déroger, selon une écriture très elliptique qui force à la densité quand elle énumère ce que la nature éveille et rétrécit et fait vieillir. Le corps vieillissant, la traque de la moindre ride nous conduisent inexorablement de l’autre côté du vif, encore faut-il ne pas négliger ces cheminements entre « glaise » et l’air qui nous convainc d’être bien vivant. Cette poésie, étrange par la scansion, les dérapages, les boucles, la ponctuation, interroge l’antérieur de nos vies, ces « gloires » anciennes, ces beautés qui ne sont plus : La nuit vient en dormant pour s’emparer de nos lointains enfouis (p.41) Anne-Lise Blanchard, Epitomé du mort et du vif, Jacques André Editeur, coll. Poésie XXI, Lyon, 2019, 66 p. — 12,00 €. Ailleurs, c’est pour constater « le saignement/du ciel » ou une « saison qui s’affaisse », sinon parfois « débusquer le rire/ d’un enfant » allège le vivre. La vie, souvent, a de ces « hoquets » ; le cheminement donne à « la langue » ses nœuds, et il faut persévérer coûte que coûte. Le ton, celui de la noble désespérance, dans le sillage hardi de Michaux (un fragment de « Poteaux d’angle ») ou de Bernard Noël, fait jaillir du cœur, du corps ces accents de vérité nue, quand tout « séquestre », obscur, tourmentant « la naine, trop naine », allégorie de la poète en son récif perdu au milieu des questions sans réponse. Aux poèmes en vers libre de la première section succèdent des proses que le titre « Glaise » insinue au ras du sol, dans le cheminement anxieux, paralysant d’une « lente progression » intime, existentielle, qui impose, non seulement le silence, mais la précipitation de tout mot, qui serait inutile. Une poésie, pas toujours aisée à suivre, parce que féconde, riche, complexe : est-il facile de suivre les modulations d’une âme qui, âpre et sûre, énonce sa vérité fluctuante, mise en doute aussitôt que posée ? Juste fermer les yeux pour contempler les filaments de vieillesse se mettre en place. (p.59) Le constat est terrible.

https://www.recoursaupoeme.fr/anne-lise-blanchard-epitome-du-mort-et-du-vif/?fbclid=IwAR2BMp0wasBOInWCPR58YCLfckrS1UzNQfHplCI6-9Thm-aYFcWm-qZ-ftY

 

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Ouvrage cité dans l'article : Épitomé du mort et du vif

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Actualite_232

12 octobre 2019

Recension des publications franco-roumaines/Jean-Pierre Longre/http://livresrhoneroumanie.hautetfort.com/

La poésie, la vie Paul Vinicius, La chevelure blanche de l’avalanche, poèmes choisis et traduits du roumain par Radu Bata, Jacques André éditeur, 2019 On commence avec une « goutte de pluie » et on finit avec « le sens du globe terrestre ». Entre les deux, entre infiniment petit et infiniment grand, et contenu en eux, c’est tout un monde qui se décline en « avalanches » de mots choisis et mêlés et en images foudroyantes et apaisantes, en vers musicaux et en oxymores audacieux (voir « le passé postérieur »), en cauchemars puisés dans « les entrailles des songes » et en synesthésies sonores et colorées. La poésie de Paul Vinicius est à la fois limpide, dense, riche, dépouillée, sombre, lumineuse. En plus il faut le croire sur parole : « sans poésie musique et toi / je n’aurais jamais été / qui je suis ». Ce « toi » qui se glisse entre « poésie musique » et « je » ? Suivons-le (la) dans le filigrane des textes, guidés par « ses merveilleuses jambes / d’une longueur extravagante », jambes aux suggestions érotiques et aux résonances musicales, devenant « pianos, clarinettes, saxos, percussions, syncopes… », mais qui ne sont pas les seules à susciter l’amour : il y a les sourires, la nature, les oiseaux, les saisons… L’amour la poésie, quelque chose d’éluardien. Comment rendre compte de toutes les dimensions d’un recueil qu’on n’aura jamais fini d’explorer ? Un recueil où les quelques discrètes évocations de la Roumanie rappellent d’où il vient (le choix et la traduction de Radu Bata, lui-même poète français d’origine roumaine, inventeur des célèbres « poésettes », montre combien les affinités profondes entre l’auteur et son traducteur sont indispensables) ; un recueil où métaphores et comparaisons insolites, parfois déstabilisantes, ouvrent des horizons colorés, des paysages urbains nocturnes, des souvenirs « phosphorescents », une nature lumineuse (« septembre est arrivé / comme un chapeau sur un soleil »), des personnages imprévisibles (on se prend à croiser Ionesco, Rimbaud, Brancuşi, Dali, Kafka, Tarkovski…) ; un recueil dans lequel se pose la question de l’identité et du rapport au monde (pour un « je » qui se dit « au degré zéro / d’adaptabilité ») ; un recueil dans lequel, aussi, l’humour mâtiné d’absurde et arrosé de quelques bonnes bouteilles fait bon ménage avec l’inquiétude. Un recueil qui fait vivre, comme le suggère le poème intitulé « Journal aux feuilles blanches » : « les jours passent à côté de moi comme un chapelet de détenus bonjour bonsoir bonne nuit le cendrier plein de mégots le verre vide et sur les étagères les livres qui m’habitent la vie ». Les livres, la poésie. L’essence de la vie. Jean-Pierre Longre www.jacques-andre-editeur.eu

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Ouvrage cité dans l'article : la chevelure blanche de l'avalanche

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Actualite_231

23 septembre 2019

Jeudi 3 octobre à la Librairie Michel Descours Lyon 2è de midi à 14 heures

Le 10 novembre 1618, veille de la Saint-Martin, déambulant dans les rues, je pense avec mélancolie aux grandes fêtes que nous consacrons à ce saint, notre saint patron en Touraine. Mes pas me conduisent alors devant une affiche placardée dans la ville, proposant en flamand un problème mathématique. Devant cette affiche se trouve un certain Isaac Beeckman, âgé de vingt-huit ans, donc mon aîné de six ans, venu de Middelburg. Nous engageons la conversation en latin. Il me traduit la question posée. Je me targue aussitôt de la résoudre. Beeckman s'étonne de découvrir un apprenti savant sous le corselet d'acier et l'écharpe orange du militaire...

Accéder à la fiche de l'auteur : Odile NGUYEN SCHOENDORFF

Ouvrage cité dans l'article : je suis... René Descartes

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Actualite_230

23 septembre 2019

20 septembre à La Librairie Les Nouveautés Paris

"Une soixantaine de personnes à la librairie Les Nouveautés, ce vendredi 20 septembre autour des Lectures des Silencieuses de Christine Durif-Bruckert, Jacques André Editeur, Un duo magnifique où se sont mêlés les voix de la comédienne Aude Rouanet et le langage des signes de Eve Caristan"

Accéder à la fiche de l'auteur : Christine DURIF-BRUCKERT

Ouvrage cité dans l'article : Les Silencieuses

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Actualite_229

17 septembre 2019

Samedi 28 septembre 2019 conférence « Jean-Jacques Rousseau et le Vietnam : la colonisation, la nature, le philosophe »

à 14h30 au siège de l’UGVF (Union Générale des Vietnamiens de France) – 16 Rue du Petit Musc, 75004 Paris. Initiative lancée conjointement par l’Association d’amitié Franco-Vietnamienne – AAFV et l'association « Rousseau à Montmorency ». Parmi les intervenants : Odile NGUYEN SCHOENDORFF, professeure agrégée de philosophie à Lyon, auteure de « Je suis … Jean-Jacques Rousseau » : Rousseau le philosophe. https://www.rousseauamontmorency.fr/

Accéder à la fiche de l'auteur : Odile NGUYEN SCHOENDORFF

Ouvrage cité dans l'article : Je suis...Jean-Jacques Rousseau

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Actualite_228

11 septembre 2019

Vendredi 20 septembre lectures vocale et en langue des signes à la librairie des Nouveautés Paris de 18h à 20h

C’est comme dans un conte. Laissée à elle-même, Suzanne avait grandi dans un monde indifférent et isolé, à l’orée d’une forêt. Arrachée à cet univers qu’elle était parvenue à s’approprier, elle se retrouve chez sa grand-mère, après un passage malheureux en pensionnat. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive, car on ne lui dit rien. Au fil des années, elle hante la pénombre et le silence austère des petites pièces d’un appartement-prison, devenant l’otage de songes qui ne font aucun bruit mais qui envahissent sans retenue son esprit et son corps. Elle ne doit sa survie qu’à son imagination et à la fabrication obstinée de repères anodins, un jeu de petits chevaux... Entre jeux et rêves, elle fait feu de tout bois. Recluse, elle sait qu’il y a un horizon, même si elle ne le voit pas. Elle finira par s’enfuir.

Accéder à la fiche de l'auteur : Christine DURIF-BRUCKERT

Ouvrage cité dans l'article : Les Silencieuses

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Actualite_227

11 septembre 2019

mardi 17septembre à la maison de la Poésie Rhône-Alpes de Saint Martin d'Hères 19:30

Un combat contre l'ange Quand on lit les textes d’Anne-Lise Blanchard, à la condition de se refuser à toute lecture superficielle, rapide ou préorientée, on est amené – dans la douceur – à admettre que la seule concession que nous ayons le droit de faire, c’est à la vie, et à rien d’autre. Avec son écriture épurée, lisse et discrète, Anne-Lise Blanchard s’écarte de la tendance actuelle où l’on voit, dans toute sa suffisance, le « moi » supplanter le « je », ce qui appelle déjà au combat. Je voudrais évoquer par conséquent le magnifique tableau de Delacroix qui orne la chapelle sud de l’église Saint-Sulpice – haut lieu poétique s’il en fût – représentant le combat de Jacob contre l’ange : Jacob se trouve à la croisée de deux chemins, dont l’un descend vers la foule, la fureur et la poussière dans de vains combats, et dont l’autre se voit barrer le passage par un ange musclé. Mais Jacob est déterminé ; il a posé ses bagages inutiles, il a jeté sa lance qui pointe en direction de ce sentier qui gravit la montagne à travers une épaisse forêt. Loyal jusqu’au bout, il affronte à mains nues l’ange qui le retient à la façon d’un sparring partner. On sait que Jacob forcera le passage. En effet, ne vous y trompez pas ! Cette petite femme de 40 kilos, elle vous le fera tomber, l’ange ; c’est une combattante, elle en a vu, elle en a fait, elle en a écrit. Comme le moine zen de la légende, elle marche lentement vers le lecteur, elle avance une main, et elle le fait tomber à genoux devant la réalité, devant la vie. C’est un poète, je vous dis. JA

Accéder à la fiche de l'auteur : Anne-Lise BLANCHARD

Ouvrage cité dans l'article : Épitomé du mort et du vif

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Actualite_225

11 septembre 2019

Lecture musicale samedi 21 septembre à la chapelle Saint-Ourzal de Porspoder (Finistère) avec Ronan Robert à l'accordéon diatonique

"À la chapelle Saint-Ourzal, à Porspoder, aujourd’hui, on pourra prendre son temps, s’attarder devant les photographies de Nadia Lhote et les sculptures de Joé Lhote, avant d’assister à la lecture que Patrick Argenté donnera de ses poèmes extraits de son recueil paru en 2018 (Jacques André Éditeur) Dernier cri, accompagné par Ronan Robert, à l’accordéon diatonique. Ce qui les rassemble ici, ce n’est pas une volonté illustrative. La musique de Ronan Robert qui ne tente pas de traduire ce que les poèmes de Patrick Argenté évoquent, est une création à part entière. On ne cherchera pas non plus des correspondances thématiques entre les poèmes, les photographies et les sculptures. C’est davantage une sorte d’unité de regard que l’on pourra découvrir à travers ce monde où de petits hommes se promènent. Si les poèmes de "Patrick Argenté évoquent des petits riens de la vie mais aussi le drame des migrants, et l’ouverture peut-être de sa fenêtre intérieure sur le monde, c’est aussi ce que l’on pourra ressentir devant les photographies de Nadia Lhote, vastes paysages où l’œil du photographe n’a pas manqué les petites silhouettes étonnées qui s’y trouvent ainsi éternellement saisis. Et sans doute pourra-t-on également retrouver un semblable arrêt sur image devant les personnages, les animaux, les arbres, que Joé Lhote nous propose. Ce sera à chacun de trouver son propre fil d’Ariane, depuis les poèmes du placitre jusqu’à l’exposition et à la lecture musicale. On espère que le visiteur gardera de cette journée, le souvenir de véritables rencontres à la Chapelle Saint-Ourzal."

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Dernier cri

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Actualite_224

08 septembre 2019

Recension de Maryline Bertoncini dans Recours au poème

https://www.recoursaupoeme.fr/guy-allix-michel-baglin-je-suis-georges-brassens-les-copains-dabord/ Guy Allix & Michel Baglin, Je suis… Georges Brassens, Les Copains d’abord Par Marilyne Bertoncini| 6 septembre 2019|Catégories : Essais & Chroniques, Guy Allix, Michel Baglin La collection « je suis… », dirigée par Jean-Paul Chich, donne la parole – par plume interposée – à des figures littéraires, politiques, scientifiques… dont le nom a été attribué à un établissement scolaire – elle constitue ce que l’éditeur nomme « un Panthéon de papier » en tête de la liste des titres : presqu’une cinquantaine de noms de personnalités d’exceptions qui défendirent les valeurs de la République. Pas sûr que Georges aurait aimé cette introduction, lui, l’anar, le libertaire, qui a si souvent brocardé les honneurs et les institutions… et qui donne son nom à pas moins de 236 établissements scolaires… l’apothéose pour cette « mauvaise herbe » qui faisait peur aux « braves gens » et se moquait des trompettes de la renommée avec beaucoup de provocation… C’est bien lui pourtant qu’on entend, sous les plumes conjuguées de Guy Allix, poète baladin interprétant ses textes et ceux des autres avec sa guitare, et de Michel Baglin, poète, directeur de la revue Texture, et cheville ouvrière du festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée. Michel a tiré sa révérence juste avant la sortie du recueil, dont il a suivi les corrections jusqu’à la fin, malgré la maladie tenue secrète – en vrai fils de Brassens, le brave. Il n’a pas assisté aux hommages tenus à l’espace Brassens et ailleurs, même si ses mots et son esprit planaient sur Sète en juillet, tant il manque à tous ceux qui l’ont connu. D’ailleurs, la 4ème de couverture semble aussi parler de lui, quand lui et son complice font dire à Georges : Guy Allix & Michel Baglin, Je suis… Georges Brassens, Les Copains d’abord, Jacques André éditeur, 2019, 99p., 10 euros. Je voudrais, si vous me le permettez, qu’on se souvienne de moi pas seulement pour avoir passé ma vie à écrire des chansons et les avoir interprétées… ces chansons étaient avant tout une forme de poésie, des célébrations de la vie, de l’amour et surtout de l’amitié. J’ai tellement aimé mes amis. C’est donc Georges qui parle dans ce petit opus, comme une conversation à cœur ouvert, avec les mots de ses chansons, illustrés par de délicates encres réalisées par FredKha, non créditée, et on le regrette, tant elles ajoutent de tendresse à ce portrait d’un ours pourfendeur de bourgeois et de bien-pensance, dont les textes résonnent encore avec beaucoup d’actualité. Qu’on songe à l’époque du mouvement « metoo » et des luttes pour le respect des femmes combien résonne moderne sa superbe « non demande en mariage » ou sa « complainte pour les filles de joie », sans compter la revendication de « Quatre-vint-quinze pour cent » ! Et l’attention portée à la misère et à la solidarité qui l’accompagne, à travers l’ensemble de ses textes, fait pendant à l’actuelle violence d’une société où s’accroissent les écarts entre « bourgeois et gueux » ostracisés par le retour du mépris de classe. De l’enfance sétoise du mauvais sujet dont la famille n’a pas soutenu les projets d’études musicales, en passant par les rencontres faites à Paris, chez Jeanne (dont la chanson éponyme vante l’universelle générosité), la bohème et sa misère, les débuts tardifs sur scène, et la soudaine notoriété, l’amour de Pupchen jamais démenti et les amitiés jamais reniées… on découvre aussi des éléments de la « fabrique » des chansons, technique ou sources d’inspiration, on se remémore le timide bourru créateur d’esclandres, enthousiamant les salles, on découvre la lutte contre la maladie et la confrontation avec la Faucheuse, souvent tournée en dérision mais si tôt présente dans la vie de l’artiste… On a envie de réentendre les disques, d’entonner de nouveau avec lui Le Gorille ou L’Orage… On est pris – ému, et heureux . Très sérieusement, ce petit ouvrage indispensable aux amoureux du grand Georges offre des repères chronologiques et la liste des personnages importants de sa « bande de cons », ainsi qu’affectueusement il nommait, par antiphrase, ses amis. Et on se dit aussi que, modestement, puisqu’on l’aime, on en fait un peu partie .

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Ouvrage cité dans l'article : je suis... Georges Brassens

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Actualite_223

03 septembre 2019

Poème du mois choisi par la bibliothèque de Surgères

parfois je me sens grande puis la blessure se réveille mes vieilles peurs mon sentiment de différence je voudrais redevenir petite caché dévoilé.- Valérie Canat de Chizy (collection Poésie XXI).- © Jacques André éditeur, Lyon 2019 Poème offert avec l'autorisation de l'éditeur

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Ouvrage cité dans l'article : Caché dévoilé

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Actualite_220

19 août 2019

Café de Flore à Paris, 172, boulevard St-Germain mardi 17 septembre 2019 de 18h30 à 21h00 HOMMAGE A MICHEL BAGLIN Par GUY ALLIX

Fil de MémoireS - Conférence rencontre...rappel... "Et je crois voir s’étendre, un coteau vert, que le couchant jaunit, puis un château de brique à coins de pierre, puis une dame, à sa haute fenêtre que, dans une autre existence peut-être, J’ai déjà vue ! — et dont je me souviens !" Gérard de Nerval Je suis heureuse de vous inviter déjà ( entrée "ouverte") pour une rencontre conférence au Café de Flore à Paris, le mardi 17 septembre 2019 de 18h30 à 21h00. "Fil de MémoireS". Mémoires au pluriel. Cette rencontre est dédiée à notre cher Michel Baglin et Guy Allix nous dira « un peu » Michel en début de rencontre... même s’il faut plus qu’une vie entière pour dire notre cher Michel...je remercie infiniment Guy qui venait pour assister à cette rencontre et à qui j’ai demandé de nous dire, en « si peu » notre cher Michel Baglin. Nous aurons par ordre d'intervention : - Alain Hoareau qui parlera de L'Altérité - Andréas Becker nous dira L'Effacement - Pierre Perrin racontera L'Oubli - Virginie Megglé enchaînera avec La Métamorphose - Brigitte Maillard est prise en Bretagne à cette date, mais nous parlerons de Renaissance. La renaissance fait partie du Fil de MemoireS, fil de vie. Vous aussi, nous direz votre fil de MémoireS...fil de vie (s). L’entrée est « libre ». Ce sera la première rencontre d'un cycle que je mets en place et je vous espère des nôtres déjà ❤ Jeanne Orient

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Ouvrage cité dans l'article : je suis... Georges Brassens

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Actualite_219

27 juin 2019

Bel hommage de Georges Cathalo dans la revue Décharge de juin (182).

