Avant, j'étais confiné et je ne le savais pas

 

Il y a moins d'une semaine nous pouvions encore croire que certains pans de notre économie allaient tenir bon. Nous fondions notre espoir sur la possibilité de vous faire parvenir par courrier nombre de livres, tous indispensables pour vivre au mieux le confinement.

Force est de constater que la Poste, essentiellement du fait de l'impréparation de la part de ses cadres, n'est plus en mesure d'aassumer correctement sa fonction. On nous a clairement fait comprendre que les colis n'étaient pas les bienvenus, aussi renonçons-nous aujourd'hui à accomplir ce qui était pour nous notre devoir, vous fournir de quoi penser, rêver, vous évader, vivre en somme.

Puisque nous sommes désormais en situation de survie, faisons-le à fond, sonnons la retraite et replions-nous dans nos abris pour préparer, dans le secret, notre sortie au grand jour et nos futures victoires contre l'ignardise, la mésintelligence et l'indifférence! Vivons masqués, ourdissons dans l'ombre le complot qui renversera les fausses idoles d'une mondialisation à l'envers.

Oui, à l'envers. La vraie mondialisation, nous ne la connaissons pas encore, mais ce n'est sûrement pas ce que nous avons vécu. Se rendre à Porto ou à Varsovie pour 30 €, la belle affaire, si c'est pour en chasser les habitants au profit direct de RBnB. Que voyons-nous du monde en voyageant ainsi? Quel plaisir avons-nous de nous vêtir de jeans tissés en Chine, coupés en Birmanie et blanchis au Bengladesh avec l'eau potable et perdue pour les Hommes?

Ceux qui voudraient seulement vivre.

Et voilà que nous découvrons que nous étions confinés. Par notre emploi du temps, nos rendez-vous, nos employeurs, l'obligation de prendre des vacances et de les remplir de déplacements, de voyages, d'activités apparemment indispensables.

Alors que les vraies vacances, c'est maintenant. Le vide, la vacuité, tout ce qui nous fait peur, et que nous découvrons. Oui, nous sommes moins confinés qu'avant. 

Je veux bien croire que les personnes seules, malades et en détresse, les gens sans formation dans des appartements irrespirables dans les cités ne souscriront pas à ces propos que l'on pourra juger élitistes, il n'empêche. Eux aussi découvrent qu'on s'est bien moqué d'eux et que cela va continuer longtemps s'ils ne font rien...

Et si nous faisons avec eux?

Vous pouvez en attendant continuer à visiter mon site (qui va bientôt se transformer) et même à y passer des achats que je vous expédierai dès la réouverture des hostilités environnementales. 

Mais surtout continuez à lire et à écrire. C'est mon voeu le plus cher.

Jacques André

1

Ouvrage_437

Jacqueline BANTON

je suis... Gérard Philipe

Juste le temps d'un soupir

100 pages

10 €

ISBN : 978-2-7570-0431-9

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Ouvrage_438

collectif

Le courage des vivants

94 pages

15 €

ISBN : 978-2-7570-0439-5

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Ouvrage_439

Michel DUNAND

mes orients

À l’Est le nouveau

86 pages

13 €

ISBN : 978-2-7570-0437-1

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