Actualite_218

10 juin 2019

Galerie Jean-Louis Mandon, mercredi 12 juin 19 h, lecture en musique et dédicace de l'ouvrage

Galerie Mandon, 3 rue Vaubecour Lyon 69002

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Ouvrage cité dans l'article : Entre les cils

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Actualite_217

10 juin 2019

Entretien avec Marie-Angé Sebasti dans Coïncidences poétiques juin 2019

Retrouvez l'intégralité de l'entretien sur : http://coincidencespoetiques.fr/entretiens/entretien-avec-marie-ange-sebasti/?fbclid=IwAR133mmRqNUzgrREuFwLqaMO_tPww2eIiM1cO5_gcgaIvFteAJb6Uz8tJgU

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Ouvrage cité dans l'article : La Caravane de l'orage

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Actualite_216

24 mai 2019

Note de lecture dans la revue Verso 176 - Le cheval qui pleure

CHRISTINE DURIF-BRUCKERT, LANGUES - Jacques André éditeur, 2018

 

Le recueil « Langues » aborde les langages du corps. Le corps dont parle Christine Durif-Bruckert est vu sous l’angle de la psychologie. Il est régi par l’inconscient, les émotions, la douleur psychique. Au début du recueil, nous assistons à un ballet de corps désirants, avec des personnages qui se cherchent à travers l’autre pour mieux se retrouver, combler leur solitude. « Un jeu d’attirances organise l’espace / délimite des chemins / qui se mêlent / aux / incrédules trajectoires des corps ». Les corps ont mal. Ils se cherchent, cherchent à apaiser la souffrance intérieure, à trouver un équilibre. Mais cette quête est vouée à l’échec. « Certains cherchent leur double | Cherchent l’autre / Ne trouvent ni l’un, ni l’autre ». Ces corps sont mus, malgré eux « par le poids d’une intention qui ne se sait pas ». Ils se meuvent en une « géométrie dansante », à travers un espace brumeux, cotonneux, éclairé par une lumière blafarde. Le livre est découpé en parties. Dans « Chutes », il est question de l’angoisse, du vide, de la chute. « Sans aucune prise elle est tombée. / Chute sans élan / qui suit le corps / depuis le ciel jusqu’à la profondeur du sol. » Le récit est presque clinique. Il évoque la mécanique de corps dépossédés de leur identité, confrontés à l’autre, à l’espace, au désir, à l’amour, au vide, à la douleur. Christine Durif- Bruckert montre comment la blessure intérieure se répercute sur le langage du corps. Un corps qui devient lui-même fissuré, déchiré, à l’image de la plaie. « Langues » donne la parole au corps. Et « le corps ainsi animé devient poésie ». VERSO “Le cheval qui pleure” n°176 mars 2019

Accéder à la fiche de l'auteur : Christine DURIF-BRUCKERT

Ouvrage cité dans l'article : Langues

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Actualite_215

10 mai 2019

Recension dans le littéraire.com de Jean-Jacques Gavard-Perret

http://www.lelitteraire.com/?p=48937&fbclid=IwAR1_jAjhS4AnZUSAE8N5BUzf6hP3GF3jx1m-6lqRFdPF_7vDQ2temro8zfs

Accéder à la fiche de l'auteur : Alain CROZIER

Ouvrage cité dans l'article : nuit marine

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Actualite_214

10 mai 2019

Recension dans le littéraire.com de Jean-Jacques Gavard-Perret

http://www.lelitteraire.com/?p=49758

Accéder à la fiche de l'auteur : Anne-Lise BLANCHARD

Ouvrage cité dans l'article : Épitomé du mort et du vif

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Actualite_213

10 mai 2019

Terre de femmes - extrait du recueil

https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2019/05/anne-lise-blanchard-la-nuit-vient-en-dormant.html

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Ouvrage cité dans l'article : Épitomé du mort et du vif

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Actualite_212

26 avril 2019

Salon du livre de la Clayette, Voyage en livres

Le plaisir de soutenir ce 1e salon du livre organisé par notre ami et poète Alain Crozier : La cité des clés, Les cités magnétiques, chants d'un oiseau de nuit, nuit marine.

Actualite_211

31 mars 2019

Mardi 2 avril, Librairie de la Place, 12 place Ambroise-Courtois Lyon 8e, métro D Montplaisir-Lumière

"Avec Jacques André Éditeur et nos deux Libraires , j'aurai le plaisir de vous accueillir pour vous présenter "Fraternellement, Charles JULIET" et rassembler les auteurs et artistes disponibles qui l'ont composé, quelques exemplaires seront disponibles à la vente. Nous causerons et partagerons un moment convivial. Le premier d'une série. Une autre rencontre plus festive encore sera organisée à Vénissieux Médiathèque Lucie Aubrac et Espace Pandora le 22 Mai 2019. Le livre peut être commandé chez Jacques André Éditeur ou acheté lors de rencontres organisées par la Cause des Causeuses. Programmation en préparation. Dessin aquarelle affiche La Beauté du Geste par Élodie Mazars". Marie-Thérèse Peyrin.

Accéder à la fiche de l'auteur : Collectif

Ouvrage cité dans l'article : Fraternellement, Charles Juliet

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Actualite_210

26 mars 2019

Recension revue Décharge - I.D n° 807 : Pas si différente

publié le 26 mars 2019 , par Claude Vercey dans Accueil « Je me voudrais parole claire / Et voudrais qu’à travers ma voix / Vous touchiez ma chair lourde et sage ». En plaçant ces vers d’Hélène Cadou en exergue à Caché dévoilé (aux éditions Jacques André), Valérie Canat de Chizy définit assez précisément dans quelle tradition poétique elle s’inscrit, qu’elle prolonge mezzo forte : Humbles, les mots ; modeste le propos : On ne peut dire / qu’il ne se passe rien ; le quotidien propose des pépites / au coin de la rue : au poète, tel l’oiseau, de ramasser bribes et brindilles pour en faire son nid. Le terme de recueil définit au mieux le livre de Valérie Canat de Chizy : à chaque page, on change d’humeur, d’objet, on passe sans transition de la tristesse au bonheur, d’un écho d’Alep ventre ouvert à l’anniversaire de papa, de pensées d’amour sur la peau à des notes sur l’écriture : j’écris // je raye //les mots sortent au compte-goutte. Plus que le propos, la forme assure la cohérence de l’ensemble, des poèmes de 6 à 10 vers maigres, non mesurés, distribués en distiques plus généralement, en monostiques parfois : parfois je me sens grande puis la blessure se réveille mes vieilles peurs mon sentiment de différence je voudrais redevenir petite Ici et là, rarement mais alors on ressent combien on touche alors au plus sensible, un poème comme celui-ci, qui repousse par comparaison les autres vers l’anecdotique. Un aveu pudique et douloureux, qui donne de fait tout son prix à ce caché dévoilé promis par le titre. peut-être accepter cette part de moi juste être au fond pas si différente mal accommodée * à la longue cela fatigue faire semblant d’être une autre personne qui entendrait Repères : Valérie Canat de Chizy : caché dévoilé. Editions Jacques André ( 5 rue Bugeaud – 69006 Lyon.) 64 p. 12€. Poèmes de l’auteur dans Décharge n° 178, 165, 163, pour ne retenir que les plus récentes livraisons. Chroniques régulières dans la revue Verso et sur le site Terre à ciel.

Accéder à la fiche de l'auteur : Valérie CANAT DE CHIZY

Ouvrage cité dans l'article : Caché dévoilé

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Actualite_209

15 mars 2019

EXPOSITION DU 2 MARS AU 23 JUIN 2019 MAISON DE PAYS MORNANT

Visite virtuelle de l'exposition en cliquant sur le lien http://maison-de-pays.pro.dns-orange.fr/visite-virtual/2019/teppaz.html

Surprise-parties, twist, découverte de la musique classique, d'Elvis Presley, des Beatles, ou de Richard Anthony, les adolescents d'après-guerre pourraient symboliser la joie étourdissante de leur jeunesse avec le microsillon, le 45 tours, et son support incontournable : l'électrophone, le TEPPAZ, cette merveilleuse petite valise sonore qui fit voyager la musique dans le monde entier et allait faire danser toute une génération, dans les salons, sous les préaux, au fond des caves... Aujourd'hui, les tourne-disque Teppaz sont dans les greniers ; ils ont rejoint les grammophones et les vieilles malles de voyage. C'est avec autant de nostalgie que de curiosité que Michel Loude, historien et biographe, a exploré la vie du créateur d'une entreprise qui fut un phare de l'industrie lyonnaise des 30 Glorieuses. Une grande histoire pour les collectionneurs et les nostalgiques.

 

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel LOUDE

Ouvrage cité dans l'article : Quand Teppaz faisait tourner le monde

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Actualite_208

14 mars 2019

Dans le cadre du Printemps des poètes

A l'invitation de TERRITOIRE DU POÈME, Anne-Lise Blanchard présentera ses derniers livres et notamment ÉPITOMÉ DU MORT ET DU VIF, VENDREDI 15 MARS 2019 à 15H30, BRASSERIE « LE FRANÇOIS COPPÉE » 1 Boulevard du Montparnasse Paris M° Duroc

Accéder à la fiche de l'auteur : Anne-Lise BLANCHARD

Ouvrage cité dans l'article : Épitomé du mort et du vif

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Actualite_207

10 mars 2019

Lancement du livre : Fraternellement, Charles JULIET le 2 avril 2019 LIBRAIRIE DE LA PLACE , 12, Place Ambroise Courtois, LYON, 69008

 

Evénement organisé par La Cause des Causeuses

mthpeyrin@gmail.com /06 23 63 23 43

https://la_cause_des_causeuses.typepad.com/a_cause_des_causeuses/

Actualite_206

10 mars 2019

Recension dans Coincidences poétiques par Georges Chich

Odile Nguyen-Schoendorff, Une année sans Martin, Éclipses, Jacques André éditeur, 2018. Bien énigmatique cette Année sans Martin. Martin c’est Martin Heidegger que l’auteure agrégée de philosophie n’a choisi d’abandonner dans des tiroirs qu’après que la polémique récente ait installé le fait que le philosophe allemand avait sciemment adopté le nazisme. Se libérer de Martin, ce serait aussi se dégager des démons familiers qu’Odile Nguyen-Schoendorff a décidé d’étaler sous les yeux du lecteur : les souvenirs lancinants, les cauchemars, mais aussi les rêves qui tournent dans sa tête comme des farandoles mélancoliques. Ce recueil de textes est une somme des expériences de vie qu’Odile Nguyen-Schoendorff a voulu mettre en poésie tout au long du temps, L’écriture c’est passer outre son passé/thaumaturgie du scarabée. Cette poésie est comme un vin trop fort qu’il faut boire lentement malgré l’amertume et l’acidité. Odile Nguyen-Schoendorff ne cherche pas à épargner le lecteur peut-être parce qu’il s’agit de tenir à distance le cercle menaçant des figures qui la hantent. Elle a d’ailleurs choisi de joindre à ses poèmes des reproductions de son frère Max, qui a semble-t-il occupé une part importante de son espace mental. Dans ces tableaux il y a du Bosch surréalisé sans les dictons et la morale, brut de reliefs oniriques faits de fragments accolés, enlacés, pressés, bouffant d’un chromatisme flamboyant. Chez elle l’intérieur est plus sombre et si elle ne parvient pas à se débarrasser totalement des images bouleversantes qui peuplent sa pensée, elle semble avancer plus tranquillement vers une introspection plus lucide et sans égards. Le classicisme des formes marque une base dans les œuvres de la poète et du peintre. Odile Nguyen-Schoendorff, elle, à des réminiscence de poèmes qui ont bercé ses solitudes. Elle joue d’ailleurs avec les vers sans jamais perdre le fil de ses dépits, attirée par les facéties des sons et par l’épaisseur des mots qui l’habitent. Elle chantonne un peu comme ferait une enfant délaissée. Premier mai Je n’ai rien dit du malheur/Aux yeux prune/Des arbres roux et roses/Pleurant froides leurs fleurs//Je n’ai rien dit/Des villes dépressives/De la voix enrouée/Des chants/Lourds d’avenir//Je n’ai rien dit de ceux/Qui ne renoncent pas Merci à Jacques André d’avoir publié ce livre très agréable à regarder, avec une belle qualité des reproductions. Georges Chich

Accéder à la fiche de l'auteur : Odile NGUYEN SCHOENDORFF

Ouvrage cité dans l'article : Une année sans Martin

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Actualite_205

03 mars 2019

Dans le cadre du Printemps des poètes Carte blanche poétique à Patrick Argenté mercredi 13 mars 2019 de 18h à 19h,

Dans le cadre du Printemps des poètes, médiathèque François Mitterrand de Lorient mercredi 13 mars 2019 de 18h à 19h, carte blanche poétique à Patrick Argenté qui lira des extraits de son dernier recueil "dernier cri". http://mediatheque.lorient.bzh/…/ev…/carte-blanche-poetique/

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Dernier cri

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Actualite_204

03 mars 2019

9 mars à la Librairie Decitre et le 14 mars à la Maison de l’International à Grenoble

"La Saison France-Roumanie 2019 bat son plein au mois de mars à Grenoble ! En vous attendant le 9 mars à la Librairie Decitre et le 14 mars à la Maison de l’International pour des shows sans pareil avec des artistes surdoué.e.s (voir programmes détaillés sur cette page FB), j’ai écrit une poésette (à l’instar des poètes «hommagistes» :) ) pour vous mettre en bouche cet événement aux jambes longues de french cancan : Astérix et Dracula la la land ————————————— (une saison bicéphale tournesol et rock&roll) cette année la France et la Roumanie se donnent la main par dessus l’Europe (et se font des appels du pied sous la table) sans tenir compte des Alpes des clichés qui les séparent du couple franco-allemand du PIB ou du qu’en-dira-t-on cette année la Seine et le Danube font l’amour sur une scène de théâtre devant des spectateurs médusés par ce mariage blanc et par les enfants de cette union plus étonnants et imprévisibles qu’une manifestation non déclarée à la préfecture cette année la lavande de Provence se laisse prendre dans les bras des tilleuls de Moldavie et tout l’hémisphère nord en est rond d’ivresse ce printemps Bucarest va danser sur le chant du coq et dans les défilés parisiens vont pousser les fleurs du folklore roumain comme dans un tableau de Matisse ce printemps l’accordéon fera zizi floflon avec la flûte de Pan la Transylvanie fera mumuse avec les Champs-Élysées et le french kiss sera offert gracieusement aux êtres en manque d’affection cet été les châteaux de la Loire et des Carpathes vont faire de l’échangisme de touristes consentants (comme des châteaux en Espagne devenus lieux de pèlerinage pour fantômes naturistes) et Grenoble eh bien Grenoble prendra un billet à la Maison de l’International pour voyager sur la carte de la Roumanie à travers mots et merveilles et mettre dans son assiette le soleil de l’orient en plantant un arc-en-ciel dans le cœur de la Mer Noire" Radu Bata

Accéder à la fiche de l'auteur : Radu BATA

Ouvrage cité dans l'article : Survivre malgré le bonheur

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Actualite_203

04 février 2019

Notes de lecture par Andrea Genovese dans Belvedere n°57

Actualite_202

17 janvier 2019

Lecture signature à la Galerie jean-Louis Mandon Jeudi 31 janvier à partir de 19 heures

"Avec pudeur, finesse, attention soucieuse, Évelyne Rogniat rend à l'œuvre d'art une de ses fonctions: enquêter, témoigner, pérenniser. Elle porte sur Jeanne Marie son regard de petite-fille, d'artiste, de femme. Photographies couleur sépia, vieux documents, collages délicats, passages de la vie, souvenirs rouillés, une bague de fiançailles, écritures anciennes, symboles terribles redécouvrent le passé." Extrait de la préface de Stani Chaine

Accéder à la fiche de l'auteur : Evelyne ROGNIAT

Ouvrage cité dans l'article : Rechercher Jeanne Marie

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Actualite_201

16 janvier 2019

9 - 25 mars 2019 / PRINTEMPS DES POÈTES / 20 ANS

"J’ai vu une enfance violentée rêver devant un amandier en fleurs. J’ai vu un homme emprisonné retrouver souffle à la lecture d’un poème. J’ai vu le ciel déverser des tonnes d’azur sur nos morts. J’ai vu la neige brûler moins que les larmes. J’ai vu le soleil consoler un coquelicot, et réciproquement. J’ai vu un arc-en-ciel en cavale sous l’orage. J’ai vu un ange noir chanter sous les étoiles. Je n’ai trouvé qu’un mot pour dire cela qui transcende le chaos, l’éphémère et la joie mêlés de nos vies : LA BEAUTÉ. Et comme pour donner raison à ce thème du Printemps des Poètes, Enki Bilal accepte d’en signer l’affiche et Rachida Brakni d'en être la marraine tandis qu’un faon traverse la tempête à l’instant sous mes yeux". Sophie Nauleau

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10 janvier 2019

CONFÉRENCE SAMEDI 12 JANVIER - 20h30

"Michel Loude, nous fait partager sa passion pour un industriel lyonnais inventeur de la boîte à musique de nos boums des années 50/60 : Marcel Teppaz" . Conférence proposée par l’association Louis Dunand Maison du patrimoine, Espace Jacotte Bellemin, 16 rue du 8 mai 1945 - 69540 Irigny entrée libre dans la limite des places disponibles.

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel LOUDE

Ouvrage cité dans l'article : Quand Teppaz faisait tourner le monde

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Actualite_199

06 janvier 2019

Recours au poème n°190 --note de lecture de Maryline Bertoncini

Adam Katzmann L’Homme revient C’est un tout petit volume dans la collection ivoire très dépouillée de l’éditeur, qui y présente des textes “nus, sous l’éclairage sans concession d’une typographie elle-même dépourvue d’artifices. Seule la chaleur du papier, ivoiré et bouffant, va permettre aux mots de reposer sur une surface douce, profonde et bienveillante.” Simplicité bienvenue dans un monde où l’apparence donne souvent au verbe un éclat trompeur : ici, aucun écran, aucune tricherie – les mots se défendent par eux-mêmes et réservent bien des surprises. De l’auteur, peu de choses nous sont livrées : 5 titres de romans publiés chez Jacques André, de 2004 à 2007 – la fiche qui lui est consacrée sur le site indique une naissance à Constantine en 1952 et divers voyages, desquels il tire des enseignements dont la liste (farfelue) surprend : “l’humilité au Cameroun, la Boxe coréenne à Séoul, le beer canyoning à Dublin, et le vol libre en supermarchés dans la banlieue parisienne” – autant que la présente occupation : “Il enseigne actuellement la philosophie à Lima, et s’exerce à l’art difficile de l’ingérence humanitaire avec de fréquents séjours en Bolivie”. .Je citerai intégralement également la 4ème de couverture, de la main de Jacques André, qui épaissit encore – ou élucide ? – le mystère de ce voyageur toujours en partance, dont le patronyme évoque – est-ce un hasard – de façon apparemment parodique, les sonorités de l’Adam Kadmon, l’Homme primordial : J’ai rencontré Adam Katzman à l’angle d’une ruelle obscure et d’un boulevard inondé de soleil. Je me souviens bien de cet instant, même si je ne me rappelle plus si c’était à Paris, à Buenos-Aires, à Dublin, Trieste ou Lisbonne. J’étais ébloui par la lumière du printemps, il surgissait de l’ombre, nous nous heurtâmes. Adam Katzmann est un habitant de l’exil, qu’il considère comme une vaste cité à caractère addictif. Il ne voyage pas, il s’en va. Il ne revient pas, il part ailleurs. Je compris immédiatement que cet homme allait prendre une place importante dans mon existence, voire qu’il allait la prendre, ma place. Mais, comme il a eu l’infinie délicatesse de ne pas exister, ce n’est pas gênant, en somme. J’ose en fin le publier. Entre oubli et souvenir, entre ombre et lumière, ce personnage épiphanique – qui a l’extrême délicatesse de “ne pas exister” (et j’entends ex-ister comme étymologiquement : sortir du néant) – ne serait-il pas un double de Jacques André lui-même – double ou doublure, comme de ces étoffes qu’on coud à l’intérieur des vêtements, double caché et au plus près de l’être qui les porte – le revers-poète ombreux d’un éditeur discret, qui affirme dans un monostique “Tu n’as pas pour fonction première d’être poète”? C’est bien “le poète”, le fil conducteur et le premier sujet du recueil : on le retrouvera par intermittence dans la suite des textes, qui ne constituent pas à proprement parler un parcours – poèmes plus ou moins longs, aphorismes – tel “tous les fleuves sont sacrés” à Michel D. Ou “Les filles / c’est comme les garçons // Avec des yeux // Et des rêves” – semi-haïkus et petits quatrains : “En de nombreux points de la terre de bleus lacs regardent les cieux et se font sombres comme des songes quand le soir les emprisonne. Ces poèmes, nés en des circonstances sans doute fort diverses, semblent cousus en habit d’Arlequin, si l’on poursuit la métaphore lingère qui a précédé… Sous le masque d’Adam Katzmann, l’auteur mène une réflexion distanciée, amusée, sur le rôle et le statut du poète – distance amusée et humour grinçant qui rappellent l’œuvre de Roland Topor, qui intervient dans un poème (p.20), et dont on retrouve l’esprit grinçant et surréaliste dans l’univers esquissé ici. Ainsi dans l’évocation du “trou noir” par lequel s’engouffre le poète du début, perdu au fond de lui-même car il a perdu la clé de la serrure inexistante d’une porte, tout aussi inconsistante, ouverte sur l’univers dans lequel “le métal de la clé aura fondu / à la température des étoiles”. Ainsi aussi – très noir, le dialogue ANTIPOÏEN, où le narrateur se propose de tirer un poète comme au tir au pigeon, puisque “l’espèce est en voie de disparition / et c’est tant mieux / c’est peut-être le dernier / et je veux me le faire” – ou le poème qui commence (p. 45) par une réflexion sur l’âme, et engage une pêche à main nue dans le néant, pour en tirer la surprise… d’un poème… A retenir aussi les rencontres métaphysiques – mais pas tant que ça – ou bien plutôt, d’une autre façon avec l’élégance de cette mélancolie dont on se rit plutôt que d’y succomber : plutôt pataphysiques, mais bien physiques et réelles, avec l’éternité qui n’a pas le temps de prendre un apéro, ou le destin qui n’est autre que l’Homme du titre, l’Adam des origines, celui qui revient et dont on ne se défait pas, comme on ne perd jamais son ombre.

Accéder à la fiche de l'auteur : Adam KATZMANN

Ouvrage cité dans l'article : L'Homme revient

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Actualite_198

09 décembre 2018

« La couleur des mots. Une saison grande comme un Centenaire » - Mairie du 3e Lyon - mardi 11 décembre de 18:30 à 21:30 - 18 rue François Garcin -

A l’occasion du Centenaire de la création de la Roumanie moderne et de la Saison croisée Roumanie-France, le Consulat Général de Roumanie à Lyon a le plaisir de vous convier à l’inauguration d’un évènement pluriculturel, « La couleur des mots. Une saison grande comme un Centenaire », qui aura lieu le mardi, 11 décembre 2018, à la salle d’exposition de la Mairie du 3e Arr. de Lyon (18, rue François Garcin 96003 Lyon).

Une vingtaine d’artistes roumains et français fêteront les « poésettes » de l’écrivain roumano-français Radu Bata, à travers des œuvres qui illustrent la Saison croisée Roumanie-France, confluence culturelle des deux pays. La salle d’exposition sera ouverte aux visiteurs du 12 au 20 décembre 2018, entre 14h00 et 16h30.

L’entrée est libre, avec inscription obligatoire préalable, avant le vendredi, 7 décembre 2018, en utilisant le lien ci-dessous disponible : https://goo.gl/forms/r0yFh53mpjjDhrZ62

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Ouvrage cité dans l'article : Survivre malgré le bonheur

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Actualite_197

09 décembre 2018

Note de lecture dans Recours au poème – Numéro 190 – Décembre 2018 sous la plume de Carole Mesrobian de l'ouvrage de Christine Durif-Bruckert,

https://www.recoursaupoeme.fr/les-langues-de-christine-durif-bruckert/

"Un recueil habillé de noir, couverture brillante, et toile de Jean Imhoff colorée qui accompagne le titre, Langues, et le nom de l’auteure, Christine Durif-Bruckert.

Des textes courts ponctués de dessins de Jean Imhoff, Raoul Bruckert et Sim Poumet. Des nus, femmes et hommes, rythment le travail de l’auteure. Dés l’abord, une certaine étrangeté attire, pousse le lecteur à feuilleter, pour découvrir les entrailles de ce recueil, ouvrir le carcan de la nuit et comprendre la dichotomie qui se dresse, là, dans l’éclatement des couleurs sur ce fond sombre.

Christine Durif-Bruckert, Langues, Jacques André éditeur, collection Eclipses, Lyon, 2018, 103 pages, 15 €.

Un horizon d’attente qui intrigue… L’avant propos indique une direction :

"Ainsi les corps se nouent à la chair du monde, y reflètent les centres de leur tensions, en redoublent les perspectives.

Révolte, premier chapitre, et le texte liminaire, viennent préciser ces assertions premières :

"Sorte de musique discordante qui accompagne la mise en scène de l’événement central du récit. D’une incomparable brûlance d’une trasformation sans pareille

 

L’événement central du récit est le corps, le temps qui passe sur le corps, les besoins et les agréments du corps, les faiblesses et les contingences du corps… Autant de thématiques à priori classiques, mais qui sont abordées sous l’angle de ce seul vecteur par qui vient la pensée, les sentiments, les sensations. L’incarnation sert de filtre aux sensations et aux pensées d’une conscience soumise à la chair. Puis nous est proposée une poésie évocatrice, tissée d’incantations. Le vers raconte les errances du corps, devenu symbole de l’emprisonnement de l’être dans un carcan de peau voué à un purgatoire dont la porte n’est ici qu’entrouverte. Le vers suggestif de Durif-Bruckert ne cesse de fouiller les abysses d’une projection inusitée de l’imago archétypal de la femme.

"Son corps s’est légèrement fissuré. Fissure où s’installa pour ne plus s’en déloger un étrange malaise qu’elle apprit à connaître.

Trace à trace, le langage dessine les contours humides des intériorités crues de la chair. Le corps du poème, râle indiscret et fertile, comme l’humus et la tourbe, traduit le règne du vivant, emprunte des voies détournées, des circonvolutions.

"Son corps s’est légèrement fissuré. Fissure où s’installa pour ne plus s’en déloger un étrange malaise qu’elle appris à connaître.

Ce corps, vestibulaire et carnassier, est l’objet des diverses tentatives d’explorations génériques de cette poésie qui accroche le poème l’accordéonesque avancée de la décrépitude, de la maladie, de la disparition progressive de sa substance pulpeuse et vivante.

"Elle cherche à ramasser son intériorité. Elle s’appliquait à veiller à l’assemblage de ce décor amorphe fait pour ne pas durer.

Puis l’évocation de la mort, de l’ignorance de la mort dans son approche phénoménologique.

"Corps déséquilibré par le poids d’une intention qui ne sait pas.

Autant de fusées lancées dans l’espace sidéral d’une vacuité charnelle, qui fera des étoiles les néons blafards des ressassements mnésiques de la poète, sortes de déjections au verbe haut comme un bruit sourd perce un espace incertain, celui du temps qui recouvre tous les passages, et où la peau, pliée sous le mystère de son existence, raconte l’immensité des années.

"Des écoulements incertains et quelques autres traces à peine sensibles, remous indiscrets à peine voilé. Les restes jamais au hasard, inventent, à l’endroit de leur misère, des devenirs glorieux.

La poète, tout en retenue, ne cesse de mener dans ce lieu que l’on ne visite que dans une solitude absolue, l’intériorité de cet antre et refuge de l’âme… Il est l’angle de perception premier, parce qu’il est ce qui nous permet d’explorer le monde enclos dans le langage. Grâce au travail des mots, il tente de s’extirper de la contingence de son existence. Il semble toutefois que toute transcendance soit absente de ces vers qui convoquent de manière incessante l’enfermement dans la matière, dont on ressent tout le poids…

"Mais notre incomplétude n’a pas toujours la couleur de ce fruit défendu qui acidifie l’estomac du mystère.

A moins que considérer le corps pour mieux en connaître les contours et en appréhender la cessation ne soit l’ultime chemin pour accéder à une transcendance, on se demande si il existe un horizon métaphysique quelque part, sous les décombres de ces lambeaux de chair qui couvrent les pages du recueil ?

"Les effets de l’organique se dispensent d’une cause. Ils approvisionnent l’âme, sans jamais s’avouer tout à fait, ni dans leur source, ni dans leur devenir.

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Ouvrage cité dans l'article : Langues

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Actualite_196

04 décembre 2018

Recension dans Diérèse 74 de l'ouvrage de Michel Dunand "Au fil de labyrinthe ensoleillé" par Pierre Schroven.

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Ouvrage cité dans l'article : Au fil du labyrinthe ensoleillé

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Actualite_195

04 décembre 2018

Recension dans "Coïncidences poétiques" sous la plume de Chantal Ravel de l'ouvrage de Christine Durif-Bruckert "LANGUES"

Que se passe-t-il dans cette machine sauvage qu’est notre corps? Christine Durif- Bruckert, chercheuse en psychologie sociale et anthropologie, connait bien le sujet comme en témoignent ses écrits théoriques liés à sa pratique de thérapeute. Dans ce recueil, différentes expressions – dessins, croquis, peinture, poésie- dialoguent pour interroger cette part mystérieuse de nous-mêmes. Vaste exploration ponctuée en neuf parties à l’écoute des langues du corps séparé de sa parole. « elle cherche à ramasser son intériorité./ le trou ressenti est trop immense / pour se faire intérieur / et le terme de ce trajet infernal / n’est pas représentable. » Et d’abord c’est une révolte qui s’annonce dans ce récit, quelque chose se cabre, revient à la sauvagerie de l’archaïque dans une béance, du noir à déchiffrer, des fissures par où s’infiltre la peur. Un travail de Sisyphe commence quand la parole ne plonge plus ses racines dans une intériorité. Pantomime désarticulée des mots du poème qui eux aussi titubent, se heurtent, tentent désespérément de s’accrocher. « sans prise aucune elle est tombée./ chute sans élan / qui suit le corps / depuis le ciel jusque dans la profondeur du sol. » Le questionnement passe par tout ce qui entrave le corps et l’empêche de se réconcilier avec son intimité. C’est la « Chute », l’angoisse, le sol qui s’enfonce. Face à l’Origine du monde de Courbet, nous sommes confrontés à une inversion de point de vue : c’est le tableau qui regarde notre désarroi, nous renvoyant à une impression vertigineuse de sexe extraverti, radicalement séparé du corps. De même les espoirs évoqués dans « Courbes » de quelque chose qui serait comme une pause où « chercher un refuge dans les douceurs,/ là où la nuit s’allonge / comme un cou de cheval / sont très vite déçus. Qu’en est-il aussi du corps statufié, soumis à l’injonction d’une immobilité muette ? « Corps tiédi / bras alangui / corps séché / brisé / qu’il n’aurait plus fallu bouger / posé là / comme une lourde pièce de marbre. » Progressivement cependant, les mots se fraient une voie vers l’intérieur, vers la possible renaissance du désir. Et l’écriture de Christine Durif-Bruckert, accompagne la fluidité des larmes du chagrin s’accorde aux sanglots, à la symphonie des suintements. « Les plus forts chagrins se sont déclenchés là au-dedans / ont couru sur les montagnes / se sont affaiblis dans les passages / au cœur même des charnières./ Ils ont ficelé / les automatismes de la machine. » Le corps, réinvesti par la parole peut alors accepter ses « Restes » pour inventer, à l’endroit même de leur misère, / des devenirs glorieux. » Ainsi peut-on lire ce recueil comme une métaphore du corps poétique, qui cherche voix dans toutes ces « Langues ». Les restes, parce que toujours à dire, deviennent espace de liberté ouvert au poète. C’est à la lecture d’un livre exigeant, au plus près de cette pensée mordue par la chute de la chair, que nous convie Christine Durif-Bruckert .Mais que l’on quitte sur une présence, celle à laquelle l’âme saisie par le petit jour se réchauffe, quand le corps animé devient poésie. Chantal Ravel

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Ouvrage cité dans l'article : Langues

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Actualite_194

22 novembre 2018

Des artistes roumains et français fêtent les poésettes de Radu Bata

à la salle d'exposition Mairie du 3è à Lyon, 18 rue François Garcin du 11 au 24 décembre. Vernissage mardi 11 décembre à 18h30 avec Radu Bata et sa poésettes.

Un des temps forts et funambulesques de tt la Saison France-Roumanie sera LA COULEUR DES MOTS/Une Saison grande comme un Centenaire, l'EXPO de Lyon (voir détails sur l'affiche) où 20 artistes roumains et français dansent avec 40 poésettes, comme s'ils avaient le feu au pinceau.
Notez bien dans l'agenda la date du vernissage qui sera un événement à raconter aux enfants et aux habitant(e)s de Vénus.
Un événement que j'ai la chance paranormale de partager avec Tudor Banus, Ilie Berindei, Valentina Bres, Iva Binz, Rodica Costianu, Florian Doru Crihana, Marc Gengoux, Marie-Jeanne Faravel, Iulia Florian, Vasile Neagu, Nicole Pessin, Corinne Rangod, Diana Rosca, Rosca Daniel Adrian, Iulia Schiopu, Dana Sereda, Horatiu Weiker, Jacqueline Vizcaino, Gina Weisskopf.
Et, bien sûr, avec Anca Opris, organisatrice, Consul de la Roumanie à Lyon, Rodica Costianu, artiste et commissaire, Anca Lemaire et Ana Canpean, curatrices, avec l'auteure Sabine Sautel, présentatrice et une série incroyable d'ami(e)s français et roumains de la région Rhône-Alpes comme Pierre-François Beaujean, Petra Petresco, Lo Schuh, Jacques André Éditeur...
Et si les astres s'alignent, on aura parmi nous au vernissage Luca Niculescu, Jean-Jacques Garnier, Andrei B Tarnea, Doina Marian, Virgile Prod'homme, Alida Gabriela, Irène Costelian, Pierre Donoré, Gwen Keraval, Marie-Pierre Oddoux, Grégory Rateau, Cyril Anton, Richard Gonzalez, Philippe Gonnet... On peut rêver, non ? Ce n'est pas encore interdit, que je sache :)
Bref, on va célébrer les 100 ans de la Roumanie moderne et illustrer la Saison France-Roumanie d'une mémorable manière dans la belle salle d'expo de la Marie du 3ème qui nous accueille du 11 au 24 décembre.
Merci d'être là, de venir partager ces moments de fantaisie et de bonne humeur comme on n'en fait plus que chez les petits artisans manuels du mot et de la couleur qu'on dirait sortis des contes de Ion Creanga et de Charles Perrault.

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Ouvrage cité dans l'article : Survivre malgré le bonheur

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Actualite_193

21 novembre 2018

RECENSION REVUE DIERESE 74

REVUE DIERESE 74

dernier cri, Patrick Argenté, Jacques André éditeur, 2018, 13 €

Un dernier cri, en vérité, où l’indignation dirige un grand nombre des poèmes de ce recueil, quand découragement ne ne rime pas avec

résignation, « se fermeront ces yeux/ dans la totale indifférence/ dans le silence des mains », Mais dans la gravité des sujets abordés, guerres réfugiés pollution égoïsme de ceux qui voudraient fermer les yeux, Patrick Argenté, dans la lignée de ses précédents ouvrages, pratique une écriture qui sans se limiter â la description, révèle les détails d’une existence, dévoile et transfigure ce qui est à proximité. Urgence et légèreté, l'instant peut se dire, non se résumer en préceptes, « Blanc le temps /et ce serait/ tout â coup comme de n’avoir pas vécu ».

Toujours importe  le regard, une fenêtre souvent revient dans des vers d’une rythmique vérité, « la fenêtre est grosse de la beauté/ du jour les oiseaux sont de paille le vin/ coule sur les carreaux ». Dehors, il faut porter la vue au plus loin, même â se demander si cet horizon aperçu brûle ou si l'incendie était déjà en nous.

Constance de l’expression qui donne voix â ce pessimisme actif qui ne peut se résoudre â admettre les résurgences d'un passé mal enseigné, « tu mangeras de tes mains cariées une sorte de pain noir/ moisi avec des enfants/ plus vieux/ que le désespoir ».

Un dernier cri, pas de derniers mots.

Eric Barbier

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Ouvrage cité dans l'article : Dernier cri

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Actualite_191

21 novembre 2018

RECHERCHER JEANNE MARIE - SOUSCRIPTION CLOSE LE 10 DECEMBRE 2018

Jeanne Marie a vécu 16 ans à l’hôpital psychiatrique du Vinatier. Elle y est morte en 1942. Évelyne Rogniat, sa petite-fille, l’ignorait. L’apprenant par hasard, elle a conduit avec passion une enquête pour connaître la vérité sur sa grand-mère. Passée la douleur, l’artiste s’empare de cette destinée, collecte des documents, les compile, les enrichit de son propre imaginaire. Sa soeur, Cécile, apporte sa contribution. La violence de cette biographie devient oeuvre d’art. Les photographies sont remaniées, les visages se superposent. Jeanne Marie peut enfin exister à nouveau. 86 pages sur bouffant édition 80° de Munken format 20 x 20 36 photos Collection ArtSquare

Accéder à la fiche de l'auteur : Evelyne ROGNIAT

Ouvrage cité dans l'article : Rechercher Jeanne Marie

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Actualite_190

07 novembre 2018

Galerie Jean-Louis Mandon - mercredi 7 novembre 2018 à 19h - lecture signature

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Ouvrage cité dans l'article : Langues

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Actualite_189

17 octobre 2018

Mardi 16 octobre à 18h30 RV. Voyage au gré des pages à l'Auditorium de Seynod

Mardi 16 octobre à 18h30 RV avec "je suis...Arthur Rimbaud". Un large panel de la collection "je suis..." sera disponible après la lecture de Françoise Maimone et Lucas Waymans.

Accéder à la fiche de l'auteur : Daniel REGNIER-ROUX

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Arthur Rimbaud

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Actualite_188

26 septembre 2018

Présentation en Roumanie par Jean Poncet du 3e volume version bilingue (Dans le grand passage) des oeuvres poétiques complètes de Lucian Blaga

Actualite_186

26 septembre 2018

Rencontre autour de l'image à la galerie B+

Actualite_185

26 septembre 2018

La lecture pour tous à Vénissieux

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06 septembre 2018

Présentation de la collection "Eclipses" à la librairie Le Bal des ardents

Actualite_177

30 juillet 2018

Festival Voix Vives - Sète 2018

Accéder à la fiche de l'auteur : Vasile George Dâncu

Ouvrage cité dans l'article : Maman univers/Universul mama

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Actualite_176

30 juillet 2018

Festival Voix Vives - Sète 2018

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel DUNAND

Ouvrage cité dans l'article : Au fil du labyrinthe ensoleillé

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Actualite_175

30 juillet 2018

Festival Voix Vives - Sète 2018

Belles rencontres, lectures; échanges fructueux autour de la poésie

Accéder à la fiche de l'auteur : Christine DURIF-BRUCKERT

Ouvrage cité dans l'article : Langues

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Actualite_174

30 juillet 2018

Festival Voix Vives - Sète 2018

Belles rencontres, lectures; échanges fructueux autour de la poésie

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Dernier cri

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Actualite_173

21 juin 2018

Note de lecture de Jean-Pierre Longre

"Présentant le recueil, Jean Poncet écrit : « Dâncu, se refusant à tout artifice littéraire comme à tout pathos, y use de la langue la plus simple, la plus quotidienne. ». C’est ce qui saute aux yeux et à l’esprit lorsqu’on lit ces poèmes dont le personnage central, « Maman », est le pivot affectif omniprésent. L’auteur, chantant l’amour qu’il éprouve pour sa mère morte, fait effectivement appel au langage de la vie courante, en des instantanés, des évocations, des descriptions, des scènes qui surgissent de sa mémoire. Un langage qui puise sa poésie dans l’humilité du style et du personnage : « plutôt la vie des humbles et des simples qui vivaient et n’avaient pas de vie comme toi toi tu vivais pour les autres Maman ». La simplicité n’empêche pas la force des images portées par les mots (les mots ? « des socs / qui nous labouraient le cœur »), la puissance des paradoxes (« Maman est morte ! […] Christ est ressuscité ! », s’écrie-t-on à Pâques ; ou bien : « les cerisiers sont en fleurs toi tu es en terre »). Les vers, souvent narratifs ou descriptifs, évoquent en un même élan la vie présente et passée, l’amour et la mort, la tendresse et l’ingratitude, l’attachement et le remords, l’égoïsme et la générosité… Bref, la vie d’un fils pour qui sa mère a tout fait et qui, ne l’ayant pas toujours reconnu, lui préférant trop souvent les livres, emplit maintenant son cœur et ses pages de cette « Maman Univers souriant aux enfants du monde entier », à qui il n’hésite pas à dire : « ta vie est maintenant ma poésie ». Même si la mort est maintes fois évoquée avec gravité, le chant du quotidien n’exclut pas l’humour, ni noir ni rose, plutôt d’un gris soutenu. Par exemple lorsque « Maman » se plaignait de son prénom Gafta (elle aurait bien préféré Agata), ou que sont égratignés au passage fonctionnaires, universitaires ou popes de campagne… Mélancolie discrète et sourire complice… Maman Univers est un beau recueil qui aborde un sujet grave et tendre, qui débusque l’exceptionnel dans le quotidien, qui redonne vie au passé, et qui sous son apparente facilité recèle des harmoniques émouvantes et « universelles »." Jean-Pierre Longre

Accéder à la fiche de l'auteur : Vasile George Dâncu

Ouvrage cité dans l'article : Maman univers/Universul mama

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Actualite_172

05 juin 2018

Marché de la poésie - Place St Sulpice -Paris 6e

Dédicaces tous les jours du salon du 6 au 10 juin

Accéder à la fiche de l'auteur : Vasile George Dâncu

Ouvrage cité dans l'article : Maman univers/Universul mama

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Actualite_171

05 juin 2018

Marché de la poésie - Place St Sulpice Paris 6e -

Dédicaces Mercredi 6 juin de 15 heures à 16 heures - stand 205 -

Accéder à la fiche de l'auteur : Odile NGUYEN SCHOENDORFF

Ouvrage cité dans l'article : Une année sans Martin

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Actualite_170

05 juin 2018

Marché de la poésie - Place St Sulpice- Paris 6e

Dédicaces Samedi 9 juin de 15 heures à 16 heures - stand 205 -

Accéder à la fiche de l'auteur : Bernard GRASSET

Ouvrage cité dans l'article : Refrain

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Actualite_169

05 juin 2018

Marché de la poésie - place St Sulpice Paris 6e

Dédicaces Samedi 9 juin de 16 heures à 17 heures - stand 205

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Dernier cri

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Actualite_168

05 juin 2018

Marché de la poésie - Place St Sulpice - Paris 6e

Dédicaces Vendredi 8 juin de 11h 30 à 12h30 et le dimanche 10 juin de 15h à 16h - stand 205

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel DUNAND

Ouvrage cité dans l'article : Au fil du labyrinthe ensoleillé

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Actualite_167

05 juin 2018

Marché de la Poésie Paris 6e - place St Sulpice - stand 205

Dédicaces Vendredi 8 et Samedi 9 juin de 14 heures à 15 heures

Accéder à la fiche de l'auteur : Marilyne BERTONCINI

Ouvrage cité dans l'article : La dernière oeuvre de Phidias

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Actualite_166

05 juin 2018

Dédicaces Marché de la Poésie

Jeudi 7 et Vendredi 8 juin 2018 de 16 heures à 17 heures- stand 205

Accéder à la fiche de l'auteur : Christine DURIF-BRUCKERT

Ouvrage cité dans l'article : Langues

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05 juin 2018

Actualite_164

30 mai 2018

Marché de la poésie - place St Sulpice - Paris- stand 205

Michel Dunand sera présent sur notre stand avec la revue "Coup de soleil" et la Maison de la poésie d'Annecy où Il dédicacera son dernier ouvrage durant le  salon.

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel DUNAND

Ouvrage cité dans l'article : Au fil du labyrinthe ensoleillé

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Actualite_163

30 mai 2018

Note de lecture de François Teyssandier dans le n° 70 (avril 2018) de la revue POÉSIE/PREMIÈRE

Marie-Ange Sebasti, La Connivence du marchand de couleurs, Jacques André éditeur, coll. POESIE XXI n°36, 2016, 12 euros. L’homme est un perpétuel voyageur sur terre. Il parcourt des lieux connus ou inconnus, pas à pas, sans hâte excessive, mais aussi sans jamais s’arrêter trop longtemps en un lieu fixe, car l’immobilité devient alors synonyme de mort. Ces voyages réels ou imaginaires au-delà des frontières terrestres et intérieures, l’homme ne pourrait pas les accomplir seulement avec ses mots écrits sur une page blanche. Il a aussi besoin d’un intermédiaire : « Comment imaginer/ la passion écarlate/ d’un monde indicible/ sans la connivence/ du marchand de couleurs ? » Oui, le monde n’est pas uniformément gris, privé de contours et de reliefs. Au contraire, il rutile de couleurs multiples et chatoyantes : « Jour après jour le crépuscule/ brasse toutes les couleurs/ inonde l’univers/ rétrécit les galaxies » L’homme accomplit donc un voyage initiatique à travers lui-même et le monde extérieur, qui trouve son plein épanouissement dans l’écriture. La poésie façonne patiemment l’univers, lui accorde toutes ses formes et ses couleurs, dans une transformation constante et jamais achevée de tout ce qui est, vit, respire autour de nous et en nous, au plus profond de notre chair, de notre cœur et de notre esprit. Un recueil bien construit, une écriture sensible, sans fioritures inutiles, des poèmes courts, parfois un peu trop à mon goût. J’aimerais quelquefois, pour ma part, davantage d’ampleur. Mais l’ensemble se lit avec intérêt et plaisir. Les textes éclairent notre vie par touches légères, nous aident par une écriture concise à mieux connaître et supporter notre bref passage sur terre. Le marchand de couleurs nous fait découvrir toutes les facettes, sombres ou étincelantes de lumière, de notre monde. L’image contient peut-être : texte

Accéder à la fiche de l'auteur : Marie-Ange SEBASTI

Ouvrage cité dans l'article : La connivence du marchand de couleurs

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Actualite_162

23 mai 2018

Jeudi 7 juin - rencontre dédicace

La mise en pratique de la technique de la gestion mentale est une des plus belles découvertes de mon expérience en tant qu’enseignante : voir dans les yeux des enfants, notamment ceux en difficulté, la prise de conscience qu’un chemin vers la réussite dans leurs apprentissages est possible, qu’il existe une « recette » à suivre et qu’elle leur est accessible. Mais, seul, un enfant ne peut trouver les ingrédients et les étapes de cette recette. Nous, adultes, sommes les chefs cuisiniers, ceux qui allons le guider avec nos connaissances sur la marche à suivre, afin de lui faciliter l’accès aux apprentissages. Et c’est vous, parents, par le développement des sens de votre enfant, les sollicitations et l’environnement que vous proposez, qui lui donnez les chances de réussir et donc de s’épanouir sur le plan scolaire. Ce sera ensuite le rôle des enseignants initiés de vous accompagner dans la mission qui le mènera à sa réussite scolaire en lui donnant les outils nécessaires. Que ce soit la pratique de la gestion mentale ou n’importe quelle autre pratique qui puisse aider efficacement les élèves, nous ne pouvons, lorsque nous les avons pratiquées et avons découvert leurs effets positifs, les garder pour nous. Partageons nos belles expériences, même si les connaissances en neurosciences et certaines certitudes évoluent rapidement et sont parfois remises en question. Que nos réussites se répandent aussi vite que le mouvement des ailes du papillon…

Accéder à la fiche de l'auteur : Florence MOY

Ouvrage cité dans l'article : Les clés de la gestion mentale expliquées aux parents

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Actualite_161

23 mai 2018

Lundi 28 mai Librairie Récit music rencontre dédicace autour de l'ouvrage

La mise en pratique de la technique de la gestion mentale est une des plus belles découvertes de mon expérience en tant qu’enseignante : voir dans les yeux des enfants, notamment ceux en difficulté, la prise de conscience qu’un chemin vers la réussite dans leurs apprentissages est possible, qu’il existe une « recette » à suivre et qu’elle leur est accessible. Mais, seul, un enfant ne peut trouver les ingrédients et les étapes de cette recette. Nous, adultes, sommes les chefs cuisiniers, ceux qui allons le guider avec nos connaissances sur la marche à suivre, afin de lui faciliter l’accès aux apprentissages. Et c’est vous, parents, par le développement des sens de votre enfant, les sollicitations et l’environnement que vous proposez, qui lui donnez les chances de réussir et donc de s’épanouir sur le plan scolaire. Ce sera ensuite le rôle des enseignants initiés de vous accompagner dans la mission qui le mènera à sa réussite scolaire en lui donnant les outils nécessaires. Que ce soit la pratique de la gestion mentale ou n’importe quelle autre pratique qui puisse aider efficacement les élèves, nous ne pouvons, lorsque nous les avons pratiquées et avons découvert leurs effets positifs, les garder pour nous. Partageons nos belles expériences, même si les connaissances en neurosciences et certaines certitudes évoluent rapidement et sont parfois remises en question. Que nos réussites se répandent aussi vite que le mouvement des ailes du papillon…

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Ouvrage cité dans l'article : Les clés de la gestion mentale expliquées aux parents

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14 avril 2018

Recension revue Belvédère d'Andrea Genovese

Et puis, préservons un peu d'espace et de temps pour la poésie. Ci-dessous, un article sympathique d'Andrea Genovese, dans le dernier numéro de sa revue "Belvedere", sur l'aventure de la traduction/publication de l'oeuvre poétique complète de Lucian Blaga. LUCIAN BLAGA : MYSTÈRE ET LUMIÈRE Horia Bădescu (coordonnateur du projet), Jean Poncet (traducteur), Jacques André (éditeur) Trois passionnés au service d’un grand poète roumain ÈVE Quand le serpent tendit à Eve la pomme, sa voix tintait dans le feuillage comme grelot d’argent. Mais il lui chuchota aussi quelque chose à l’oreille doucement, tout doucement, quelque chose dont les écritures ne parlent pas. Dieu lui-même n’a pas entendu ce qu’il a chuchoté, ce n’est pas faute pourtant d’avoir essayé. Et Ève a refusé d’en parler même à Adam. Depuis lors la femme sous ses paupières cache un secret et chaque battement de ses cils est comme pour dire qu’elle sait quelque chose que nous ne savons pas, que nul ne sait, pas même Dieu. On traduit aujourd’hui en France pas mal d’écrivains roumains, des romanciers surtout. Cela n’était pas le cas il y encore quelques décennies. C’est pourquoi un certain nombre d’entre eux, s’il leur était possible, venaient rejoindre la vivace communauté roumaine en exil. Mais si on compte par dizaines les écrivains roumains qui ont trouvé un terrain fertile à leur créativité et sont devenus célèbres en s’expatriant à Paris, avant pendant et après la période communiste (Ionesco, Cioran, Eliade et pourquoi pas Virgil Tănase ou le regretté Georges Astalos, pour citer des amis, et tant d’autres plus ou moins médiatisés), la richesse de la littérature roumaine a été longtemps ignorée à cause d’une présumée marginalité. Un paradoxe, car le roumain est la seule langue néo-latine de l’Europe de l’Est, et elle doit beaucoup au lexique italien et français. Qui en a le plus souffert, ce sont surtout les poètes. Longtemps, on a remédié en publiant en Roumanie même des traductions dans les deux langues les plus proches, dans l’espoir de les faire connaître à l’étranger. Surtout en Italie, attentive à la culture roumaine tandis que celle-ci se trouvait fortement attirée par la péninsule. Je peux en témoigner personnellement car mes premières fréquentations remontent à 1968, suite à la publication d’une histoire de la littérature roumaine très documentée de Gino Lupi, un universitaire également auteur d’une grammaire roumaine. Et ce que j’affirme est confirmé aussi par une anthologie bilingue de Lucian Blaga ("Novanta liriche", Editura Minerva, București, 1971) où Mariano Baffi, le traducteur italien, emporté par sa lecture amoureuse, définissait le poète « un traducteur du langage du cœur, comme pour nous nos "stilnovisti" », intuition pas si pérégrine puisque, dans la préface, Edgar Papu soulignait que Blaga « met en exergue la même dialectique entre nature et culture qu’on trouve aussi dans des poètes italiens modernes, depuis Carducci jusqu’à Quasimodo ». Lupi ci-dessus cité remarquait en Blaga « les bases d’une esthétique métaphysique et une interprétation de la genèse du monde, l’œuvre poétique étant lié à la réflexion philosophique, qui est elle aussi essentiellement lyrique ». En réalité Blaga entretient un rapport étroit avec la nature, comme chez Leopardi, poète philosophe s’il en est et lyrique pur, par un lien cosmique au terroir plus complexe que dans d’autres poètes roumains, ses contemporains, Tudor Arghezi par exemple ou Marin Sorescu, traduit en français, ce dernier, par Jean-Louis Courriol. Pour ce qui me concerne, je suis redevable à Horia Bădescu, ce poète fraternel bien connu dans les milieux littéraires français (il a été l’un des premiers directeurs de l’Institut Culturel Roumain de Paris), de la redécouverte de Blaga pour m’avoir invité en 1991 à Cluj au premier Festival Blaga, dans l’effervescence de l’utopie révolutionnaire post-Ceaușescu. Peu de temps après notre séjour, Dominique Daguet avait publié la traduction de "Manole, Maître Bâtisseur", nous révélant le Blaga dramaturge et précédant d’un an le travail de Jean Poncet qui, en 1996, publiait dans la revue Sud une remarquable anthologie poétique bilingue qui nous dévoilait, pour le dire avec Georges Astalos, "l’empreinte matricielle" du poète roumain. Ces mêmes traductions de Poncet seront publiées l’année suivante en recueil à București par Editura Libra. À l’exception d’un petit recueil publié à La Différence par Sanda Stolojan et des textes dispersés en anthologies quasi intimistes, il nous manquait une édition française intégrale et raisonnée de l’œuvre poétique de Blaga. Voilà qu’aujourd’hui le projet, mais peut-être faut-il dire le rêve, qui animait depuis des années les deux inconditionnels dans la fidélité à Blaga, c’est-à-dire Bădescu et Poncet, semble se réaliser du fait que leur route a croisé celle d’un éditeur fou de poésie, le Lyonnais Jacques André. J’ignore où ils peuvent avoir peaufiné leur coup d’état poétique avec Vasile George Dâncu, responsable d’Editura Şcoala Ardeleană de Cluj, pour mettre en chantier la publication bilingue de l’œuvre poétique intégrale de Blaga dans la traduction de Poncet. Deux volumes ont déjà paru. Le premier recueil de Blaga "Poemele luminii (Les Poèmes de la lumière)" de 1919, fut salué unanimement pour sa maturité expressive et son évocation idyllique du mystère et de la lumière qui sont « la clé de voûte d’un univers poétique tout entier », comme écrit Bădescu dans la postface. Il possède déjà "l’étincelle divine", comme le rappelle Jean Poncet en citant dans le deuxième volume le linguiste Sextil Puşcariu, qui allait jusqu’à lui trouver la beauté de certains poèmes de Goethe. Quoi d’étonnant, si on pense que la pensée philosophique de Blaga plonge ses racines dans celle allemande. Ce qui justifie d’ailleurs une sorte d’expressionnisme dans le deuxième recueil "Paşii profetului (Les Pas du prophète)", où l’on perçoit peut-être quelques réminiscences de Mallarmé et Valéry. Mais je préfère m’en remettre à la lecture qu’en donne le traducteur lui-même pour découvrir un poète qui a souffert aussi de la mise à l’écart pendant le régime communiste. En tout cas, ces deux livres sont deux petits joyaux. Et il faut remercier les deux éditeurs, le français et le roumain, pour cette coédition magique et lumineuse. Lucian Blaga, "Les Poèmes de la lumière" et "Les Pas du prophète", deux volumes chez Jacques André Éditeur (en coédition avec Editura Şcoala Ardeleană de Cluj). Andrea GENOVESE Belvedere, n° 52, mars-avril 2018 Les deux livres sont, bien entendu, en vente dans toutes les bonnes librairies ou en les commandant directement chez l'éditeur :

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Ouvrage cité dans l'article : Les Pas du prophète Pasii Profetului

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23 mars 2018

Actualite_158

19 mars 2018

Jeudi 22 Mars 2018

Jacques André éditeur inaugurera la collection Eclipses à l'Aventure.

Actualite_157

14 mars 2018

LIVRE PARIS

SAMEDI 17 MARS

15h30-16h30 | Stand de la Roumanie G85 LUCIAN BLAGA, PAŞII PROFETULUI / LES PAS DU PROPHÈTE traduit du roumain par Jean Poncet, Éditions Şcoala Ardeleană & Jacques André éditeur, 2017 RADU BATA, SURVIVRE MALGRÉ LE BONHEUR Jacques André éditeur, 2018

 Rencontre littéraire animée par Jean Poncet Invités : Horia Bădescu, Radu Bata, Jacques André, Jeanine Baude, Werner Lambersy

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Ouvrage cité dans l'article : Survivre malgré le bonheur

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20 février 2018

Revue Traversée

https://revue-traversees.com/2018/01/20/maryline-bertoncini-la-derniere-oeuvre-de-phidias-jacques-andre-ed-coll-poesie-xxi/ Maryline Bertoncini appartient à la courageuse équipe qui poursuit opiniâtrement l’entreprise de « Recours au Poème », fondée notamment par Gwen Garnier-Duguy. C’est un indice que la poésie de cette dame du Sud est alimentée par un intérêt littéraire de longue haleine. Il m’est, à titre strictement personnel, agréable de savoir que son écriture poétique entre ici en résonance avec la Grèce et la figure célèbre autant qu’énigmatique du fameux sculpteur Phidias, créateur entre autres de statues géantes des divinités Zeus, ou Athéna, (« chryséléphantines » – couvertes d’or et d’ivoire) qui ont disparu dans le gouffre du passé, mais dont nous restent descriptions impressionnantes et répliques (en miniature) assez nombreuses… Le recueil use de la figure de Phidias comme d’un prétexte symbolisant, à travers l’intuition inspirant les phases successives du poème, la poursuite acharnée du « Graal artistique » : Phidias réfugié en anonyme à Lemnos, y poursuit sa tentative de faire apparaître grâce à l’érosion sculptée du marbre, la figure divine idéale, celle qui allierait dans sa représentation l’alliance, on pourrait même dire l’alliage, des perfections matérielle et spirituelle. Naturellement, cette œuvre (que M. Bertoncini rêve comme sa dernière) est disparue elle aussi, après vingt cinq siècles de bouleversements ! Mais il plaît à la poétesse d’en faire l’inspirant secret enfoui, « l’autel souterrain » baudelairien, qui serait le noyau de la capacité propre à l’art et à la poésie, de soulager notre détresse comme eût dit Cavafis. Il s’ensuit un poème-périple-incantatoire – « Phidias/Te prendras-tu au piège/des signes que je trace/mailles d’encre tissées à l’heure où je disparais/hantée de choses indistinctes… » –, nourri d’images superbes, évidentes et originales : « L’étoupe gemme de midi étouffe/les cris des marins/ apercevant au loin/le front clair de leur terre/tout agité des mains familières/comme des feuilles/au vent », mais aussi de secrètes références à la culture de la Grèce antique, (Héraclite par ex., « Pour ceux qui entrent/dans les mêmes fleuves… ») dont ce poème, à la fois intemporel et doté d’ubiquité comme la poésie elle-même, tire une ambiance pittoresque, mystérieuse, sensuelle, d’une lumineuse richesse. Les déambulations et la quête de ce Phidias-Bertoncini en arrivent à la « sculpture de l’absence », le poème étant cela qui reste, cette forme-mue, relique d’une vie enfuie, alors que sa créatrice – la divinité – qui en est aussi la création, se sait appelée à l’effacement… Ce thème de l’absence, avec densité, autour de la figure de Lilith (je ne puis m’y étendre ici!) irrigue également après le parcours initiatique du Phidias, le second poème, comme « sculpté », de cette plaquette d’une qualité, et intime beauté, qui laissent pensif. L’ensemble vaut la peine d’être lu, médité et – comme je l’ai fait – d’y revenir en plusieurs occasions. Un véritable travail poétique, humble et brillant à la fois… ©Xavier Bordes

Accéder à la fiche de l'auteur : Marilyne BERTONCINI

Ouvrage cité dans l'article : La dernière oeuvre de Phidias

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Actualite_155

11 février 2018

Les Poésettes de Radu Bata

Lire la longue interview de Radu Bata à retrouver sur : https://lepetitjournal.com/bucarest/communaute/franco-roumanie-la-decouverte-des-poesettes-de-radu-bata-222493 Nous serons présents avec l'auteur au salon du livre des Balkans à Paris les 25 et 26 mai 2018

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Ouvrage cité dans l'article : Survivre malgré le bonheur

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30 janvier 2018

Salon du livre et patrimoine d'Aix en Provence

Cité du livre La Méjanes, 8-10, rue des allumettes Samedi 3 et dimanche 4 février de 10 h – 18 h -- Entrée gratuite C'est avec plaisir que nous présenterons nos dernières publications d'ouvrages de poésie d'ici et d'ailleurs, la collection "je suis...", les colloques universitaires, les beaux-arts, etc Conférences, films, dédicaces Conférence de Jacques André Éditeur

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14 janvier 2018

Soirée culturelle roumaine, mardi 16 janvier à la mairie du 2e Lyon à 18h30

en présence de Jacques André Éditeur qui présentera les derniers ouvrages de la poésie roumaine et Jean Poncet (traducteur).

 

A paraître en 2018 :

- Survivre malgré le bonheur, de Radu Bata

- Ma belle menteuse, de Dan Stoïca

- Maman Univers,Universul Mama,  de Vasile George Dâncu -

- Le Poète du Nord, de George Vulturescu

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13 janvier 2018

REVUE TEXTURE Les critiques de Lucien Wasselin Chemins de lecture 2017

Bernard Grasset : « Refrain » C’est un recueil soigneusement construit que « Refrain » de Bernard Grasset… Deux parties le composent. La première rassemble dix-huit poèmes qui tous comptent quatorze vers sauf le premier et le dernier qui en comptent douze ; elle est consacrée à des peintres qu’on devine d’élection pour le poète. La seconde (réservée aux musiciens) est composée de seize poèmes de quatorze vers encadrés de deux autres ensembles de douze vers, ce qui fait encore une fois dix-huit poèmes. Les vers sont brefs, rarement rimés pour donner plus de liberté à l’ensemble : de rares rimes de hasard (et quelques assonances involontaires) ne viennent pas contredire cette quête de liberté. Le vers dépasse rarement les cinq syllabes, ce qui contribue à donner au poème une impression de légèreté. Mais l’important n’est pas là. Il réside dans la sensibilité de Bernard Grasset qui, visiblement, aime ces peintres et ces musiciens, mais surtout dans la façon qu’il a de se servir de ces portraits pour faire le sien. À travers peintures et œuvres musicales, c’est le portrait d’un homme amoureux de l’art qu’il trace : « voyage, aventure dans le langage » comme le dit la quatrième de couverture. On sent la découverte de la peinture et de la musique au cours de ses études dans la ville lumière. On sent à travers cet éveil à la culture (à une culture qui devait être aux antipodes du milieu dans lequel il vivait) quelque chose de rare qui l’a profondément marqué et qui explique son goût pour la poésie… « Refrain » est, pour toutes ces raisons, un recueil attachant.

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Ouvrage cité dans l'article : Refrain

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Actualite_151

15 décembre 2017

Retrouver l'article de Claude Vercey dans la revue Décharge n°175

http://www.dechargelarevue.com/Decharge-175.html

 

Le nom de Patrick Argenté revient avec insistance dans nos récents sommaires, soit par des poèmes, soit avec des contributions d'une remarquable pertinence aux divers chantiers réflexifs que nous ouvrons : pour ne retenir que la plus récente, et quel est donc le temps du poème ?, dans les Ruminations de Décharge 173, à propos de la poé- sie de circonstance. Il était temps de braquer un projecteur sur le poète, qui nous confie un ensemble de poèmes inédits d'une part, et qui répond d'autre part à nos questions. L'œuvre de Patrick Argenté, forte de huit livres (il publie depuis 2005), n'est cependant pas passé inaperçue aux lecteurs de notre re vue : Jâcmo dans ses dias critique n'a manqué de saluer Laisses de mer (en s'extasiant au passage sur les photos magnifiques de Nadia Lhote, et Côté fenêtre, où le poète refait le voyage initiatique du Transsibérien, aux côtés de Biaise Cendrars et de la petite Jeanne de France, « ou de son sosie ». Soit deux livres publiés aux éditions Jacques André-, comme les deux plus récents, qui vont retenir plus particulièrement notre attention : Tout ton cinéma et Le Vol des ombres (avec accompagnements de fenêtres dégradées, branlantes, pittoresques photographiées cette fois encore par Nadia Lhote). * Je suis et ne suis pas /parmi vous, lit-on dans Tout ton cinéma ; et en effet, il y a du réel, dans cette poésie, en même temps qu'on n'arrive pas à saisir l'endroit exact des prélèvements du réel : ou l'objet de la visée a bougé au moment de prendre la photo, ou l'on reste dans un entre-deux. Entre chien et loup, pourrait-on dire, et pas seulement au sens ordinaire de l'expression, mais en supposant aussi qu'entre chien et loup, ça ne se passe pas si paisiblement que ça. Parce qu'il y a un côté batailleur, dans le poème de Patrick Argenté. Jusqu'à y relever souvent des taches de sang, mot récurrent de cette œuvre.

 

Extrait : ".....Les parenthèses n’apparaissent que dans Tout ton cinéma. Jamais auparavant, je ne les avais utilisées. Et on ne les retrouve pas par la suite dans Le Vol des Ombres. Je ne sais pas si j’y reviendrai, probablement pas, Pour moi, la création fonctionne par séquences, par cycles. Les poèmes, pendant un certain temps, s’attardent sur un thème, ou sur une forme, déteignent les uns sur les autres, constituent comme une obsession. Puis cela s’épuise et je passe à autre chose. On voit bien dans les différents chapitres de Tout ton cinéma, ces poèmes en séries. Ceux dans lesquels on trouve une ou plusieurs parenthèses constituent le chapitre Entracte et sont annoncés par trois poèmes successifs du premier chapitre. Cela constitue une séquence, un moment particulier de l’écriture......."

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Ouvrage cité dans l'article : Le vol des ombres

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Actualite_150

07 novembre 2017

note de lecture de Maëlle Levacher - Recours au poème n° 179

http://www.recoursaupoeme.fr/essais-chroniques/refrain-de-bernard-grasset/maëlle-levacher

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Ouvrage cité dans l'article : Refrain

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Actualite_149

02 novembre 2017

Jeudi 9 novembre à Nîmes poésie sonore organisée par le Salon de musique

Poésies de Stephan Causse, poésie sonore lue et interprété par Kader Roubahie, mise en son Pascal Deleuze. + d'infos : http://salondemusique.synradio.fr/2017/10/14/stephan-causse-pascal-deleuze-poesie-sonore-9-nov-2017/ Rendez-vous au restaurant Le petit Eugène rue Sainte Eugénie à Nîmes

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Ouvrage cité dans l'article : Caresser la mer

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Actualite_148

25 octobre 2017

Article de Gwen Garnier-Duguy sur la revue Nunc, n.42.

Marilyne Bertoncini, La dernière œuvre de Phidias, Jacques André éditeur, 45 pages, 11 euros. L'Histoire n'aura retenu peut-être que l'essentiel du sculpteur Phidias, né à Athènes vers 490 avant Jésus-Christ, et mort à Olympie soixante ans plus tard, en - 430. Choisi par Périclès pour exécuter des statues du Parthénon, il restera dans les mémoires pour avoir sculpté entre autre une statue de Zeus chriséléphantin (or et ivoire) aujourd'hui disparue, considéré comme l'une des Sept merveilles du monde. Jouet d'une conspiration visant Périclès, il achèvera sa vie en exil, à Olympie. Marilyne Bertoncini, fascinée par le génie de Phidias, et l'esprit travaillé par son exil final, s'est mise à rêver de ses dernières années et de ce qui put bien hanter l'imaginaire d'un homme épris d'un tel absolu qu'il voulait rendre visible à ses semblables le visage des dieux. Qu'un poète actuel puisse aujourd'hui être traversé par la figure d'un sculpteur grec classique dont il ne reste que la légende, nous dit quelque chose. Par son imagination, Bertoncini a marché avec Phidias sur ses dernières plages, elle en a arpenté les marées, les yeux essorés par la miraculeuse lumière des côtes méditerranéennes. Elle a contemplé les êtres et les choses de la mer, les laminaires, les sèches, la nature environnante, cherchant quelle pouvait être la dernière œuvre à laquelle le sculpteur proscrit vouait ses dernières pensées. De cette inspiration, aimantée par deux millénaires et demi de distance, est né ce beau poème, concis et mesuré, habité par le souffle d'une grande harmonie intérieure. Les œuvres parlent et génèrent des œuvres. Au-delà de la matière physique, et la mémoire assortie de la véritable gloire, c'est-à-dire de l'esprit de grandeur qui l'anime peut alors ici relever pleinement de la matière même, les œuvres, par delà le temps, affranchissant le temps linéaire, dialoguent. Ce que l'on disait mort pour l'esprit n'est jamais mort. Aussi Marilyne Bertoncini, à l'écoute de sa feuille blanche ou de son écran, peu importe, écoute la voix silencieuse de Phidias appelée par ces dieux prisonniers de la matière, de la pierre ou du bronze, de l'or ou de l'ivoire, et qu'il s'agit de délivrer en leur donnant forme c'est-à-dire qualité. En sortent des images laissant sur la grève de la page leur écume mobile : « Dans l'îlot clair découpé par la lampe/au creux de la ténèbre où ma pensée te cherche/Je trace la caresse/de ton nom (...) Les ombres s'allongent et la sourde rumeur/des vagues/ronflant comme à l'oreille émerveillée/contre ta bouche de porcelaine/marine/est résonnante tempête au creux/de ma tête ». Il faut lire ce beau poème, encore et encore, nous n'en faisons pas le tour en une seule lecture. Il cache des trésors sous son rythme profond car sa langue, comme les statues de Phidias, comme la cigale du poème, « cisèle le silence ». Il faut lire La dernière œuvre de Phidias, prenant aujourd'hui la forme du poème de Marilyne Bertoncini. Gwen Garnier-Duguy

Accéder à la fiche de l'auteur : Marilyne BERTONCINI

Ouvrage cité dans l'article : La dernière oeuvre de Phidias

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Actualite_147

21 octobre 2017

Note de lecture de Jean-Pierre Longre

« Sous l’égide de Pan » Lucian Blaga, Paşii profetului / Les pas du prophète, édition bilingue. Traduit du roumain et avant-propos par Jean Poncet ; coordination Horia Bădescu. Jacques André éditeur / Editura Şcoala Ardeleană, 2017 Voici le deuxième volume de ce qui sera, espérons-le, une prochaine série complète de publications bilingues. Jean Poncet poursuit, avec la même réussite que pour Les poèmes de la lumière, sa traduction de l’œuvre poétique de Lucian Blaga. Avec Les pas du prophète, dont la première parution date de 1921, nous plongeons dans une atmosphère différente, une esthétique « en rupture avec le passé ». Dans son introduction (qui, véritable essai historico-littéraire, contextualise précisément le recueil), Jean Poncet affirme et explicite la modernité de celui-ci, une modernité qui n’a pas été accueillie avec beaucoup de bienveillance en son temps. C’est l’expressionnisme, sous ses différentes facettes, qui est la marque dominante des Pas du prophète, un expressionnisme placé « sous l’égide de Pan, à la fois vision sensuelle, vitaliste, du monde et religion naturelle ». Avec cela, Lucian Blaga « ne cesse d’être philosophe même dans ses poèmes de plus belle facture. ». C’est donc Pan, toutefois vieillissant, qui occupe en partie le recueil, et le panthéisme qui le parsème. Plénitude et abondance (« et tu verras, les doigts / empoissés de jus, / tes mains trembler à telle abondance. ») font du corps humain un élément de la nature, et inversement : on ne compte pas les images, métaphores, comparaisons souvent audacieuses qui donnent au corps sa dimension naturelle : « Ta bouche est un raisin gelé » ; « Le crépuscule / aux lèvres rouges » ; « Une fille / aux cils longs comme épis d’orge »… Et le poète n’hésite pas à écrire des vers « sur des feuilles de vignes sèches ». C’est ce qui fait l’unité de l’ensemble. Cela dit, les styles, les tonalités, les genres même se succèdent et se mêlent avec une belle vivacité. La nostalgie reste nichée au cœur du lyrisme : « Doucement, tout doucement, j’ai caressé le passé et sans savoir pourquoi je me suis effondré et j’ai commencé à sangloter sur mon berceau. », ce qui n’exclut ni l’humour tendre (par exemple dans « Souvenir d’enfance », dédié à « ma petite nièce Gigi qui n’aime pas les vers sans rime », et où effectivement les rimes fleurissent – y compris dans la traduction française), ni le sourire sarcastique de Lucifer qui voudrait tendre « la pomme de la connaissance » à l’Éternel : « Ça ne te ferait pas de mal, ô immense Très Saint, / d’y goûter un peu Toi aussi. ». On voit aussi par là que la religion, la philosophie, les mythes cosmiques, angéliques, sataniques ont une place de choix dans un recueil qui n’hésite pas à donner une forme théâtrale (dans « L’Ermite ») à la poésie. Le livre est complété par deux poèmes qui ont été assez curieusement ôtés après la première édition par l’auteur lui-même. Jean Poncet donne ses explications sans cacher sa perplexité devant cette suppression de deux textes importants, dont l’un a donné son titre au recueil. Quoi qu’il en soit, Les pas du prophète est un beau livre, porteur de lumière comme l’est Lucifer dont les « yeux jettent des lueurs de phosphore ». Ainsi éclairés, sans hésiter suivons ensemble ces pas. Jean-Pierre Longre

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Ouvrage cité dans l'article : Les Pas du prophète Pasii Profetului

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Actualite_146

09 octobre 2017

Bernard Grasset invité dimanche 1e octobre sur RCF nous livre quelques uns de ses poèmes

https://rcf.fr/culture/bernard-grasset

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Ouvrage cité dans l'article : Refrain

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Actualite_145

27 septembre 2017

Progrès du 26 septembre

Les vinyles font leur grand retour et les petites valises Teppaz. aussi. Michel Loude rend hommage à Marcel Teppaz dans "Quand Teppaz faisant tourner le monde" www.leprogres.fr/lyon/2017/09/26/michel-loude-biographe-des-lyonnais-oublies

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel LOUDE

Ouvrage cité dans l'article : Quand Teppaz faisait tourner le monde

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15 septembre 2017

Actualite_143

15 septembre 2017

Jean Luc Proulx : ICI UNE LECTURE PERSONNELLE - UN BROUILLON SUR PAPIER BLANC

http://www.recoursaupoeme.fr/essais-chroniques/ping-pong-la-derniere-oeuvre-de-phidias-de-marilyne-bertoncini/jean-luc-proulx

Accéder à la fiche de l'auteur : Marilyne BERTONCINI

Ouvrage cité dans l'article : La dernière oeuvre de Phidias

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Actualite_142

25 août 2017

Recension de l'ouvrage de Bernard Grasset par Didier Ayres de la Cause Littéraire

http://www.lacauselitteraire.fr/a-propos-de-refrain-de-bernard-grasset-par-didier-ayres

Accéder à la fiche de l'auteur : Bernard GRASSET

Ouvrage cité dans l'article : Refrain

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Actualite_141

03 août 2017

ARTICLE DE OUEST FRANCE DU 27 JUILLET

"Jeudi soir 27 juillet, à la Dame-Blanche, Patrick Argenté et Ronan Robert viendront proposer une rencontre entre poésie et musique autour du livre Le Vol des Ombres. À l'invitation du café-librairie, Patrick Argenté, poète, et Ronan Robert, accordéoniste, seront présents ce soir pour une lecture du livre qui vient de paraître Le Vol des Ombres (éditions Jacques André). « Ce livre est un dialogue entre les poèmes de Patrick et les photographies de Nadia Lhote qui explorent la vivacité des ombres et des lumières, de l'eau et de ses profondeurs », précise Dominique Guillopé, propriétaire de la Dame Blanche. Patrick Argenté est né à Dinan en 1945. Après des études de lettres à Rennes, il poursuit une carrière dans l'enseignement, le travail social et la formation pour adulte. Désormais à la retraite, il poursuit sa passion de l'écriture. « De temps en temps, mes poèmes rencontrent les photographies de ma compagne Nadia Lhote » et après Laisses de mer, édité en 2001, les deux artistes reviennent avec un nouvel ouvrage Vol de l'ombre. Nadia Lhote est quant à elle née en 1953 à Nevers. Après des études de langues à Dijon, elle s'installe en Bretagne où elle a travaillé comme formatrice pour adultes et se passionne pour la photographie. Le présent est-il condamné à devenir le passé ou l'avenir ? La photographe et le poète ont relevé le défi de cette insoluble question"

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Le vol des ombres

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Actualite_140

03 août 2017

ALBERT ET LA MARCHE DE L'HISTOIRE (FRANCE INTER 3 AOUT 2017)

https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-03-aout-2017 Albert Camus sur France Inter dans LA MARCHE DE L'HISTOIRE aujourd'hui 3 août. Rediffusion de l'émission du 21 septembre 2016 avec Alice Kaplan, professeur de littérature française à l'université de Yale. Si vous avez manqué l'émission, pensez au postcast https://www.franceinter.fr/…/la-marche-de-l-histoire-03-aou…

Accéder à la fiche de l'auteur : Marie-Claire DUBREUIL

Ouvrage cité dans l'article : Je suis... Albert Camus

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Actualite_139

01 août 2017

Ne pas manquer La Grande Traversée sur France Culture, George Sand, itinéraire d'un auteur majuscule, du 31 juillet au 4 août de 9h à 11h. Retrouvez "je suis...George Sand" de Claude Loude sur le site de l'éditeur. " Aurore Dupin de Francueil est une métisse sociale, écartelée entre deux mondes. La conscience aiguë des injustices de classe détermine son engagement politique tout au long d’un siècle secoué par les répliques sismiques de 1789. https://www.franceculture.fr/emissions/grande-traversee-george-sand-vie-singuliere-dune-auteure-majuscule/george-sand-itineraire

Accéder à la fiche de l'auteur : Claude LOUDE

Ouvrage cité dans l'article : je suis...George Sand

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Actualite_138

01 août 2017

REVUE TEXTURE : Les coups de cœur de Jacques Ibanès (2017)

"Bernard Grasset fréquente assidument les peintres et les musiciens. Depuis trois décennies il nous en transmet « la longue aventure » qui consiste à mettre en résonance tableaux et œuvres musicales avec sa propre sensibilité de poète. L’entreprise est ambitieuse et exigeante. Il y faut de la précision et un commerce approfondi avec les œuvres. Le choix des peintres est éclectique (de Fra Angelico à Chagall), tout comme celui des musiciens (de Palestrina à Dutilleux) et il s’étend sur sept siècles. « S’il y avait un fil directeur dans l’aventure d’écriture à partir de ces peintres et de ces musiciens, il serait du côté des paysages intérieurs, des profondeurs humaines, des échos de l’insaisissable, et de la recherche, à travers un autre langage, d’un lointain qui murmure le sacre de l’aurore. » On ne peut mieux dire. Bernard Grasset est particulièrement sensible au climat narratif que suscite en lui chacune des œuvres qu’il aime, où passe quelquefois un voyageur, ce wanderer romantique tel celui qui « traverse/ Le pays du soir » dans un tableau de Théodore Rousseau ou celui qui « s’éloigne / Dans l’écho des étoiles » dans une symphonie de Bruckner. "Les arts s’interpénètrent et se répondent en écho. L’auteur perçoit une « mélodie cristalline » chez Fra Angelico, décèle « un cri, un murmure » chez Le Pérugin, entend des hommes qui « parlent, écoutent » chez Van Goyen, tandis que du côté des musiciens « Une alouette s’envole/ à la lisière du secret » (Schubert), « La brise tremble/ Dans les feuillages » (Buxtehude) et un « automne rougeoyant » explose (Messiaen). Qu’on ne se méprenne pas. Bernard Grasset n’est pas un tresseur de guirlandes. Il laisse parler en lui une « Intérieure présence / Hallier de plénitude » où se décline le plus souvent la grammaire du silence qu’habitent les saisons de l’enfance, les étoiles et les oiseaux. L’auteur nous fait entrevoir les fameuses Correspondances baudelairiennes où « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent » avec une simplicité qui est le fruit d’une longue osmose, d’une intime connaissance de la beauté. Car « Vouloir la beauté/ Sur le clavier des jours » est son incantation, faite de respect et de ferveur. Refrain est un beau recueil qui nous invite à confronter ces territoires du mystère des hautes œuvres avec notre propre sensibilité"

Accéder à la fiche de l'auteur : Bernard GRASSET

Ouvrage cité dans l'article : Refrain

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30 juillet 2017

Festival de poésie Voix Vives de méditerranée en méditerranée de Sète

Des poèmes tombent du ciel...Rue des trois journées en danse et en musique. Un lâcher de poèmes dans la rue, des mains tendues pour les saisir en vol, des voix pour les faire entendre, une chanteuse,une danseuse et un musicien flamenco pour dire la joie et la magie… Avec la participation des poètes, des artistes du Festival et du public. Jean Poncet a été un des poètes animateurs invités par le festival. Il est entre autre l'auteur de "Lumière du silence".

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01 juin 2017

Note de lecture de la revue Recours au poème n°175 - juin 2017

http://www.recoursaupoeme.fr/essais-chroniques/ping-pong-la-derniere-oeuvre-de-phidias-de-marilyne-bertoncini/jean-luc-proulx

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Ouvrage cité dans l'article : La dernière oeuvre de Phidias

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Actualite_134

12 mai 2017

Salon Livres et Patrimoine 13 et 14 mai 2017- Palais Lumière à Evian - stand n°11

Nous vous attendons nombreux au Palais Lumière à Evian ce week-end sur le stand n°11. Vous aurez aussi l'occasion, après nous avoir rencontrés, de voir « Raoul Dufy, le bonheur de vivre » exposition qui réunit près de 200 œuvres de l'artiste.

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10 mai 2017

31 mai 2017, à 20 h 30, au Petit Echo de la Mode de Châtelaudren (22 170)

"Plus que jamais, la parole poétique est vitale. Plus que jamais, nous avons besoin de lumière, de sève et de chant dans nos mots"

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Le vol des ombres

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Actualite_132

10 mai 2017

Rencontres dédicaces des auteurs de la collection "je suis..." à la librairie du Tramway

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28 avril 2017

Jean Poncet reçoit le prix de la traduction pour les Poèmes de la lumière de Lucian Blaga

Jean Poncet a été invité à Iasi (Roumanie) pour fêter les 150 ans de la revue littéraire "Convorbire Literare" . A cette occasion les plus grandes avenues de la deuxième ville de Roumanie étaient ornées de grandes banderoles annonçant cet anniversaire, que la mairie a offert sa grande salle du conseil (dans un superbe palais XVIIIe) et qu'en outre (sans lien avec cet anniversaire), les derniers modèles de tramways ont leur carrosserie décorées de portraits d'écrivains, on ne peut que constater qu'en Roumanie, la culture, la littérature et la poésie se portent plutôt bien.

http://convorbiri-literare.ro/

Article d'Elena-Brândușa Steiciuc dans la revue :

Pierre de touche du travail de tous les traducteurs, la poésie se laisse difficilement transposer dans un autre univers linguistique, ses contraintes sémantiques et stylistiques constituant souvent un obstacle même pour les plus avisés et expérimentés des interprètes. La poésie est un langage dans le langage, avec des codes et des rythmes secrets, des formes et des structures consacrées par la tradition littéraire. C’est pourquoi nul ne peut mieux accomplir ce travail de « passage » qu’un poète en relation fraternelle non seulement avec les deux langues et cultures, mais aussi avec les mystères du verbe poétique.

Ainsi, je ne peux que saluer la parution en 2016 de l’élégant volume bilingue "Poemele luminii / Les Poèmes de la lumière" de Lucian Blaga, dans la traduction de Jean Poncet, co-édité par Jacques André éditeur et Editura Școala Ardeleană, avec une postface de Horia Bădescu. Voix unique de la poésie française contemporaine, Jean Poncet élabore depuis longtemps un discours poétique marqué par la lumière du Sud, les « calanques » ensoleillées et la convivialité des petits ports méditerranéens comme des divers quartiers de sa ville, Marseille. Parmi les recueils de poésie qu’il a commencé à publier en 1974, il convient de mentionner : "Katiouchka", Éditions du Marais, 1974 ; "Il faut lutter", Maison rhodanienne de poésie, 1991 ; "Chemin de lune", Encres Vives, 1997 ; "Poeme / Poèmes", Cogito, 1997 ; "Lanuri de dragoste arse / Champs d’amour brûlés", Helicon, 1997 ; "Des lieux et des hommes", Éditions des Moires, 1998 ; "Rythme shetlandais", Encres Vives, 2013 ; "Lumière du silence", Jacques André éditeur, 2013 / "Lumina tăcerii", Editura Eikon, 2014.

Jusqu’à présent, Jean Poncet a transposé dans sa langue maternelle un ensemble d’auteurs issus de divers espaces culturels, avec une prédilection évidente et compréhensible pour la poésie : "Voix de Roumanie", SUD, 1997 ; "Ioan Țepelea (1949-2012)", Encres Vives, 2012 ; Mihaela Albu et Dan Anghelescu, "Les Revues littéraires de l’exil roumain — Luceafărul (Paris, 1948-1949)", Institut Culturel Roumain, 2013 ; Desmond Egan, "Holocauste de l’automne", Alidades, 1998 ; Anjum Hasan, "Carnets de Bangalore", Encres Vives, 2012.

Mais la grande passion du poète et traducteur français demeure Lucian Blaga. Dans l’avant-propos du volume récemment paru – intitulé "În sfârșit, Blaga! / Blaga, enfin !" – il dévoile son intérêt, qui a commencé avant même les années 90, pour le penseur qu’il qualifie de « plus grand poète roumain du XXe siècle », mais il exprime aussi sa frustration (justifiée !) causée par la méconnaissance de Blaga en France : « Pourquoi donc une telle ignorance à l’égard d’un écrivain majeur dans son pays, mais aussi éminent représentant de la littérature et de la pensée européennes de l’entre-deux-guerres ? ». Évoquant les traductions existantes de Blaga, Jean Poncet constate qu’elles ne sont pas très nombreuses : à côté de l’anthologie "L’Étoile la plus triste" (quarante-deux poèmes traduits par Sanda Stolojan, publiés dans la collection Orphée aux éditions La Différence en 1992), l’unique traduction d’envergure de Blaga est celle de… Jean Poncet (soixante-quinze poèmes et un chapitre du roman "La Barque de Charon", publiés en 1996 dans un numéro spécial de la revue marseillaise SUD).

C’est ainsi que, toujours attaché à sa belle obsession, le poète de la Méditerranée endosse à nouveau le costume de passeur entre la Roumanie et la France, offrant au public francophone la possibilité de lire le premier recueil poétique de Blaga (paru en 1919) dans une édition bilingue – "Poemele luminii / Les Poèmes de la lumière" – solidement argumentée et complétée par un « Addenda » reprenant « Sept poèmes (presque) disparus » et une « Biobibliographie succincte ». S’agissant de cette réussite éditoriale et interprétative, je ne peux que me rallier à la conclusion de Horia Bădescu, dans sa postface intitulée "Le Chant de la lumière" : « Sa compréhension de l’univers poétique de Blaga et sa maîtrise des instruments poétiques appropriés lui ont permis d’offrir aux lecteurs de l’Hexagone toute la beauté et la vibrante humanité de la poésie de Lucian Blaga » (p. 132).

La symbiose miraculeuse accomplie par Jean Poncet entre le verbe blagien et sa « vêture » française est mise en relief dès le poème liminaire, "Je ne piétine pas la corolle de merveilles du monde", un "ars poetica" que je veux citer dans son intégralité pour la fluidité de la traduction, pour l’adéquation entre le texte-cible et la musique, le rythme interne, de l’original :

Je ne piétine pas la corolle de merveilles du monde
et je n’assassine point
de mes raisonnements les mystères que je croise
sur ma route,
dans les fleurs, dans les yeux, sur les lèvres ou sur les tombes.
La lumière des autres
étouffe le charme impénétrable qui se cache
au profond des ténèbres,
mais moi,
moi avec ma lumière j’amplifie le mystère du monde —
comme les rayons blancs de la lune
n’éteignent point mais au contraire
avivent l’obscur frémissement de la nuit,
de même j’enrichis moi aussi l’horizon ténébreux
des vastes frissons du saint mystère
et tout l’incompris
devient incompréhension plus grande encore
sous mes yeux —
car j’aime
les fleurs, les yeux, les lèvres et les tombes.

Dans le poème "Silence" (motif récurrent dans la poésie de Blaga, mais aussi dans le discours poétique de Jean Poncet), le célèbre distique

Atâta linişte-i în jur de-mi pare că aud
cum se izbesc de geamuri razele de lună.

devient en français :

Profond, si profond le silence alentour qu’il me semble entendre
la lune aux vitres briser ses rayons.

Avec la même intuition pour les sonorités, pour les significations qui se situent au-delà des mots, et en maintenant la forme graphique, ainsi traduit-il "La Source de la nuit" :

Ma belle aimée,
tes yeux sont si noirs que le soir,
lorsque je pose ma tête sur tes genoux,
ô, si profonds tes yeux
qu’ils semblent être la source
d’où s’écoule la nuit mystérieuse, sur les montagnes,
vers les vallées, de par les plaines,
jusqu’à recouvrir la terre
d’un océan de ténèbres.
Si noirs tes yeux,
ma lumière.

Bon connaisseur de l’ethos roumain, familier des subtilités linguistiques mais tout aussi sensible à la dimension culturelle de la traduction, le poète français réussit à détecter avec précision les significations d’un des mots réputé intraduisible, "dor", dont il restitue finement les nuances dans le poème "Dorul / Le Désir" :

Avide je bois ton parfum et prends ton visage
entre mes mains comme on serre
en son âme un miracle.
Si proches l’un de l’autre, tes yeux dans mes yeux, que c’en est brûlure.
Et pourtant tu murmures à mon oreille que je te manque.
Mystérieuse et hantée de désir tu m’appelles comme si je vivais
en exil sur une autre planète.

Femme,
quelle mer bat dans ton cœur et qui es-tu ?
Ô, que s’élève encore une fois le chant de ton désir,
j’écouterai ta voix
et chaque instant sera comme un bourgeon gonflé
où fleurit en vérité — l’éternité.

Le travail d’orfèvre du traducteur, les solutions proches du miracle qu’il propose, n’auraient pas été possibles sans l’affinité profonde qui le lie à cette poésie qu’il s’est mis en tête de transposer en français. Pour Jean Poncet, comme on l’observe à chaque page du récent volume bilingue, la traduction est une lecture empathique, une adhésion constante au texte blagien, et son combat inlassable pour promouvoir notre littérature en France, un geste d’une grande générosité intellectuelle et humaine.

« … j’ai maintenant bon espoir qu’après la publication des "Poèmes de la lumière", les autres recueils poétiques de Lucian Blaga suivront et que le public francophone découvrira cet auteur, à la fois lyrique et métaphysique, si original, si profond et si représentatif de l’esprit roumain », écrit le poète-traducteur à la fin de son avant-propos.

Espérons que, sous peu, ce souhait devienne réalité.

Elena-Brândușa STEICIUC
"Convorbiri Literare", Avril 2017, N° 4 (256)

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Ouvrage cité dans l'article : Les poèmes de la lumière - Poemele luminii

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Actualite_130

14 avril 2017

I.D n° 683 : Comment va-t-elle la vie ? note de lecture de Claude Vercey

http://www.dechargelarevue.com/I-D-no-683-Comment-va-t-elle-la.htmlMême si le poète est présent dans notre revue depuis plusieurs années (débutant, comme beaucoup, dans le Choix de Décharge : 141, de Mars 2009, pour ce qui le concerne), le nom de Patrick Argenté revient désormais avec insistance dans nos récents sommaires, soit par des poèmes, soit avec des contributions d'une remarquable pertinence aux divers chantiers réflexifs que nous ouvrons : pour ne retenir que la plus récente, et quel est donc le temps du poème ?, dans les Ruminations du n° 173, à propos de la poésie de circonstance. Pourtant, je dois admettre connaître mal l'oeuvre, forte de huit livres cependant (il publie depuis 2005), que je m'en suis tenu jusqu'ici aux poèmes que régulièrement Patrick Argenté nous adresse ( Jacques Morin au contraire a salué Laisses de mer (en s'extasiant au passage sur les photos magnifiques de Nadia Lhote), et Côté fenêtre, où le poète refait le voyage initiatique du Transsibérien, aux côtés de Blaise Cendrars et de la petite Jeanne de France, - « ou de son sosie ». Deux livres publiés aux éditions Jacques André, comme les deux plus récents : Tout ton cinéma et Le Vol des ombres (avec accompagnements de fenêtres dégradées, branlantes, pittoresques photographiées cette fois encore par Nadia Lhote). Je suis et ne suis pas / parmi vous, lit-on dans Tout ton cinéma ; et en effet, il y a du réel dans cette poésie, une présence affirmée dans le monde, en même temps qu'on arrive pas à saisir l'endroit exact des prélèvements du réel : ou l'objet de la visée a bougé au moment de prendre la photo, ou l'on reste dans un entre-deux. Entre chien et loup, pourrait-on dire, et pas seulement au sens ordinaire de l'expression, mais en supposant aussi qu'entre chien et loup, ça ne se passe pas si paisiblement que ça. Parce qu'il y a un côté batailleur, dans le poème de Patrick Argenté. Jusqu'à y relever souvent des taches de sang, mot récurrent de cette oeuvre. Et pas seulement dans cette Querelle : Encore une fois je cherche noise aux oiseaux le sang se dresse plus qu'il ne possède vouloir davantage que château dans le gris des moineaux nous désespère le ventre presse le temps manque la voix nous aura lâchés chemin ne tient plus loin sa poudre. Copyright © Décharge Page 2/3 I.D n° 683 : Comment va-t-elle la vie ? Après qui - ou quoi ? - en a-t-il, - est-on en droit de se demander. A autrui, à lui-même ? A la vie, auquel il entend demander des comptes ? En attendant, c'est à l'écriture qu'il s'accroche, et le vers qu'il secoue et fait swinguer en le coupant souvent en plein milieu, ou en pleine expression : parce que ça va pas, vraiment, et Patrick Argenté a l'art de nous prendre à témoin, de nous faire partager sa rage : je me ne souviens pas la vie est trop amère et le vin bu hier une cathédrale de goudron aujourd'hui on ne parle plus l'insecte biscornu marche sur les roses marche sur les mains on ne sait plus très bien ce qui tient à rien et ce qui s'enfuit la vie est trop solide trop mélasse et cambouis trop je ne me souviens plus des enfances et des morts. (extrait de : Le vol des ombres) Post-scriptum : Repères : Patrick Argenté : Tout ton cinéma (12Euros) & Le Vol des ombres (20Euros), aux éditions Jacques André ( 5 rue Bugeaud - 69006 - Lyon). Du même auteur, sur la Poésie de circonstance, chroniques (et poèmes) dans Décharge 171 et 173. Et encore dans Décharge 167 ( Le sens d'un poème) etc. (voir pour compléter l'Inventaire établi par Georges Cathalo, en page d'accueil). On trouvera les notes de lecture de Jacques Morin relatives à Laisses de mer et Côté fenêtre dans les Dias de Décharge 154 & 156.

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Ouvrage cité dans l'article : Le vol des ombres

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Actualite_129

29 mars 2017

Jean Poncet parle de l'oeuvre de Lucian Blaga les 29 et 30 mars

STRASBOURG MERCREDI 29 MARS, 19 h LIBRAIRIE DES BATELIERS, 5 rue Modeste Schickelé Poésie roumaine : Lucian Blaga À l’initiative du département d’études roumaines de l'Université de Strasbourg et en collaboration avec le consulat général de Roumanie, rencontre autour de l’œuvre poétique de Lucian Blaga (1895-1961), poète roumain majeur du XXe siècle. À l’occasion de la parution récente, aux éditions Jacques André, du recueil «Les Poèmes de la lumière », Liliana Ursu, poétesse et essayiste roumaine s’entretiendra avec Jean Poncet, poète français et membre honoris causa de l’Union des Écrivains de Roumanie, traducteur de l’œuvre.

 

NANCY MERCREDI 30 MARS, 18 h UNIVERSITE DE LORRAINE, Campus des Lettres, Salle A/05, 23 boulevard Albert Ier Présentation des "Poèmes de la lumière" de Lucian Blaga organisée par l'association franco-roumaine L'ARC CARPATIQUE. Un verre de l'amitié sera offert par l'association.

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Ouvrage cité dans l'article : Les poèmes de la lumière - Poemele luminii

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Actualite_128

17 mars 2017

31 mars 2017 - Lecture poétique en musique avec Patrick Argenté et Ronan Robert (accordéoniste) à la Librairie Sillage de Ploemeur

Librairie Sillage - Place de Bretagne - 56270 Ploemeur - librairiesillage@orange.fr - tél : 02 97 86 32 25

 

Le présent est-il condamné à devenir le passé ou l’avenir ? Une photographe et un poète ont relevé le défi de cette insoluble question. Les photos de Nadia Lhote ne figent pas ce présent pour en faire une éternité factice de carte postale. Au contraire, elle cherche à disperser ce présent trop lourd, trop dense et le disperse dans toutes les dimensions. La rouille se met alors à parler, les ombres fuient pour mieux nous hanter, l’eau nous nargue. Ces photos ne pouvaient qu’entrer en résonance avec les poèmes de Patrick Argenté qui aime heurter la langue pour la délier, casser les vers au mauvais endroit, et traquer la sensation à l’angle du jour et de l’obscurité. Mais ni l’un ni l’autre ne se réfugierait dans le flou, fût-il artistique. Leurs regards conjoints font le point sur la profondeur du monde. Inverses Prométhée, ils ont volé l’ombre et la montrent en pleine lumière.

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Le vol des ombres

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Actualite_126

07 mars 2017

Printemps des poètes à la maison de la poésie d'Annecy

Samedi 4 mars, la Maison de la Poésie d’Annecy a inauguré le Printemps des poètes en invitant deux écrivains confirmés qui furent présentés par Michel Dunand et Jacques Ancet. Ces poètes, Jacques Lovichi et Jean Orizet, n’ont plus rien à prouver, leur bibliographie le confirme. Ils sont venus, l’un de Marseille, l’autre de Paris, jusqu’en Haute-Savoie pour la poésie, rien que pour elle. Ils nous ont prouvé une chose : la poésie n’a pas peur de la vie, car elle n’a pas peur de la mort, ni de la confrontation, ni de la critique.

C’est avec une joie d’adolescents que les deux hommes, qui fortuitement fêtaient l’un et l’autre leur 80e anniversaire à quelques jours d’écart, se sont prêtés au jeu en échangeant leurs lectures, l’un lisant l’autre. Ils ont ensuite répondu aux questions, aux interrogations plutôt. Ils n’ont pas eu dans leurs réponses de ces fausses pudeurs et ont expliqué avec simplicité et sincérité qu’ils avaient cessé d’écrire de la poésie, ne souhaitant pas se prêter au jeu de l’imitation de soi-même, soucieux qu’ils sont de respecter cet art suprême, de ne pas le galvauder, de le mener au plus haut point qu’ils s’en sont sentis capables ; ils sont désormais capable de dire : « Je ne peux plus, mon heure est passée ». Ceci est encore de la poésie. Les textes qu’ils nous ont fait entrevoir dans leurs lectures permettront de continuer à profiter de leur talent, et à nous enivrer à notre tour de paroles, de vin, de lumière et d’amour.

 

Jean Orizet et Jacques Lovichi bien sûr continuent à écrire, des textes de voyages, des romans, leur fécondité n’est en rien entamée, seule la poésie demeure immarcescible, mais nous avons eu cependant le bonheur d’avoir en main le dernier recueil, clôturé en 2007, des ultimes poèmes de Lovichi, Mythologies de haute mer, enfin publié ce mois de mars 2017 pour le Printemps des poètes chez Jacques André éditeur, une sorte de « testament » présenté par Jean Poncet, auteur de Lumière du silence, autre poète marseillais présent également à la Maison de la Poésie et au centre Bonlieu à Annecy.

Accéder à la fiche de l'auteur : Jacques LOVICHI

Ouvrage cité dans l'article : Mythologies de haute mer

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Actualite_125

01 mars 2017

Lecture dédicace à la Galerie Jean-Louis Mandon le 8 mars 2017

galerie jean louis mandon - lecture - muriel carrupt - lira des extraits de son recueil - la Vacherie - ainsi que des poèmes extraits de - Butô - avec christine charneau pianiste -régis evellier comédien – jessica schmidt danseuse – et la présence de Jacques André

 

mercredi 8 mars 2017 à 19H – entrée libre galerie jean louis mandon 3, rue vaubecour, 69002 lyon

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01 mars 2017

Lecture poétique dans le cadre du 19è Printemps des poètes VENDREDI 10 MARS - 18H30

Vendredi 10 mars 18h30 Entrée libre MÉDIATHÈQUE INTERCOMMUNALE DU PAYS VIGANAIS Château d’Assas - Rue des Barris - 30120 LE VIGAN 04 67 81 80 49 mediatheque@cc-paysviganais.fr www.mediathequedupaysviganais.fr

 

"Voici comment est né Caresser la mer. Ho- mère et le mythe d’Ulysse ont inspiré bon nombre d’auteurs illustres dans la lignée desquels Stéphan Causse ne prétend pas s’inscrire. Il voulait parler du désir agissant qui hante Pénélope, mettre la plus belle femme de l’Antiquité, et la plus sage, au centre de son écriture. L’étymologie mascu- line et très ancienne du mot grec «Pontos», qui signifie «les flots», dont la traduction ita- lienne contemporaine «il mare», a conservé le masculin, justifie au travers de ce texte la possibilité de réaliser le désir de Pénélope, caresser la mer, son seul amant. La mer, dans la soudaineté de son désir et la lenteur de ses flots devient le symbole même de l’éros. Ulysse quant à lui reste le jouet du désir des femmes, comme si l’ambiguïté phonétique mer/mère qu’offre notre langue française s’était jouée de lui".

Accéder à la fiche de l'auteur : Stéphan CAUSSE

Ouvrage cité dans l'article : Caresser la mer

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Actualite_123

17 février 2017

Jean-Claude Duverger sur RCF recevait Gérard Gacon dans le cadre de son émission "carte blanche"

https://rcf.fr/vie-quotidienne/gerard-gacon-dedales A écouter et réécouter une poésie à la fois grave et facétieuse, étrange et surprenante. Aucun texte alternatif disponible.

Accéder à la fiche de l'auteur : Gérard GÂCON

Ouvrage cité dans l'article : Dédales

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Actualite_122

03 février 2017

Rendez-vous au LIVRE PARIS du 24 au 27 mars 2017 stand F67

Une nouvelle édition qui veut attirer plus de jeunes lecteurs "Notre objectif pour 2017 est de proposer un contenu toujours plus attractif et un service encore amélioré à tous les publics, avec un effort particulier en direction des jeunes lecteurs. Le retour à la journée professionnelle du lundi permettra de réunir tous les professionnels de la chaîne du livre autour d'un programme renouvelé", a promis Sébastien Fresneau, directeur du salon. "Nous souhaitons qu'au-delà du grand succès populaire de Livre Paris, l'édition 2017 soit également l'occasion d'une belle fête pour la grande famille de l'édition et les principaux acteurs de la chaine du livre. Une programmation ambitieuse accompagnera notre objectif", a indiqué de son côté le nouveau directeur général du SNE, Pierre Dutilleul. Le pays invité cette année est le Maroc.

02 février 2017

Article dans Recours au poème

http://www.recoursaupoeme.fr/critiques/feuilletons-rome-deguergue-marie-ange-sebasti-chantal-ravel-christophe-sanchez-g%C3%A9rard Feuilletons... Rome DEGUERGUE, Marie-Ange SEBASTI, Chantal RAVEL Christophe SANCHEZ, Gérard BOCHOLIER par : Marilyne Bertoncini

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17 janvier 2017

Nous sommes partenaires de La Générale Librest http://www.librest.com/ qui désormais assure la distribution de nos ouvrages en France aussi bien qu’à l’étranger. Cet organisme coopératif a développé un réseau solidaire qui permet de commander un ouvrage et de le retirer sans frais dans la librairie la plus proche de chez vous. Générale Librest 128 bis Avenue Jean Jaurès, 94200 Ivry-sur-Seine Téléphone : 01 41 79 11 02 Et aussi par www.dilicom.net

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06 décembre 2016

Signature à la librairie l'Ecume des Pages, 174 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris

Comme un "bonheur" n'arrive jamais seul, je vous présente, conjointement aux Secrets de l'Art moderne, la parution cette semaine de la petite biographie consacrée au grand poète symboliste Paul Fort : "Je suis...Paul Fort". Pour ceux ou celles qui, prochainement, seront à ma signature le 8 décembre à l’Écume des pages, vous aurez évidemment l'occasion de le découvrir.

Accéder à la fiche de l'auteur : Guillaume ROBIN

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Paul Fort

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06 décembre 2016

Voyage au gré des pages à l'Auditorium de Seynod (74)

http://www.auditoriumseynod.com/lecture/voyages-au-gre-des-pages-n5

Accéder à la fiche de l'auteur : Daniel BONNET

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Charlie Chaplin

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26 novembre 2016

Dédicace du dernier ouvrage de la collection "je suis..."

Je suis... Pierre Puvis de Chavannes par Odile Nguyen Schoendorff et Pierre Widman Séance de dédicace du livre édité par Jacques André avec les deux auteurs. Samedi 3 décembre 2016 à partir de 16 heures Librairie Michel Descours 31 rue Auguste-Comte 69002 LYON Entrée libre

Accéder à la fiche de l'auteur : Odile NGUYEN SCHOENDORFF

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Pierre Puvis de Chavannes

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04 novembre 2016

Babelio en parle dans sa revue en ligne

http://www.babelio.com/livres/Sebasti-La-connivence-du-marchand-de-couleurs/847619

Accéder à la fiche de l'auteur : Marie-Ange SEBASTI

Ouvrage cité dans l'article : La connivence du marchand de couleurs

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04 novembre 2016

Recension de Karim HAOUADEG revue Europe - n° 1051-1052 / novembre-décembre 2016

https://www.europe-revue.net/ "Lucian Blaga est l’un des plus grands poètes européens du siècle dernier. L’affirmation peut paraître curieuse. Ce qui l’est bien davantage est qu’il soit presque inconnu en France et que l’édition française se soit si peu intéressée à cet écrivain majeur de la littérature roumaine. Il aura fallu à peine moins d’un siècle pour que le premier recueil de Blaga, paru pour la première fois en 1919, soit enfin publié en France. Son traducteur, Jean Poncet, qui œuvre depuis des années pour faire connaître cette poésie singulière, a enfin trouvé l’occasion d’une coédition franco- roumaine et permet ainsi aux lecteurs français de découvrir un auteur attachant. Né en 1895 en Transylvanie, Lucian Blaga était poète, dramaturge et philosophe. Il a publié de la poésie de 1919 (Les Poèmes de la lumière) jusqu’en 1943 (Les Marches insoupçonnées). Le nouveau régime qui se met en place en 1947 l’exclut de l’Université et l’interdit de publication définitive- ment. Il vivra dans un exil intérieur à Cluj, où il mourra en 1961. C’est encore un tout jeune homme quand il écrit et publie ses Poèmes de la lumière, qui font aujourd’hui l’objet d’une édition entièrement bilingue, y compris l’avant-propos, indispensable, de Jean Poncet et la très éclairante postface de Horia Badescu. En cette année 1919,Blaga est encore étudiant en philosophie à Vienne. Il aurait pu écrire en allemand, comme le firent plus tard d’autres poètes nés en Roumanie, mais choisit de s’exprimer dans sa langue natale. Rien là d’étonnant chez celui qui, à l’occasion de sa réception en 1937 à l’Académie roumaine, prononça un Éloge du village roumain. Il évoquera d’ailleurs encore cet attachement à sa langue maternelle dans un poème posthume intitulé «Le poète», daté de 1959: «À jamais traducteur. Je traduis/ en langue roumaine/le chant que mon cœur/me murmure tout bas, dans sa langue.» Poésie singulière, étonnante, que celle de Lucian Blaga. Jean Poncet la présente comme «à la fois lyrique et métaphysique». Elle présente en effet un mélange surprenant de sensualité («Ô, je veux danser comme jamais je n’ai dansé!») et de mysticisme («Le néant gisait à l’agonie/lorsque, solitaire flottant par les ténèbres, l’Insondable/fit un signe:/“Que la lumière soit!”»). La poésie de Blaga dit, par des voies diverses, la jouissance («Nous sommes couchés sur l’herbe: toi et moi») et l’extase («La lumière que je sens envahir/mon cœur en te voyant — ô ma merveille,/est peut- être l’ultime goutte/de cette lumière qui fut créée au jour premier.») Poète de la nature et de la grâce, Lucian Blaga, dans la contemplation des êtres et des choses, dans la relation érotique ou dans la méditation philosophique, cherche l’illumination, la fusion mystique, le retour à l’Un originaire: «À l’aube quand le jour enflammera la nuit,/quand les cendres nocturnes s’envoleront/au vent de ponant,/à l’aube je voudrais que nous aussi soyons/cendre,/nous et — la terre.» Ce qui fait l’étrangeté de la poésie de Blaga, en même temps qu’une partie de sa beauté, ce sont les contradictions de cet être complexe. Il y a de l’hérétique chez cet esprit religieux: «Comme un hérétique je songe et je m’interroge:/De quelle source le paradis tient-il —/sa lumière? — Moi, je le sais: c’est l’enfer qui l’éclaire/de ses flammes!» De même qu’il y a un paganisme assumé chez ce mystique: «Au soleil je lance mon rire!/Je n’ai pas le cœur dans la caboche,/ni la cervelle dans le cœur./Je m’enivre de cosmos comme un païen!» Ce paganisme en particulier me semble essentiel. Sans doute est-ce lui qui fait trouver à Blaga, pour chanter la nature, des images saisissantes: «À l’écheveau des nuages/le vent tire/de longs fils de pluie.» Il y a chez Lucian Blaga une façon d’envisager les choses et la vie, ce qu’on n’ose appeler une conception du monde tant elle semble instinctive, qui a à voir avec celle des Grecs de l’Antiquité. L’étudiant en philosophie Blaga avait-il lu la Théorie du roman de Lukács? Il n’y a rien là d’impossible, puisque ce beau texte était paru pour la première fois en revue en 1916. On le soupçonne en tout cas en songeant à la phrase par laquelle le philosophe hongrois caractérise ceux qui appartiennent à ce qu’il appelle «les civilisations closes» (dont les Grecs sont l’exemple EUROPE 345 paradigmatique): «Le monde est vaste et cependant ils s’y trouvent à l’aise, car le feu qui brûle dans leur âme est de même nature que les étoiles.» Comment ne pas voir un écho de cette phrase dans les vers superbes de Blaga: «Voûte étoilée où nage mon regard —/et je sais qu’en mon âme aussi je porte/étoiles en myriades/et voies lactées,/merveilles des ténèbres»? Il y a certes dans les Poèmes de la lumière, comme c’est inévitable dans l’œuvre d’un poète aussi jeune, des moments où il se laisse aller à un romantisme un peu facile. Mais ces rares faiblesses sont largement compensées par des fulgurances qui éblouissent et frappent le lecteur, ravissent et ravagent son esprit, pour reprendre l’expression de Montaigne. D’autant que la version française qu’en donne Jean Poncet est magnifique. Il est difficile de juger d’une traduction quand on ne connaît pas la langue d’origine. Ce que je peux en dire, c’est qu’elle est d’une parfaite élégance. Ce qui laisse par ailleurs soupçonner qu’elle est aussi exacte, c’est qu’elle fait entendre une voix tout à fait singulière. Les poésies de Blaga traduites par Jean Poncet se caractérisent par un ton absolument original, et permettent de découvrir un auteur sans équivalent, une poésie à nulle autre pareille. Ce qui, après tout, ne nous arrive pas si souvent" Karim HAOUADEG

Accéder à la fiche de l'auteur : Lucian BLAGA

Ouvrage cité dans l'article : Les poèmes de la lumière - Poemele luminii

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30 octobre 2016

Soirée Hommage à Christian Petr

Rendez-vous jeudi 3 novembre à la Librairie Le Bal des Ardents - 17 Rue Neuve, 69001 Lyon (métro Hôtel de ville- Cordeliers) à partir de 19 heures pour une soirée hommage à Christian Petr. Christian Petr a eu le talent de nous ouvrir la porte de mondes tellement particuliers : celui de Roger Vailland, de Joseph-François Dupleix et les Indes, ou encore de Jaroslav Hašek. Quelques lectures nous permettront entre autres de (re)découvrir l'étonnante personnalité du Brave Soldat Chvéïk à travers l'ultime ouvrage de Christian Petr, "La Fabrique de la liberté", présenté en avant-première à cette occasion.

Accéder à la fiche de l'auteur : Christian PETR

Ouvrage cité dans l'article : La Fabrique de liberté

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07 octobre 2016

FESTIVAL DE L’ÉTHIQUE - Cinéma Vox - Strasbourg du 13 au 15 octobre 2016

FESTIVAL DE L’ÉTHIQUE - Cinéma Vox - Strasbourg. Retrouvez Jonathan Simon et l'ouvrage collectif "Reconfigurations dans le paysage disciplinaire des sciences"

Cette première édition du Festival "L’Éthique en projection" questionnera l’homme du futur et sa représentation cinématographique : quels regards les cinéastes posent-ils sur le transhumanisme ?

AU PROGRAMME: - Jeudi 13 Octobre: 20h: Projection de "Bienvenue à Gattaca" 22h: Débat avec Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie et Marion Thomas, maître de conférences en épistémologie - histoire des sciences et des techniques de l’université de Strasbourg - Vendredi 14 Octobre: 17h: Projection d'"Un Monde Sans Humains" 18h: Débat avec Philippe Borrel, réalisateur et Éric Fourneret, philosophe 20h: Projection: "Robocop" (1987)

22h: Débat avec Jonathan Simon, maître de conférences en histoire des sciences et Éric Fourneret, philosophe.

Samedi 15 Octobre: 17h: Projection "Immortalité dernière Frontière" 18h: Débat avec Yann Hervé Martin, professeur de philosophie et Éric Fourneret, philosophe 20h: Projection "Renaissances" 22h: Débat avec Yann Hervé Martin, professeur de philosophie et Éric Fourneret, philosophe

Accéder à la fiche de l'auteur : Jonathan SIMON

Ouvrage cité dans l'article : Reconfigurations dans le paysage disciplinaire des sciences

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07 octobre 2016

Colloque universitaire le samedi 15 octobre Toulouse organisé par les amis de Jean Jaurès

Samedi 15 octobre, au conseil départemental de Toulouse Catherine Moulin participera au colloque organisé par les amis de Jean Jaurès "Enseigner la jeunesse". shttp://amisdejaures-toulouse.info/colloque-enseigner-la-jeunesse-au-conseil-departemental/

Accéder à la fiche de l'auteur : Catherine MOULIN

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Jean Jaurès

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Actualite_109

05 octobre 2016

Hommage à Alain Gauthier

Boulogne-Billancourt – Conférence de Michel Loude sur Alain Gauthier, poète de l’affiche le mardi 11 octobre à 18h à la médiathèque Landowki précédant le vernissage de l’exposition. Dédicace de l’ouvrage à la librairie Les Mots et les Choses. Du 4 octobre au 6 novembre, Regards d’Alain Gauthier Une exposition en deux parties rend hommage à la carrière prolifique du Boulonnais Alain Gauthier. Plusieurs dizaines d’œuvres présentent à Landowski son travail de peintre et illustrateur, et au Trapèze son travail d’affichiste. Médiathèques Landowski et Trapèze. Entrée libre.

Accéder à la fiche de l'auteur : Michel LOUDE

Ouvrage cité dans l'article : Alain Gauthier, poète de l'affiche

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Actualite_108

05 octobre 2016

A lire dans la revue italienne STUDI FRANCESI

La Vierge Marie dans la littérature française. Entre foi et littérature. Études réunies par Jean-Louis Benoit , Lyon, Jacques André éditeur, 2014, 397 pp. Dans un panoramique qui porte sur l’ensemble de la littérature française, nous signalons les quelques articles qui concernent plus particulièrement la production du XVe siècle. Elisabetta BARALE compare un des miracles de la Vierge dans le recueil Paris, BnF, fr. 9199 et Oxford, Bod.Lib., Douce 374, (Abbesse grosse) à sa source en vers, tirée de la Vie des Pères; les procédés adoptés par Jean Miélot sont bien entendu ceux de la «mise en prose» sur le plan formel – ordre des mots, suppression des rimes et des éléments rythmiques, modernisation du lexique –, et de l’adaptation à la dévotion privée sur celui du contenu (Les “Miracles de Notre-Dame” à la cour de Bourgogne, pp. 55-62). Lydie LANSARD met en relief le rôle assumé par la Vierge dans la Passion selon Gamaliel, version manuscrite et imprimée, et dans la Complainte de Notre-Dame; dans ces récits, Marie peut s’exprimer sous la forme d’un planctus, mais aussi narrer la passion du Christ à laquelle elle assiste, ou encore exprimer sa douleur par des pleurs, des gestes, voire par le silence de l’indicible («J’avoye si grant dueil en mon cueur que je ne le povoie dire». La compassion de la Vierge dans les Passions narratives de la fin du Moyen Âge, pp. 81-88). La contribution de Stéphanie LE BRIZ-ORGEUR vise à souligner le renouvellement du personnage de Marie dans la Passion d’Arnoul Gréban (ca 1450): le fatiste lui attribue d’abord les «quatre requêtes» déjà exploitées dans d’autres pièces, mais y ajoute un long monologue d’hésitation, forme d’origine romanesque, qui constitue une nouveauté absolue dans le théâtre (La Vierge Marie dans les “Passions” des domaines d’oc et d’oïl ( XIII e - XV e s.), de la mise en drame de la compassion à la création d’un personnage dramatique, pp. 97-104). [ Maria COLOMBO TIMELLI ] https://studifrancesi.revues.org/4257

Accéder à la fiche de l'auteur : Jean-Louis BENOIT

Ouvrage cité dans l'article : La Vierge Marie dans la littérature française

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03 octobre 2016

Mardi 4 octobre à 18 h 30, au restaurant Le Grain de sel à Seynod (74) : Présentation de l'ouvrage en avant-première

Certains en nient farouchement l’existence, affirme Victor Hugo. D’autres ont cru voir s’entrouvrir les portes du Paradis. Qui croire? Il fallait lever ce doute. Pierre Guimet et Jacques André, l’un pour les illustrations, l’autre pour les textes, ont patiemment recueilli les témoignages d’artistes et d’écrivains dont la caution ne peut être mise en doute: Victor Hugo Jules Vernes Charles Baudelaire Jules César Jorge Luis Borgès Jean-Jacques Rousseau Jacob & Wilhelm Grimm Alfred Jarry Georges Simenon Franz Kafka R.-L. Stevenson Pierre Mac Orlan Karl-Gustav Jung Sigmund Freud Les aquarelles de Turner, les cartes de Charles Perron ne laissent également aucun doute sur l’existence géographique de cet archipel d’environ trois îles, ainsi que des documents photographiques et une iconographie rassemblant des objets rituels dont l’usage nous reste encore inconnu. Avec le concours de l’Agence des Îles du Léman

Accéder à la fiche de l'auteur : Pierre GUIMET

Ouvrage cité dans l'article : Les Iles du Léman

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27 septembre 2016

Présentation de l'ouvrage au Théâtre sous le Caillou samedi 24 septembre 2016

Gérard Gâcon,comme tous les poètes, voyage souvent en terres inconnues, et tout particulièrement sur la lune. Pour être plus précis, sur la face cachée de la lune. Or, c'est bien de cette partie trop bien mal connue de notre astre intérieur que proviennent les choses les plus étranges, les lieux communs les plus abscons, les bizarreries les plus anodines. Gérard Gâcon a pour maître, non pas Victor Hugo,mais plutôt Lewis Carroll, et pour mètre, non pas l'alexandrin mais le vers blanc de la poésie anglaise, où tout n'est que surprise sonore, sombre ou lumineuse au détour de la page. Les mots de ses poèmes roulent en 4x4 ou parfois en panier à salade.Or, les mots secoués finissent toujours par accoucher de monstres étranges, gentils au premier abord, bénins et faussement délicieux, mais qui deviennent, s'ils sont lus après minuit, de redoutables coups de sabre tranchants et définitifs. Verte est l’herbe d’enfance Où ne croît nulle ivraie Mais il est parfois Des ronds d’herbes folles Et d’orties blanches Lieux noirs d’effrois Et d’appréhensions Où se défait l’âme Où l’enfant grandit L’herbe là se flétrit 12

Accéder à la fiche de l'auteur : Gérard GÂCON

Ouvrage cité dans l'article : Dédales

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27 septembre 2016

Présentation de l'ouvrage au Théâtre sous le Caillou samedi 24 septembre 2016

Le présent est-il condamné à devenir le passé ou l’avenir ? Une photographe et un poète ont relevé le défi de cette insoluble question. Les photos de Nadia Lhote ne figent pas ce présent pour en faire une éternité factice de carte postale. Au contraire, elle cherche à disperser ce présent trop lourd, trop dense et le disperse dans toutes les dimensions. La rouille se met alors à parler, les ombres fuient pour mieux nous hanter, l’eau nous nargue. Ces photos ne pouvaient qu’entrer en résonance avec les poèmes de Patrick Argenté qui aime heurter la langue pour la délier, casser les vers au mauvais endroit, et traquer la sensation à l’angle du jour et de l’obscurité. Mais ni l’un ni l’autre ne se réfugierait dans le flou, fût-il artistique. Leurs regards conjoints font le point sur la profondeur du monde. Inverses Prométhée, ils ont volé l’ombre et la montrent en pleine lumière.

Accéder à la fiche de l'auteur : Patrick ARGENTE

Ouvrage cité dans l'article : Le vol des ombres

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14 juin 2016

Lecture dédicace du dernier ouvrage poétique de Marie-Ange Sebasti

"La connivence du marchand de couleur" Jeudi 16 juin 2016 à partir de 18 heures à la librairie l'Etourdi de Saint-Paul 4 rue Octavio Mey, 69005 Lyon

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03 juin 2016

A la librairie l'Etourdi de Saint-Paul, lecture signature.

Accéder à la fiche de l'auteur : Chantal RAVEL

Ouvrage cité dans l'article : A peine un chant

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19 mai 2016

9 juin 2016 Lucian Blaga

L'Institut Culturel Roumain de Paris et Jacques André éditeur présentent le recueil de textes de Lucian Blaga " Poemele Luminii - Les Poèmes de la Lumière " en édition bilingue, traduits du roumain par Jean Poncet et coédités par Jacques André éditeur et les éditions Scoala Ardeleana (Editura Şcoala Ardeleană)

Avec la participation de:
Jean Poncet, traducteur
Horia Badescu, poète
Dorel Iacobescu, comédien

Jeudi 9 juin à 19 heures - Institut Culturel Roumain - 1, Rue de l'Exposition, 75007 Paris ( Metro: Ecole militaire).

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19 avril 2016

jeudi 21 avril 2016 Rencontre avec Odile Nguyen-Schoendorff à la Librairie Le Bal des Ardents

Rendez-vous jeudi 21 avril à 19h à la librairie Le Bal des Ardents 1, Rue Neuve ( Lyon 01) pour une rencontre avec l'auteur autour de Je suis... Paul Eluard.

 

Nul n'oubliera le nom aérien que s'est donné Paul Éluard. Il est inscrit au fronton de nombreux lycées, collèges, écoles, où plus d'un enfant récite : « Sur mes cahiers d'écolier, J'écris ton nom… Liberté » Poète au regard clair. Grand physiquement et aussi par l'inspiration, le souffle, l'espérance. Ennemi de la médiocrité, de la peur et de la haine. Solidaire des humbles, des exclus, des fous. Partenaire enthousiaste de l'aventure surréaliste, aux côtés de Breton et d'Aragon Il tient tête au nazisme et aux fascismes sanglants. Adepte de l'amour fou, Il offre à tous des poèmes d'amour où chacun se retrouve. « Et le chant d'un grand feu rêveur Mûrit entre nos paupières. »

Accéder à la fiche de l'auteur : Odile NGUYEN SCHOENDORFF

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Paul Eluard

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05 avril 2016

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19 mars 2016

Agenda poétique de Mohammed El Amraoui

Dimanche 20 mars, à au Bubble Art, 28 rue Anatole France à Villeurbanne, à 18h, concert de jazz de Gerard Maismone Quintet et lecture de Mohammed El Amraoui et Pierre-Alain Gourions (tarif : 10€, réduit : 8€) Samedi 26 et dimanche 27 mars, à la Cave de vin de Denis Jambon à Villié-Morgan, PoéZic Avec Mohammed El Amraoui et Pascale Charreton, chanteuse multilingue. Jeudi, 31 mars, à 19h, à la Maison des passages, à Lyon, PoéZic Avec Mohammed El Amraoui et Pascale Charreton, chanteuse multilingue. Vendredi 1 avril, à 20h, à la bibliothèque Chassine, à Vaulx-en-Velin, PoéZic, Avec Mohammed El Amraoui et Pascale Charreton, chanteuse multilingue. Bien à toi

Accéder à la fiche de l'auteur : Mohammed El AMRAOUI

Ouvrage cité dans l'article : Des moineaux dans la tête

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16 mars 2016

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04 mars 2016

Printemps des Poètes - Port-Louis et Riantec (Morbihan)

"«Trouées poétiques » : investir les lieux du quotidien dans une insurrection joyeuse et consciente du monde, percer par le geste poétique et artistique une fenêtre que chacun enjambera pour suivre son propre chemin dans la création et l’épanouissement de soi". 

 

Dimanche 13 mars de 11h à 18h30 dans de le cadre du salon du livre de poésie, présentation de la Collection Poésie XXI par Patrick Argenté, dans laquelle vous y trouverez  ses propres recueils. Il sera en compagnie de Delphine Evano, auteur de "Peau de mère" pour une rencontre dédicace.

 

Vous y trouverez également les recueils de Marie-Ange Sebasti, Chantal Ravel, Michel Dunand, Vladimir Martinovski et bien d'autres.....

Médiathèque de Pondichéry, La Dame blanche, le Marché et la salle des Remparts de Port-Louis
la salle audiovisuelle de Riantec

04 mars 2016

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04 mars 2016

Article du Dauphiné Libéré

Accéder à la fiche de l'auteur : Marie VERNEY

Ouvrage cité dans l'article : Sur le fil de l'écume

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04 mars 2016

Journal de Villeurbanne "Viva"

Les Rosenzweig, 1720-1952 Une famille juive dans la tourmente de l’Histoire Cracovie, Berlin, Villeurbanne… l’histoire de la famille Rosenzweig est emblématique du destin des Juifs d’Europe de ces trois derniers siècles. Elle doit son nom, qui signifie « rameau de rose » en yiddish, à l’imposition aux Juifs d’un état-civil moderne par l’empereur d’Autriche Joseph II. Au début du XXe siècle, le seul enfant vivant de la famille, Löbl Rosenzweig, quitte la misère du faubourg de Kazimierz, le ghetto juif de Cracovie, pour Berlin, où il deviendra un commerçant prospère, après avoir survécu à la première guerre mondiale en s’évadant de captivité en Russie. La prise du pouvoir en Allemagne par Hitler en 1933 contraindra à nouveau la famille à l’exil. Ce sera la France pour Rolf, le fils unique de Löbl qui, avec son épouse Bertha, échappera par miracle à la Shoah. Rolf étudie la chimie, et fonde une famille à Villeurbanne tout en participant activement à la Résistance. D’autres membres de la famille, à Berlin et en Pologne, périront dans les camps d’extermination nazis. Ce récit est la longue histoire d’une famille ordinaire, avec ses joies et ses peines, ses épisodes parfois cocasses, et une dimension tragique où ses descendants ont puisé leur amour de la vie.

Accéder à la fiche de l'auteur : Thierry ROSENZWEIG

Ouvrage cité dans l'article : Les Rosenzweig

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24 février 2016

Printemps des poètes à Vaulx-en-velin

C'est avec une très grand plaisir que nous avons répondu à l'invitation de l’Association "Dans tous les sens" et de l'Espace Pandora pour ce Printemps des Poètes 2016. Nous vous attendons nombreux.

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24 février 2016

Une semaine pour "philosopher avec Charlie Chaplin". L'émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance" d'Adèle Van Reeth sur France Culture consacre une semaine de réflexions et de débats à Charlie Chaplin.

Une semaine pour "philosopher avec Charlie Chaplin". L'émission "Les Nouveaux chemins de la connaissance" d'Adèle Van Reeth sur France Culture consacre une semaine de réflexions et de débats à Charlie Chaplin. En résonance avec l'émission, notre dernière publication à découvrir : "Je suis.. Charlie Chaplin " de Daniel Bonnet.

«le devoir écrasant de faire rire»

Né dans une famille très pauvre, Chaplin observa attentivement la vie des hommes dans toutes les couches de la société. Il tira de cette connaissance tôt acquise des films qui contribuèrent à faire du cinéma un art et un combat. Quand les nationalismes et les dogmatismes rameutaient les hommes les uns contre les autres, Charlie Chaplin resta un citoyen du monde, un individualiste à la parole ferme et droite, ayant pour seule cause la défense de la personne humaine dans sa dignité et dans sa liberté. Pour Chaplin, les hommes face aux assauts de l'existence avaient besoin de pitié et de compréhension. Il fallait qu'on les aide à garder confiance en la vie sans sacrifier la vérité. Devant et derrière la camera il connut, parfois jusqu'à l'angoisse, "le devoir écrasant de faire rire". En effet c’était d’abord un artiste persuadé que la beauté ouvre à l'humanité. Son fragile vagabond est devenu la seule création universelle du cinéma.

Accéder à la fiche de l'auteur : Daniel BONNET

Ouvrage cité dans l'article : je suis...Charlie Chaplin

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24 février 2016

Jacques Bonnaffé lit la poésie sur France-Culture aujourd'hui..

Jacques Bonnaffé lit la poésie du France-Culture aujourd'hui..

http://www.franceculture.fr/…/jacques-bonnaffe-lit-la-poesi…

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) -

J'étais à toi peut-être avant de t'avoir vu,

Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne;

Ton nom m'en avertit par un trouble imprévu;

Ton âme s'y cachait pour éveiller la mienne.

Je l'entendis un jour et je perdis la voix;

Je l'écoutai longtemps, j'oubliai de répondre;

Mon être avec le tien venait de se confondre:

Je crus qu'on m'appelait pour la première fois.

Savais-tu ce prodige? Eh bien! sans te connaître,

J'ai deviné par lui mon amant et mon maître,

Et je le reconnus dans tes premiers accents,

Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.

Ta voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent.

Dans un regard muet nos âmes s'embrassèrent;

Au fond de ce regard ton nom se révéla,

Et sans le demander j'avais dit: « Le voilà! »

Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée;

Et Y devint soumise, elle y fut enchaînée.

J'exprimais par lui seul mes plus doux sentiments;

Je l'unissais au mien pour signer mes serments.

Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,

Et je versais des larmes.

D'un éloge enchanteur toujours environné,

À mes yeux éblouis il s'offrait couronné.

Je l'écrivais... bientôt je n'osai plus l'écrire,

Et mon timide amour le changeait en sourire.

Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil,

Il résonnait encore autour de mon réveil:

Il errait dans mon souffle, et, lorsque je soupire,

C'est lui qui me caresse et qùe mon cœur respire.

Nom chéri! nom charmant! oracle de mon sort !

Hélas! que tu me plais, que ta grâce me touche!

Tu m'annonças la vie, et, mêlé dans la mort,

Comme un dernier baiser tu fermeras ma bouche.

Accéder à la fiche de l'auteur : Marc BERTRAND

Ouvrage cité dans l'article : Marceline Desbordes-Valmore , oeuvre poétique intégrale

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